Lettres: Rater sa sortie
C'est alors que je m'apprêtais à vous suggérer un parallèle entre la sortie de Zinédine Zidane et celle de Jacques Parizeau lors de cet autre «grand soir de la résignation» que j'ai été victime d'un très beau tacle de Jean Dion dans sa colonne du 11 juillet intitulée «L'argent et le vote ethnique»!
Reprenons le ballon. On peut constater chez nos amis supporteurs de foot un désarroi mêlé de compassion devant le geste de Zidane: concocter une justification incontestable, prendre ses distances tout en insistant sur la longue et grande carrière du sportif, chercher à être consolé(!), etc.
L'automne dernier, j'ai vécu ce genre de malaise alors que le documentaire Point de rupture présenté à Radio-Canada insistait sur le discours à la fois consternant et maladroit de M. Parizeau du 30 octobre 1995. Parizeau, un des bâtisseurs de la Révolution tranquille, Parizeau le catalyseur de la souveraineté du Québec mais aussi Parizeau le fin pédagogue.
Comme plusieurs, j'avais endossé les thèses de M. Parizeau au point de me sentir coupable — et que l'on me fasse sentir coupable — par procuration de ce discours exclusif! Je me suis rappelé ce malaise en voyant cette réaction à la sortie de Zidane.
Dans nos sociétés hyper-médiatisées et peu nuancées, boucler son parcours par un point d'orgue aussi percutant est sans doute irrécupérable. On décortique, on braque la loupe sur la tache en omettant de dire pourquoi cette tache est si visible. Dans le cas de M. Parizeau comme dans celui de M. Zidane, il y a lieu de mettre en perspective à défaut d'excuser!
Reprenons le ballon. On peut constater chez nos amis supporteurs de foot un désarroi mêlé de compassion devant le geste de Zidane: concocter une justification incontestable, prendre ses distances tout en insistant sur la longue et grande carrière du sportif, chercher à être consolé(!), etc.
L'automne dernier, j'ai vécu ce genre de malaise alors que le documentaire Point de rupture présenté à Radio-Canada insistait sur le discours à la fois consternant et maladroit de M. Parizeau du 30 octobre 1995. Parizeau, un des bâtisseurs de la Révolution tranquille, Parizeau le catalyseur de la souveraineté du Québec mais aussi Parizeau le fin pédagogue.
Comme plusieurs, j'avais endossé les thèses de M. Parizeau au point de me sentir coupable — et que l'on me fasse sentir coupable — par procuration de ce discours exclusif! Je me suis rappelé ce malaise en voyant cette réaction à la sortie de Zidane.
Dans nos sociétés hyper-médiatisées et peu nuancées, boucler son parcours par un point d'orgue aussi percutant est sans doute irrécupérable. On décortique, on braque la loupe sur la tache en omettant de dire pourquoi cette tache est si visible. Dans le cas de M. Parizeau comme dans celui de M. Zidane, il y a lieu de mettre en perspective à défaut d'excuser!
Haut de la page

