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Élections sur la souverainté - La vraie nature des choses

Mouvement pour une élection sur la souveraineté - Sasha-A. Gauthier, présidence; Sophie St-Gelais, vice-présidence; Félix Pinel, organisation; Marilyne Lacombe, secrétariat; Willie Gagnon, communication; Francis Pelletier, conseiller.  19 mai 2006 
Le Mouvement pour une élection sur la souveraineté (MES) se réjouit des discussions qui ont présentement cours au sujet de la méthode de réalisation de l'indépendance du Québec. Il s'agit là d'une superbe démonstration de la vitalité du Parti québécois. Par ailleurs, il est opportun de préciser un certain nombre de choses au sujet du MES.

Le 13 mars dernier, le MES a présenté une requête en accréditation au titre de club politique au Parti québécois. Cette demande sera étudiée aujourd'hui par le conseil exécutif national du PQ. Le MES est «un groupe de militants pour la souveraineté qui veulent mettre en évidence et promouvoir l'expression politique d'une perspective spécifique qu'ils jugent importante», conformément à l'article 223 des statuts officiels du Parti québécois.

Par ailleurs, conformément à l'article 229 des statuts officiels du parti, un groupe candidat au statut de club politique doit:

- adhérer à la déclaration de principes du Parti québécois;

- produire une déclaration exposant sa mission;

- regrouper un minimum de 200 membres du Parti québécois, dont au moins dix membres dans quatre régions différentes.

Or le MES respecte tous ces critères.

Gouverner et faire l'indépendance

Le MES est un mouvement de militants bénévoles qui regroupe près de 600 membres dont la moyenne d'âge est d'environ 30 ans. Ces militants sans salaire sont tous indépendantistes et convaincus de la légitimité profonde de la lutte pour la libération nationale du peuple du Québec. Ils ne comptent évidemment pas les heures qu'ils donnent à la réalisation de l'indépendance dans les faits. Tous se regroupent sur la base d'un ensemble d'idées précises et concrètes.

Le MES considère que les raisons de faire l'indépendance du Québec sont claires depuis longtemps et que la question de la méthode est la clef de la réalisation de l'indépendance du Québec. La réalisation de l'indépendance d'un pays exige qu'on gouverne. Il s'agit là d'une contingence rigide. Il ne saurait absolument pas être question d'indépendance sans l'exercice du pouvoir. Par conséquent, faire l'indépendance, c'est gouverner. Aussi, gouverner, c'est faire l'indépendance.

Le MES n'admet qu'un seul absolu: le peuple du Québec existe. Cet à-priori a des conséquences logiques très claires:

- l'Assemblée nationale du Québec est seule apte à représenter le peuple du Québec à l'exclusion de toute autre institution (gouvernance nationale);

- l'Assemblée nationale du Québec doit servir les intérêts du peuple du Québec et de ce peuple seulement. Des gestes de souveraineté sont par conséquent nécessaires dans toutes les sphères de compétence normalement dévolues à l'État;

- l'Assemblée nationale du Québec tire le mandat de gouverner de l'élection et de l'élection seulement (régime parlementaire britannique);

- l'Assemblée nationale du Québec doit être investie d'un projet social concret, programme politique proposé en campagne électorale et sanctionné par l'élection.

Le MES presse le Parti québécois de solliciter le mandat de réaliser l'indépendance du Québec lors de la prochaine campagne électorale. Sitôt élu, le gouvernement aura ainsi toute la légitimité nécessaire pour enclencher le processus qui mène à l'indépendance. Le référendum ne suffit pas. L'effectivité se construit dans les faits. Or, les faits, ça n'a jamais été rien d'autre que l'exercice du pouvoir.

«Si l'exercice du pouvoir pour les souverainistes ne conduit pas à l'exercice de la souveraineté du Québec, alors ce pouvoir est vain et illusoire.»

- Pierre Bourgault
 
 
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