Libre opinion: Condition féminine: une réelle volonté d'agir
Lettre des députées du PLQ à Michèle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec
Carole Théberge - Ministre de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine
19 juin 2006
Mes collègues députées du caucus du Parti libéral du Québec se joignent à moi pour vous exprimer toute notre surprise quant à votre sortie publique du 16 juin dernier où vous prétendez au silence du gouvernement à l'égard des revendications des groupes de femmes et où vous faites la demande d'une rencontre avec le premier ministre.
Il y a à peine un mois, le 17 mai dernier, j'ai eu l'occasion en compagnie de mon collègue, Yvon Marcoux, ministre de la Justice, de réitérer notre engagement envers la condition de vie des femmes du Québec. Vous avez eu l'occasion à cette rencontre de sensibiliser le ministre de la Justice du Québec à l'importance d'intensifier la lutte contre la violence faite aux femmes.
Depuis 2005, je vous ai d'ailleurs rencontrée à plusieurs occasions, et je sais que le personnel de mon cabinet est aussi en fréquents contacts avec vous de même que Diane Matte, coordonnatrice du secrétariat international de la Marche mondiale des femmes.
Il est un peu ironique que vous prétendiez à l'absence d'interventions de notre gouvernement le lendemain où celui-ci signe une entente sur l'équité salariale qui touche 50 000 personnes de la fonction publique dont une très grande majorité sont des femmes.
Depuis 2003, des gestes importants et parfois sans précédents ont été faits par notre gouvernement en matière de condition féminine. Vous me permettrez de citer certains de ces gestes puisqu'ils ont un impact direct sur l'amélioration de la condition de vie des femmes:
- Pour la première fois, le Conseil des ministres compte 38 % de femmes ;
- En janvier, est entré en vigueur le nouveau congé parental le plus généreux au Canada;
- Il y a aujourd'hui 200 000 places subventionnées dans les services de garde, comme promis par notre gouvernement;
- Investissement de trois millions de dollars de plus pour les haltes-garderies communautaires;
- Le salaire minimum est dorénavant révisé annuellement. Cette mesure touche 118 000 salariés qui sont en majorité des femmes;
- Notre gouvernement a mis en place un important programme de Soutien aux enfants (850 000 familles) qui a eu un impact majeur sur le revenu des familles, notamment celui des familles monoparentales. Par exemple, une femme, chef de famille monoparentale de deux enfants, ayant un revenu de 27 000 $ reçoit 3790 $ par année grâce au soutien aux enfants;
- Prime au travail, qui est un appui à la participation des femmes au marché du travail et contribue à l'augmentation de leur revenu;
- Campagne de sensibilisation à la violence conjugale ayant pour thème Non-violence conjugale;
- Mise sur pied d'un comité de travail interministériel sur le trafic des femmes migrantes;
- Depuis 2003, le gouvernement a déjà investi et investira, jusqu'en 2009, 90 millions de dollars pour contrer la violence faite aux femmes;
- Lancement d'un important plan d'action gouvernemental en matière de violence conjugale qui comprend 72 engagements;
- 20 millions de dollars ont été octroyés aux maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale, pour un total de 50 M$ sur une base annuelle;
- 4,5 millions de dollars ont été octroyés aux centres de femmes portant leur financement à 15,6 millions de dollars;
- La modification du Code civil du Québec permettant la résiliation du bail résidentiel pour motifs de violence conjugale ou d'agression à caractère sexuel;
- Élargissement de l'exemption de la première tranche de 100 $ de revenu de pension alimentaire à toutes les familles prestataires de l'assistance emploi ayant un enfant à charge;
- Groupe de travail portant sur la protection sociale des personnes salariées d'agence de placement de personnel;
- Première consultation générale de l'histoire du Québec sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes;
- À l'occasion du discours inaugural, le 14 mars 2006, le premier ministre a annoncé le dépôt cette année de la nouvelle politique gouvernementale sur la condition féminine.
- D'ici cinq ans, les conseils d'administration des sociétés d'État devront être constitués à parts égales d'hommes et de femmes.
En terminant, je dois souligner que, le 15 juin dernier, l'Assemblée nationale a adopté la loi constituant le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine qui, pour la première fois de l'histoire du Québec, consacre la mission de la condition féminine dans une loi. C'est la première fois également que l'objectif de la promotion du droit des femmes est inscrit dans une loi. Et c'est la première fois que l'objectif de l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes est indiqué dans une loi.
Dorénavant, grâce à l'adoption de cette loi, c'est seulement l'Assemblée nationale qui pourra modifier ou abolir le rôle et la responsabilité du gouvernement en matière de condition féminine. C'est une grande victoire pour la condition féminine.
Aucun gouvernement avant nous n'a eu la volonté d'effectuer ces gestes.
Notre gouvernement a la ferme volonté de poursuivre son travail en condition féminine comme dans tous les autres domaines avec une vision à long terme.
