Libre-opinion: Stressés, les cols bleus ?
Pierre Tremblay - Montréal
24 mai 2006
Selon une étude d'un savant professeur de l'Université du Québec à Montréal, les cols bleus de la Ville de Montréal seraient victimes de harcèlement au travail et crouleraient sous un stress insoutenable. Comment ce «chercheur» s'y est-il pris pour en arriver à cette conclusion surprenante? Il leur a simplement posé la question! Si un répondant parmi le faible échantillonnage rejoint répondait qu'il se pensait en effet victime de harcèlement, c'était comptabilisé de facto, sans que cela ait eu à être démontré.
Pire, il ne leur a pas demandé directement; c'est le syndicat des cols bleus qui a veillé à faire acheminer les questionnaires à ses membres et qui les a retournés au chercheur. Belle méthodologie!
Quand on connaît la culture du syndicat des cols bleus, qui utilise le grief comme mesure de représailles contre la Ville de Montréal à la moindre occasion, peut-on se surprendre du nombre élevé de prétendues victimes de harcèlement dans ses rangs? Si un contremaître demande à un col bleu où il était passé depuis trois heures, est-il en train de commettre du «harcèlement»? À entendre notre érudit chercheur, la réponse serait oui puisque le col bleu outragé par de pareilles investigations à propos de ses déplacements affirme que c'est comme ça qu'il les perçoit. C'est donc du harcèlement!
C'est le monde à l'envers: alors que ce sont les contremaîtres qui sont victimes de menaces quotidiennes et d'actes d'intimidation depuis des années, on voudrait maintenant les faire passer pour des tyrans devant des brebis sans défense. Et le pire, c'est de voir les médias gober pareille foutaise!
Conditions exceptionnelles
Les cols bleus de la Ville de Montréal ont «arraché» avec des méthodes de fiers à bras des conditions de travail exceptionnelles: taux horaire sans commune mesure avec le niveau de qualification requis, semaine de quatre jours de travail, six semaines de vacances annuelles après quelques années d'ancienneté, congés de toute sorte, régime d'assurance santé hyper complet, retraite vers les 50 ans après 30 ans de travail avec une très généreuse pension (75 % du revenu de la dernière année).
La rémunération totale (salaire plus avantages sociaux) d'un col bleu de la Ville de Montréal coûte au contribuable plus cher que ce que reçoit un col bleu à l'emploi du gouvernement du Québec qui occupe un emploi similaire (voir les études de l'Institut de la statistique du Québec).
Nous avons les cols bleus les mieux payés en Amérique du Nord, qui nous donnent en retour une productivité parmi les plus faibles (on n'a qu'à se rappeler la performance récente de trois cols bleus qui sont parvenus à boucher deux nids-de-poule en une journée de travail). Et on voudrait culpabiliser l'administration municipale en essayant de nous faire croire que ces employés nettement surpayés à la productivité anémique sont des victimes de harcèlement psychologique!
Les coûts exorbitants de la rémunération des employés municipaux sont un fardeau qui, depuis 30 ans, empêche la Ville de Montréal d'investir convenablement dans la modernisation de son réseau routier et dans celui de ses canalisations, dans le développement de ses parcs, de ses bibliothèques et de ses équipements sportifs.
Les révélations récentes sur la très faible productivité des cols bleus jumelées au constat de leur rémunération disproportionnée pointaient de plus en plus vers la nécessité pour la Ville de Montréal de recourir dorénavant à des sous-traitants pour la majorité de ses travaux publics. Par un pur hasard, l'étude bidon du professeur de l'UQAM tombe drôlement à point pour le syndicat des cols bleus et pour la préservation des privilèges de ses membres.
En tant que contribuables, nous devrions être scandalisés de voir que des fonds publics confiés à l'UQAM ont servi à payer un chercheur universitaire pour mener une «enquête» à la méthodologie boiteuse qui, en bout de course, ne servira qu'à soutenir la propagande du syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal.
Pire, il ne leur a pas demandé directement; c'est le syndicat des cols bleus qui a veillé à faire acheminer les questionnaires à ses membres et qui les a retournés au chercheur. Belle méthodologie!
Quand on connaît la culture du syndicat des cols bleus, qui utilise le grief comme mesure de représailles contre la Ville de Montréal à la moindre occasion, peut-on se surprendre du nombre élevé de prétendues victimes de harcèlement dans ses rangs? Si un contremaître demande à un col bleu où il était passé depuis trois heures, est-il en train de commettre du «harcèlement»? À entendre notre érudit chercheur, la réponse serait oui puisque le col bleu outragé par de pareilles investigations à propos de ses déplacements affirme que c'est comme ça qu'il les perçoit. C'est donc du harcèlement!
C'est le monde à l'envers: alors que ce sont les contremaîtres qui sont victimes de menaces quotidiennes et d'actes d'intimidation depuis des années, on voudrait maintenant les faire passer pour des tyrans devant des brebis sans défense. Et le pire, c'est de voir les médias gober pareille foutaise!
Conditions exceptionnelles
Les cols bleus de la Ville de Montréal ont «arraché» avec des méthodes de fiers à bras des conditions de travail exceptionnelles: taux horaire sans commune mesure avec le niveau de qualification requis, semaine de quatre jours de travail, six semaines de vacances annuelles après quelques années d'ancienneté, congés de toute sorte, régime d'assurance santé hyper complet, retraite vers les 50 ans après 30 ans de travail avec une très généreuse pension (75 % du revenu de la dernière année).
La rémunération totale (salaire plus avantages sociaux) d'un col bleu de la Ville de Montréal coûte au contribuable plus cher que ce que reçoit un col bleu à l'emploi du gouvernement du Québec qui occupe un emploi similaire (voir les études de l'Institut de la statistique du Québec).
Nous avons les cols bleus les mieux payés en Amérique du Nord, qui nous donnent en retour une productivité parmi les plus faibles (on n'a qu'à se rappeler la performance récente de trois cols bleus qui sont parvenus à boucher deux nids-de-poule en une journée de travail). Et on voudrait culpabiliser l'administration municipale en essayant de nous faire croire que ces employés nettement surpayés à la productivité anémique sont des victimes de harcèlement psychologique!
Les coûts exorbitants de la rémunération des employés municipaux sont un fardeau qui, depuis 30 ans, empêche la Ville de Montréal d'investir convenablement dans la modernisation de son réseau routier et dans celui de ses canalisations, dans le développement de ses parcs, de ses bibliothèques et de ses équipements sportifs.
Les révélations récentes sur la très faible productivité des cols bleus jumelées au constat de leur rémunération disproportionnée pointaient de plus en plus vers la nécessité pour la Ville de Montréal de recourir dorénavant à des sous-traitants pour la majorité de ses travaux publics. Par un pur hasard, l'étude bidon du professeur de l'UQAM tombe drôlement à point pour le syndicat des cols bleus et pour la préservation des privilèges de ses membres.
En tant que contribuables, nous devrions être scandalisés de voir que des fonds publics confiés à l'UQAM ont servi à payer un chercheur universitaire pour mener une «enquête» à la méthodologie boiteuse qui, en bout de course, ne servira qu'à soutenir la propagande du syndicat des cols bleus de la Ville de Montréal.
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