Les camionnettes blanches sur la liste noire
- Le tireur aurait fait une huitième victime; - La police bloque toutes les autoroutes
12 octobre 2002
Photo : Agence Reuters
Les policiers ont constaté que le tueur commençait à faire des erreurs. Il aurait notamment laissé tomber un ticket de parking, susceptible d’aider les enquêteurs à l’identifier, notamment grâce aux empreintes.
La série de meurtres gratuits se poursuit dans la région de Washington. Hier, un homme a été tué par balle alors qu'il faisait le plein d'essence à 80 kilomètres au sud de la capitale fédérale, un drame qui présente des similitudes avec les sept meurtres attribués à un tireur embusqué dans la région depuis le 2 octobre. Tout laisse croire que ce nouveau crime est l'oeuvre du même tueur, mais hier soir, les policiers disaient ne pas en avoir la certitude.
Le drame est survenu à 9h40 hier matin dans une station-service de Fredericksburg, en Virginie, et le décès de la victime a été confirmé en après-midi, mais le chef de la police du comté de Montgomery, Charles Moose, qui coordonne l'enquête, n'a pas été en mesure de dire s'il s'agit bel et bien du même tueur qui terrorise la région depuis une semaine. C'est lors d'une conférence de presse prévue ce matin qu'on devrait savoir si un lien avec l'auteur de sept meurtres peut être établi, a-t-il ajouté.
La victime est un homme de race noire. Le shérif de la police locale, Ronald Knight, a indiqué qu'un policier se trouvait à quelques dizaines de mètres de la station-service en raison d'un accident de la circulation. «Le policier a entendu un seul coup de feu», a-t-il précisé, ajoutant que le décès a été constaté à l'hôpital.
Une camionnette blanche de type Chevy Astro Van avec deux hommes à l'intérieur a été vue quittant les lieux avec précipitation peu après le tir. Les policiers ont immédiatement mis en place des barrages volants, notamment sur l'autoroute voisine 95, et procédé à des vérifications d'identité. Les témoins qui ont aperçu le véhicule ont par la suite été interrogés par les enquêteurs. «Nous vérifions tous les véhicules qui correspondent à ce signalement et nous avons une description des personnes qui se trouvaient à l'intérieur de la camionnette», a poursuivi le shérif.
Les policiers ont ratissé le secteur du tir avec des dizaines de chiens à la recherche d'un indice que le tueur aurait pu laissé sur place, volontairement ou par négligence. «Nous n'avons personne en état d'arrestation pour l'instant», a dit le shérif. Un nouvel appel à témoins a aussi été lancé par la police, ce qui semble révélateur de l'absence de piste sérieuse.
Les écoles de la région ont été appelées à maintenir leur vigilance, déjà élevée ces derniers jours, et à interdire aux élèves de sortir sans être accompagnés.
La police a par ailleurs indiqué qu'un «profil géographique» du parcours suivi par le tueur depuis le 2 octobre allait être rendu public afin de tenter de déterminer une logique dans ses déplacements et éventuellement prévoir le prochain lieu d'un crime. La récompense pour la capture du tueur, alimentée par des dons de particuliers, dépasse maintenant les 330 000 $.
Les enquêteurs ont déjà reçu quelque 8000 appels téléphoniques, parmi lesquels des indications sur l'existence de jeux vidéo proclamant «Je suis Dieu», faisant peut-être écho à la carte de tarot portant l'inscription «Cher policier, je suis Dieu», retrouvée lundi à proximité d'une école où un collégien de 13 ans avait été grièvement blessé par le tireur.
Les policiers ont constaté que le tueur commençait à faire des erreurs. Il aurait notamment laissé tomber un ticket de parking, susceptible d'aider les enquêteurs à l'identifier, notamment grâce aux empreintes.
Les enquêteurs ont en outre observé que l'inconnu prenait un surcroît de précautions en se postant à proximité d'une bretelle d'autoroute ou du beltway, la ceinture autoroutière qui entoure la capitale fédérale.
