Lettres: Boisclair ne fait pas le poids
David Grégoire - Étudiant en mathématiques et conseiller libéral, Montmorency, le 8 juin 2006
9 juin 2006
André Boisclair succéderait à de grands péquistes. En effet, après avoir pris la relève de Bernard Landry en novembre dernier, il a annoncé hier matin qu'il serait candidat dans Pointe-aux-Trembles, juste après Nicole Léger.
C'était une très dure tâche que de remplacer le chef du Parti québécois, mais ce sera certainement une grande tâche que de finalement siéger à l'Assemblée nationale.
Justement, André Boisclair semble très pressé d'être élu. «Ce que je demande à M. Charest, c'est de déclencher des élections partielles le plus tôt possible», a-t-il dit hier en conférence de presse. Ce qui est étonnant dans cette attitude, c'est son absence complète du monde politique depuis plusieurs mois. M. Boisclair a eu sa chance: il aurait pu se présenter aux élections dans Outremont ou dans Verchères en décembre 2005. Si, par contre, il désirait prendre un peu de temps pour se préparer, il aurait quand même pu se présenter à l'élection d'avril dernier dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. Soudainement, une semaine avant la fin de la session parlementaire, le temps presse pour le chef du PQ d'avoir un siège.
Ce qui aurait pu être une grande nouvelle compte tenu de l'impopularité grandissante de Jean Charest semble finalement être un pétard mouillé. Il y avait un grand intérêt: depuis trois jours, Radio-Canada parlait de cette annonce. Et maintenant, à une tribune du midi à TQS à propos du leadership de M. Boisclair, on apprend que 55 % des téléspectateurs croient qu'il ne pourrait pas battre Jean Charest et, par le fait même, qu'il serait impossible pour lui de mener le PQ à une victoire.
Celui qui a été élu chef du Parti québécois avec 54 % des voix contre 31 % ne fait dorénavant plus l'unanimité au sein même de ses membres. Son homosexualité change-t-elle quoi que ce soit à l'opinion publique? Peut-être. Toujours est-il que mon voisin est souverainiste et péquiste depuis longtemps, homosexuel et dans la quarantaine, et il promet de ne pas voter pour le PQ aux prochaines élections. Son but est en fait de voter contre André Boisclair.
Michel David écrivait hier matin dans Le Devoir que le PQ gagnerait à donner un autre mandat à Louise Harel comme chef de l'opposition. Qui pourrait alors diriger les péquistes vers une victoire? Croira-t-on M. Boisclair autant qu'on a fait confiance à Bernard Landry ou à Lucien Bouchard?
Jean Charest a beau prendre des décisions contraires à l'opinion publique, grâce à l'opposition, il sera en place pour au moins un autre mandat.
C'était une très dure tâche que de remplacer le chef du Parti québécois, mais ce sera certainement une grande tâche que de finalement siéger à l'Assemblée nationale.
Justement, André Boisclair semble très pressé d'être élu. «Ce que je demande à M. Charest, c'est de déclencher des élections partielles le plus tôt possible», a-t-il dit hier en conférence de presse. Ce qui est étonnant dans cette attitude, c'est son absence complète du monde politique depuis plusieurs mois. M. Boisclair a eu sa chance: il aurait pu se présenter aux élections dans Outremont ou dans Verchères en décembre 2005. Si, par contre, il désirait prendre un peu de temps pour se préparer, il aurait quand même pu se présenter à l'élection d'avril dernier dans Sainte-Marie-Saint-Jacques. Soudainement, une semaine avant la fin de la session parlementaire, le temps presse pour le chef du PQ d'avoir un siège.
Ce qui aurait pu être une grande nouvelle compte tenu de l'impopularité grandissante de Jean Charest semble finalement être un pétard mouillé. Il y avait un grand intérêt: depuis trois jours, Radio-Canada parlait de cette annonce. Et maintenant, à une tribune du midi à TQS à propos du leadership de M. Boisclair, on apprend que 55 % des téléspectateurs croient qu'il ne pourrait pas battre Jean Charest et, par le fait même, qu'il serait impossible pour lui de mener le PQ à une victoire.
Celui qui a été élu chef du Parti québécois avec 54 % des voix contre 31 % ne fait dorénavant plus l'unanimité au sein même de ses membres. Son homosexualité change-t-elle quoi que ce soit à l'opinion publique? Peut-être. Toujours est-il que mon voisin est souverainiste et péquiste depuis longtemps, homosexuel et dans la quarantaine, et il promet de ne pas voter pour le PQ aux prochaines élections. Son but est en fait de voter contre André Boisclair.
Michel David écrivait hier matin dans Le Devoir que le PQ gagnerait à donner un autre mandat à Louise Harel comme chef de l'opposition. Qui pourrait alors diriger les péquistes vers une victoire? Croira-t-on M. Boisclair autant qu'on a fait confiance à Bernard Landry ou à Lucien Bouchard?
Jean Charest a beau prendre des décisions contraires à l'opinion publique, grâce à l'opposition, il sera en place pour au moins un autre mandat.
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