De l'espoir!
La démocratisation de l'instruction et de l'éducation n'est pas la démocratisation du savoir. Tout ce que nous avons lu et entendu à la suite du décès de Jean-Paul Desbiens ne sont que de longues plaintes contre la faillite de notre système d'éducation.
Force nous est de constater qu'on ne forme pas un lettré, quelqu'un qui sait lire et écrire avec un certain niveau de culture, après cinq années d'études secondaires, deux ou trois années de cégep. L'étude de la langue prend du temps, mais nous sommes plus occupés à courir pour respecter des horaires qu'à apprendre. Tout ce qui importe, c'est de terminer rapidement sa tâche et surtout sans effort. Pourtant, l'apprentissage d'une langue est l'affaire de toute une vie. Rien n'est jamais terminé, alors pourquoi nous dépêchons-nous tant?
Peut-être que nos élites universitaires, si promptes sur les plaintes et les critiques, n'ont aucune envie d'apporter des solutions? Vive la médiocrité tout autour de soi lorsqu'on a eu la chance et le privilège d'apprendre facilement! Parce que ceux qui ont appris facilement se doivent de redonner, trouver des solutions, améliorer les systèmes en place. [...]
Que fait-on des gens laissés pour compte par notre système d'éducation? Nous leur donnons un diplôme à rabais dans l'inflation des papiers sans valeur? Nous les envoyons déboucher les tuyaux, livrer le précieux pétrole, dans une espèce de mépris à peine voilé? Nous en faisons des techniciens compétents mais incultes. Nous les écrasons avec nos complexes de supériorité. Nous faisons semblant de les payer, alors qu'ils font semblant de travailler.
Peut-être que nous préférons une société plus pauvre entre les deux oreilles que dans le porte-monnaie? À la richesse intérieure nous préférons cette pâte infecte du vide?
Donnons du beau, répandons la culture, intéressons les gens, ne les prenons pas pour des débiles ou des imbéciles et nous en sortirons tous grandis.
Si nous parlons «joual» (ce que je peux détester cette expression), c'est sans doute parce que nous pensons ainsi. Notre état de médiocrité serait plus un état mental qu'un refus de l'éducation.
À faire
Donnons-nous du temps à l'école!
Revalorisons la vocation de professeur, car c'est plus une vocation qu'un métier.
Diminuons le nombre d'élèves par classe, nous en avons les moyens.
S'il faut choisir sévèrement les professeurs, faisons-le.
Ne craignons pas nos échecs car ils sont les reflets profonds de nos manques. Sans échecs, nous ne pouvons nous corriger.
Et surtout ne reculons pas devant notre devoir de parent!
Je désire entendre autre chose que nos plaintes inutiles, nos constats d'échec, nos ritournelles d'incompétence. N'attendons pas que quelqu'un se lève, mieux, levons-nous. Il semblerait que la démocratisation de l'enseignement et de l'éducation ne nous ont pas amenés au savoir, alors transformons notre monde. Notre situation sera toujours précaire sur ce continent et même si la glace est mince, que cela ne nous empêche pas d'avancer.
Je ne m'en cache pas, je fais des fautes mais je me soigne. J'ai été malheureux à l'école, apprendre à écrire et à lire n'aura pas été une mince tâche pour moi. Et si on faisait de cette fameuse école un endroit de bonheur tout simple? Parce que la rigueur n'exclut pas le bonheur! Peut-être que...
Force nous est de constater qu'on ne forme pas un lettré, quelqu'un qui sait lire et écrire avec un certain niveau de culture, après cinq années d'études secondaires, deux ou trois années de cégep. L'étude de la langue prend du temps, mais nous sommes plus occupés à courir pour respecter des horaires qu'à apprendre. Tout ce qui importe, c'est de terminer rapidement sa tâche et surtout sans effort. Pourtant, l'apprentissage d'une langue est l'affaire de toute une vie. Rien n'est jamais terminé, alors pourquoi nous dépêchons-nous tant?
Peut-être que nos élites universitaires, si promptes sur les plaintes et les critiques, n'ont aucune envie d'apporter des solutions? Vive la médiocrité tout autour de soi lorsqu'on a eu la chance et le privilège d'apprendre facilement! Parce que ceux qui ont appris facilement se doivent de redonner, trouver des solutions, améliorer les systèmes en place. [...]
Que fait-on des gens laissés pour compte par notre système d'éducation? Nous leur donnons un diplôme à rabais dans l'inflation des papiers sans valeur? Nous les envoyons déboucher les tuyaux, livrer le précieux pétrole, dans une espèce de mépris à peine voilé? Nous en faisons des techniciens compétents mais incultes. Nous les écrasons avec nos complexes de supériorité. Nous faisons semblant de les payer, alors qu'ils font semblant de travailler.
Peut-être que nous préférons une société plus pauvre entre les deux oreilles que dans le porte-monnaie? À la richesse intérieure nous préférons cette pâte infecte du vide?
Donnons du beau, répandons la culture, intéressons les gens, ne les prenons pas pour des débiles ou des imbéciles et nous en sortirons tous grandis.
Si nous parlons «joual» (ce que je peux détester cette expression), c'est sans doute parce que nous pensons ainsi. Notre état de médiocrité serait plus un état mental qu'un refus de l'éducation.
À faire
Donnons-nous du temps à l'école!
Revalorisons la vocation de professeur, car c'est plus une vocation qu'un métier.
Diminuons le nombre d'élèves par classe, nous en avons les moyens.
S'il faut choisir sévèrement les professeurs, faisons-le.
Ne craignons pas nos échecs car ils sont les reflets profonds de nos manques. Sans échecs, nous ne pouvons nous corriger.
Et surtout ne reculons pas devant notre devoir de parent!
Je désire entendre autre chose que nos plaintes inutiles, nos constats d'échec, nos ritournelles d'incompétence. N'attendons pas que quelqu'un se lève, mieux, levons-nous. Il semblerait que la démocratisation de l'enseignement et de l'éducation ne nous ont pas amenés au savoir, alors transformons notre monde. Notre situation sera toujours précaire sur ce continent et même si la glace est mince, que cela ne nous empêche pas d'avancer.
Je ne m'en cache pas, je fais des fautes mais je me soigne. J'ai été malheureux à l'école, apprendre à écrire et à lire n'aura pas été une mince tâche pour moi. Et si on faisait de cette fameuse école un endroit de bonheur tout simple? Parce que la rigueur n'exclut pas le bonheur! Peut-être que...
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