Line Beauchamp
Julie Boulet
Nancy Charest
Lucie Charlebois
Michelle Courchesne
Margaret F. Delisle
Monique Gagnon-Tremblay
Francine Gaudet
Françoise Gauthier
France Hamel
Fatima Houda-Pepin
Yolande James
Monique Jérôme-Forget
Michèle Lamquin-Éthier
Diane Leblanc
Charlotte L'Écuyer
Diane Legault
Nicole Loiselle
Nathalie Normandeau
Sarah Perreault
Lise Thériault
Dominique Vien
Il y a à peine un mois, le 17 mai dernier, j'ai eu l'occasion en compagnie de mon collègue, Yvon Marcoux, ministre de la Justice, de réitérer notre engagement envers la condition de vie des femmes du Québec. Vous avez eu l'occasion à cette rencontre de sensibiliser le ministre de la Justice du Québec à l'importance d'intensifier la lutte contre la violence faite aux femmes.
Depuis 2005, je vous ai d'ailleurs rencontrée à plusieurs occasions, et je sais que le personnel de mon cabinet est aussi en fréquents contacts avec vous de même que Diane Matte, coordonnatrice du secrétariat international de la Marche mondiale des femmes.
Il est un peu ironique que vous prétendiez à l'absence d'interventions de notre gouvernement le lendemain où celui-ci signe une entente sur l'équité salariale qui touche 50 000 personnes de la fonction publique dont une très grande majorité sont des femmes.
Depuis 2003, des gestes importants et parfois sans précédents ont été faits par notre gouvernement en matière de condition féminine. Vous me permettrez de citer certains de ces gestes puisqu'ils ont un impact direct sur l'amélioration de la condition de vie des femmes:
- Pour la première fois, le Conseil des ministres compte 38 % de femmes ;
- En janvier, est entré en vigueur le nouveau congé parental le plus généreux au Canada;
- Il y a aujourd'hui 200 000 places subventionnées dans les services de garde, comme promis par notre gouvernement;
- Investissement de trois millions de dollars de plus pour les haltes-garderies communautaires;
- Le salaire minimum est dorénavant révisé annuellement. Cette mesure touche 118 000 salariés qui sont en majorité des femmes;
- Notre gouvernement a mis en place un important programme de Soutien aux enfants (850 000 familles) qui a eu un impact majeur sur le revenu des familles, notamment celui des familles monoparentales. Par exemple, une femme, chef de famille monoparentale de deux enfants, ayant un revenu de 27 000 $ reçoit 3790 $ par année grâce au soutien aux enfants;
- Prime au travail, qui est un appui à la participation des femmes au marché du travail et contribue à l'augmentation de leur revenu;
- Campagne de sensibilisation à la violence conjugale ayant pour thème Non-violence conjugale;
- Mise sur pied d'un comité de travail interministériel sur le trafic des femmes migrantes;
- Depuis 2003, le gouvernement a déjà investi et investira, jusqu'en 2009, 90 millions de dollars pour contrer la violence faite aux femmes;
- Lancement d'un important plan d'action gouvernemental en matière de violence conjugale qui comprend 72 engagements;
- 20 millions de dollars ont été octroyés aux maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale, pour un total de 50 M$ sur une base annuelle;
- 4,5 millions de dollars ont été octroyés aux centres de femmes portant leur financement à 15,6 millions de dollars;
- La modification du Code civil du Québec permettant la résiliation du bail résidentiel pour motifs de violence conjugale ou d'agression à caractère sexuel;
- Élargissement de l'exemption de la première tranche de 100 $ de revenu de pension alimentaire à toutes les familles prestataires de l'assistance emploi ayant un enfant à charge;
- Groupe de travail portant sur la protection sociale des personnes salariées d'agence de placement de personnel;
- Première consultation générale de l'histoire du Québec sur la question de l'égalité entre les femmes et les hommes;
- À l'occasion du discours inaugural, le 14 mars 2006, le premier ministre a annoncé le dépôt cette année de la nouvelle politique gouvernementale sur la condition féminine.
- D'ici cinq ans, les conseils d'administration des sociétés d'État devront être constitués à parts égales d'hommes et de femmes.
En terminant, je dois souligner que, le 15 juin dernier, l'Assemblée nationale a adopté la loi constituant le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine qui, pour la première fois de l'histoire du Québec, consacre la mission de la condition féminine dans une loi. C'est la première fois également que l'objectif de la promotion du droit des femmes est inscrit dans une loi. Et c'est la première fois que l'objectif de l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes est indiqué dans une loi.
Dorénavant, grâce à l'adoption de cette loi, c'est seulement l'Assemblée nationale qui pourra modifier ou abolir le rôle et la responsabilité du gouvernement en matière de condition féminine. C'est une grande victoire pour la condition féminine.
Aucun gouvernement avant nous n'a eu la volonté d'effectuer ces gestes.
Notre gouvernement a la ferme volonté de poursuivre son travail en condition féminine comme dans tous les autres domaines avec une vision à long terme.
Line Beauchamp
Julie Boulet
Nancy Charest
Lucie Charlebois
Michelle Courchesne
Margaret F. Delisle
Monique Gagnon-Tremblay
Francine Gaudet
Françoise Gauthier
France Hamel
Fatima Houda-Pepin
Yolande James
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