Pour faire du Québec un gagnant - Une plus grande coopération vers l'action
Françoise Bertrand - Présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec
2 juin 2006
Contrairement à ce qu'avançait dans Le Devoir Yves Bellavance («Le pouvoir conservateur contre les mouvements citoyens», 31 mai 2006), loin de nous l'idée de vouloir entrer dans une logique d'affrontement avec les groupes communautaires.
En fait, ce que les gens d'affaires déplorent présentement, c'est que le Québec semble s'enliser dans une situation d'immobilisme, et ce, au moment même où tous les intervenants de la société québécoise — y compris bien sûr les gens d'affaires et les groupes communautaires — devraient plutôt se mobiliser afin de relever les défis que sont notamment la mondialisation, le fardeau de la dette publique et les changements démographiques.
Pourtant, au lieu de se serrer les coudes, il semble que le simple fait de parler de notre richesse hydroélectrique, de rappeler les exigences de la mondialisation, de prononcer le mot «productivité» et d'évoquer les véritables leviers de la compétitivité fasse littéralement partie du dictionnaire des tabous de certains groupes ou individus.
Ce refus d'aborder ouvertement les défis auxquels nous faisons face risque, selon nous, de saper l'esprit d'innovation des gens d'ici et de ralentir de façon évidente notre développement, en plus de contribuer à créer un climat d'intolérance envers la performance et le profit, voire l'entrepreneuriat. Nous ne pouvons pas accepter cette situation sans rien dire car le Québec que nous privilégions est dynamique, ambitieux et gagnant.
Modèle d'innovation
D'ailleurs, loin d'être une société figée, le Québec, depuis la Révolution tranquille, a créé un modèle d'innovation sociétale des plus enviables. Qui ne se souvient du percutant «Maîtres chez nous» lancé par le premier ministre Jean Lesage en 1960, inspirant les Québécois de toute une génération à prendre leur développement en main? Qui ne se souvient des heures de gloire du «Québec inc.» qui a su donner des ailes aux Bombardier, Cascades, Canam Manac, Jean-Coutu, Quebecor, SNC-Lavalin et Transcontinental, pour ne nommer que ceux-là?
Que ce soit dans la mise sur pied d'un système de santé efficace et universel, dans le développement d'un système d'éducation accessible au plus grand nombre grâce aux cégeps et à l'Université du Québec, dans la nationalisation de notre richesse hydroélectrique et dans la construction de grands barrages, le Québec a su entreprendre, construire et se démarquer!
Dans le développement des projets, ce que les gens d'affaires demandent n'est pas la renonciation des autres à leurs droits mais plutôt que les projets porteurs puissent faire l'objet d'un processus clair et transparent dans lequel les règles du jeu sont connues et qui aboutit à une conclusion nette, capable de justifier ainsi les investissements nécessaires à leur développement. C'est pourquoi, afin de faire avancer le Québec, nous croyons que tout doit être mis en oeuvre pour que chaque projet porteur puisse profiter de conditions sociales, économiques et politiques optimales à sa réalisation.
En conclusion, afin de permettre au Québec d'assurer sa compétitivité, nous croyons qu'il est devenu urgent que tous les intervenants de la société québécoise se mobilisent vers un plan d'action centré sur les résultats, la création d'emplois de qualité, l'innovation et l'investissement. Car nous, gens d'affaires, en sommes convaincus: c'est par une action concertée que nous relèverons avec détermination les nombreux défis auxquels nous faisons tous face et que nous ferons du Québec un Québec gagnant.
En fait, ce que les gens d'affaires déplorent présentement, c'est que le Québec semble s'enliser dans une situation d'immobilisme, et ce, au moment même où tous les intervenants de la société québécoise — y compris bien sûr les gens d'affaires et les groupes communautaires — devraient plutôt se mobiliser afin de relever les défis que sont notamment la mondialisation, le fardeau de la dette publique et les changements démographiques.
Pourtant, au lieu de se serrer les coudes, il semble que le simple fait de parler de notre richesse hydroélectrique, de rappeler les exigences de la mondialisation, de prononcer le mot «productivité» et d'évoquer les véritables leviers de la compétitivité fasse littéralement partie du dictionnaire des tabous de certains groupes ou individus.
Ce refus d'aborder ouvertement les défis auxquels nous faisons face risque, selon nous, de saper l'esprit d'innovation des gens d'ici et de ralentir de façon évidente notre développement, en plus de contribuer à créer un climat d'intolérance envers la performance et le profit, voire l'entrepreneuriat. Nous ne pouvons pas accepter cette situation sans rien dire car le Québec que nous privilégions est dynamique, ambitieux et gagnant.
Modèle d'innovation
D'ailleurs, loin d'être une société figée, le Québec, depuis la Révolution tranquille, a créé un modèle d'innovation sociétale des plus enviables. Qui ne se souvient du percutant «Maîtres chez nous» lancé par le premier ministre Jean Lesage en 1960, inspirant les Québécois de toute une génération à prendre leur développement en main? Qui ne se souvient des heures de gloire du «Québec inc.» qui a su donner des ailes aux Bombardier, Cascades, Canam Manac, Jean-Coutu, Quebecor, SNC-Lavalin et Transcontinental, pour ne nommer que ceux-là?
Que ce soit dans la mise sur pied d'un système de santé efficace et universel, dans le développement d'un système d'éducation accessible au plus grand nombre grâce aux cégeps et à l'Université du Québec, dans la nationalisation de notre richesse hydroélectrique et dans la construction de grands barrages, le Québec a su entreprendre, construire et se démarquer!
Dans le développement des projets, ce que les gens d'affaires demandent n'est pas la renonciation des autres à leurs droits mais plutôt que les projets porteurs puissent faire l'objet d'un processus clair et transparent dans lequel les règles du jeu sont connues et qui aboutit à une conclusion nette, capable de justifier ainsi les investissements nécessaires à leur développement. C'est pourquoi, afin de faire avancer le Québec, nous croyons que tout doit être mis en oeuvre pour que chaque projet porteur puisse profiter de conditions sociales, économiques et politiques optimales à sa réalisation.
En conclusion, afin de permettre au Québec d'assurer sa compétitivité, nous croyons qu'il est devenu urgent que tous les intervenants de la société québécoise se mobilisent vers un plan d'action centré sur les résultats, la création d'emplois de qualité, l'innovation et l'investissement. Car nous, gens d'affaires, en sommes convaincus: c'est par une action concertée que nous relèverons avec détermination les nombreux défis auxquels nous faisons tous face et que nous ferons du Québec un Québec gagnant.
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