dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 17h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres: Rien de bidonnant

Mathieu Valcke - Toxicologue, Montréal, le 2 mai 2006  5 mai 2006 
J'ai été passablement choqué par l'article «Économisez le vin, buvez de l'eau!» paru dans Le Devoir du samedi 29 avril dernier, article qui promulguait le nouveau snobisme «tendance» en matière de consommation, à savoir l'eau embouteillée. Car il s'agit bien de snobisme mal placé aux conséquences on ne peut plus négatives du point de vue environnemental en cette ère ou l'expression «développement durable» est sur toutes les lèvres. Je me serais attendu à trouver au moins une petite réflexion à l'attention des lecteurs, du genre: «Ça demeure de l'eau, pensez-y avant de payer plus cher que l'essence pour en avoir un litre!»

Mais non, rien, pas la moindre remarque sur ce que pourrait être une marque de consommation responsable. Sans oublier les faussetés retrouvées dans cet article, notamment sur les prétendues propriétés médicamenteuses ou digestibles de certaines eaux en raison de leur faible teneur en minéraux. Je me contenterai de rappeler que l'eau distillée en laboratoire est exempte de minéraux et est absolument infecte. Il existe au Québec un règlement sur la qualité de l'eau potable, et lorsque les normes qu'on y trouve sont respectées, il n'y a aucune raison de croire que les eaux embouteillées sont meilleures pour la santé que l'eau du robinet, «Saint-Laurent frappé 2006», ce qu'essayait de nous faire croire l'article en question.

Quand les bouteilles de plastique empliront les dépotoirs et qu'il ne restera plus d'eau à embouteiller car elle aura été pompée et vendue par ceux qui considèrent cela uniquement comme une marchandise, [...] à quoi nous serviront les «cartes d'eaux» des restaurants huppés du boulevard Saint-Laurent, je vous le demande? Finalement, ce sont les Bougon qui avaient raison de considérer comme étant ridicules les gens qui regardent l'eau embouteillée avec la même passion qu'une bonne bouteille de vin.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012