Lettres: La malbouffe à l'hôpital
Lettre au ministre Philippe Couillard
Tout le monde est contre la malbouffe. On parle même de la taxer. Même si je suis d'accord avec cette position, qui devrait inclure un étiquetage obligatoire pour les aliments contenant des OGM, je me demande si c'est vraiment par là qu'on devrait commencer. Le 15 août dernier, ma fille Simone est née à l'hôpital Sainte-Justine. Le service médical et de soutien était parfait. On aurait pu confondre notre infirmière avec une sage-femme parmi les plus sages... Sa mère, comme toutes les mères en général, a dû passer une douzaine d'heures sans manger avant d'avoir droit à un repas.
Une bonne partie de la famille se trouvait dans la chambre vers 17h. Le repas de la mère, qui avait accouché à 13h25, est arrivé sous une belle cloche de plastique brun. Nous nous sommes dit que ce devait être un plat de pâtes, un steak ou du poisson, sans savoir qu'une surprise nous attendait tous. Sous la cloche, il y avait, vous l'aviez sans doute deviné, un magnifique hamburger sec accompagné de belles frites graisseuses. Nous avons tous ri un peu bizarrement avant que chacun n'exprime à sa manière que ça n'avait pas de sacré bon sang.
M. Couillard, [...] faites en sorte que ce qui s'est produit pour la mère de Simone ne se reproduise plus. Merci de votre diligence à agir.
P.-S.: toute la famille a voulu croire à un cas d'exception jusqu'au lendemain, où ma conjointe a reçu de magnifiques doigts de poulet bien graisseux en guise de repas. Le roi est mort! Vive le roi... de la patate!
Tout le monde est contre la malbouffe. On parle même de la taxer. Même si je suis d'accord avec cette position, qui devrait inclure un étiquetage obligatoire pour les aliments contenant des OGM, je me demande si c'est vraiment par là qu'on devrait commencer. Le 15 août dernier, ma fille Simone est née à l'hôpital Sainte-Justine. Le service médical et de soutien était parfait. On aurait pu confondre notre infirmière avec une sage-femme parmi les plus sages... Sa mère, comme toutes les mères en général, a dû passer une douzaine d'heures sans manger avant d'avoir droit à un repas.
Une bonne partie de la famille se trouvait dans la chambre vers 17h. Le repas de la mère, qui avait accouché à 13h25, est arrivé sous une belle cloche de plastique brun. Nous nous sommes dit que ce devait être un plat de pâtes, un steak ou du poisson, sans savoir qu'une surprise nous attendait tous. Sous la cloche, il y avait, vous l'aviez sans doute deviné, un magnifique hamburger sec accompagné de belles frites graisseuses. Nous avons tous ri un peu bizarrement avant que chacun n'exprime à sa manière que ça n'avait pas de sacré bon sang.
M. Couillard, [...] faites en sorte que ce qui s'est produit pour la mère de Simone ne se reproduise plus. Merci de votre diligence à agir.
P.-S.: toute la famille a voulu croire à un cas d'exception jusqu'au lendemain, où ma conjointe a reçu de magnifiques doigts de poulet bien graisseux en guise de repas. Le roi est mort! Vive le roi... de la patate!
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