Il y a une semaine, une femme de 43 ans avait déjà été blessée d'une balle dans le dos à Fredericksburg alors qu'elle chargeait ses emplettes dans sa voiture garée dans le stationnement d'un supermarché. Cette agression avait ensuite été liée au tireur embusqué qui terrorise la région. Trois des victimes ont d'ailleurs été tuées dans des stations-service.
De nouveau, un morceau de vie réelle, aux États-Unis, ressemble à l'un de ces films d'angoisse dont Hollywood s'est fait une spécialité. L'étendue du territoire parcouru par le tueur et le fait qu'il agit à proximité de la capitale fédérale, enclavée entre le Maryland et la Virginie, a pour conséquence que neuf services de police différents travaillent sur l'affaire. Deux cents enquêteurs sont mobilisés, mais il a fallu attendre mercredi pour que soit mis en place un dispositif de centralisation des renseignements fournis par le public.
Contre le voeu de certains élus, l'enquête n'est pas dirigée par le FBI, la police judiciaire fédérale, mais par le chef de la police du comté de Montgomery, Charles Moose, qui a du mal à s'imposer. La carte de tarot, dont il n'aurait eu lui-même connaissance que 24 heures après sa découverte, a provoqué une polémique. M. Moose a reproché aux médias d'en avoir fait état et accusé ses confrères du comté voisin d'être à l'origine de la fuite. Selon des sources policières, le tireur, sur la même carte, aurait demandé le secret, ce qui indiquait peut-être qu'il voulait établir un dialogue avec les enquêteurs.
Les profileurs, qui tentent de définir le champ des recherches, sont perplexes. Ils estiment qu'il ne s'agit pas d'un tueur en série, ses victimes n'ayant aucun point commun et ses crimes étant rapprochés dans le temps, ni d'un individu cédant à une rage meurtrière, ceux-ci ayant tendance à changer de région d'un crime à l'autre. Compte tenu du fait qu'il s'agit vraisemblablement d'un homme, ils n'excluent pas qu'il ait un acolyte, qui lui servirait de chauffeur.
Les policiers recherchent une camionnette blanche, remarquée par des témoins près de l'école de Bowie et sur les lieux du crime, hier à Fredericksburg. Les balles utilisées par le tueur et la précision de ses coups ont fait penser, un moment, à un ex-militaire ou à un tireur d'élite toujours en service.
Le drame est survenu à 9h40 hier matin dans une station-service de Fredericksburg, en Virginie, et le décès de la victime a été confirmé en après-midi, mais le chef de la police du comté de Montgomery, Charles Moose, qui coordonne l'enquête, n'a pas été en mesure de dire s'il s'agit bel et bien du même tueur qui terrorise la région depuis une semaine. C'est lors d'une conférence de presse prévue ce matin qu'on devrait savoir si un lien avec l'auteur de sept meurtres peut être établi, a-t-il ajouté.
La victime est un homme de race noire. Le shérif de la police locale, Ronald Knight, a indiqué qu'un policier se trouvait à quelques dizaines de mètres de la station-service en raison d'un accident de la circulation. «Le policier a entendu un seul coup de feu», a-t-il précisé, ajoutant que le décès a été constaté à l'hôpital.
Une camionnette blanche de type Chevy Astro Van avec deux hommes à l'intérieur a été vue quittant les lieux avec précipitation peu après le tir. Les policiers ont immédiatement mis en place des barrages volants, notamment sur l'autoroute voisine 95, et procédé à des vérifications d'identité. Les témoins qui ont aperçu le véhicule ont par la suite été interrogés par les enquêteurs. «Nous vérifions tous les véhicules qui correspondent à ce signalement et nous avons une description des personnes qui se trouvaient à l'intérieur de la camionnette», a poursuivi le shérif.
Les policiers ont ratissé le secteur du tir avec des dizaines de chiens à la recherche d'un indice que le tueur aurait pu laissé sur place, volontairement ou par négligence. «Nous n'avons personne en état d'arrestation pour l'instant», a dit le shérif. Un nouvel appel à témoins a aussi été lancé par la police, ce qui semble révélateur de l'absence de piste sérieuse.
Les écoles de la région ont été appelées à maintenir leur vigilance, déjà élevée ces derniers jours, et à interdire aux élèves de sortir sans être accompagnés.
La police a par ailleurs indiqué qu'un «profil géographique» du parcours suivi par le tueur depuis le 2 octobre allait être rendu public afin de tenter de déterminer une logique dans ses déplacements et éventuellement prévoir le prochain lieu d'un crime. La récompense pour la capture du tueur, alimentée par des dons de particuliers, dépasse maintenant les 330 000 $.
Les enquêteurs ont déjà reçu quelque 8000 appels téléphoniques, parmi lesquels des indications sur l'existence de jeux vidéo proclamant «Je suis Dieu», faisant peut-être écho à la carte de tarot portant l'inscription «Cher policier, je suis Dieu», retrouvée lundi à proximité d'une école où un collégien de 13 ans avait été grièvement blessé par le tireur.
Les policiers ont constaté que le tueur commençait à faire des erreurs. Il aurait notamment laissé tomber un ticket de parking, susceptible d'aider les enquêteurs à l'identifier, notamment grâce aux empreintes.
Les enquêteurs ont en outre observé que l'inconnu prenait un surcroît de précautions en se postant à proximité d'une bretelle d'autoroute ou du beltway, la ceinture autoroutière qui entoure la capitale fédérale.
Il y a une semaine, une femme de 43 ans avait déjà été blessée d'une balle dans le dos à Fredericksburg alors qu'elle chargeait ses emplettes dans sa voiture garée dans le stationnement d'un supermarché. Cette agression avait ensuite été liée au tireur embusqué qui terrorise la région. Trois des victimes ont d'ailleurs été tuées dans des stations-service.
De nouveau, un morceau de vie réelle, aux États-Unis, ressemble à l'un de ces films d'angoisse dont Hollywood s'est fait une spécialité. L'étendue du territoire parcouru par le tueur et le fait qu'il agit à proximité de la capitale fédérale, enclavée entre le Maryland et la Virginie, a pour conséquence que neuf services de police différents travaillent sur l'affaire. Deux cents enquêteurs sont mobilisés, mais il a fallu attendre mercredi pour que soit mis en place un dispositif de centralisation des renseignements fournis par le public.
Contre le voeu de certains élus, l'enquête n'est pas dirigée par le FBI, la police judiciaire fédérale, mais par le chef de la police du comté de Montgomery, Charles Moose, qui a du mal à s'imposer. La carte de tarot, dont il n'aurait eu lui-même connaissance que 24 heures après sa découverte, a provoqué une polémique. M. Moose a reproché aux médias d'en avoir fait état et accusé ses confrères du comté voisin d'être à l'origine de la fuite. Selon des sources policières, le tireur, sur la même carte, aurait demandé le secret, ce qui indiquait peut-être qu'il voulait établir un dialogue avec les enquêteurs.
Les profileurs, qui tentent de définir le champ des recherches, sont perplexes. Ils estiment qu'il ne s'agit pas d'un tueur en série, ses victimes n'ayant aucun point commun et ses crimes étant rapprochés dans le temps, ni d'un individu cédant à une rage meurtrière, ceux-ci ayant tendance à changer de région d'un crime à l'autre. Compte tenu du fait qu'il s'agit vraisemblablement d'un homme, ils n'excluent pas qu'il ait un acolyte, qui lui servirait de chauffeur.
Les policiers recherchent une camionnette blanche, remarquée par des témoins près de l'école de Bowie et sur les lieux du crime, hier à Fredericksburg. Les balles utilisées par le tueur et la précision de ses coups ont fait penser, un moment, à un ex-militaire ou à un tireur d'élite toujours en service.
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