Lettres: Pour comprendre le présent
Luc-Olivier Trudel - Montréal, le 1er mai 2006
3 mai 2006
Je suis outré de voir que le saccage (ou la réforme) de l'éducation continue de plus belle sous la gouverne des libéraux. Permettez-moi de douter des résultats que notre très honorable ministre de l'Éducation escompte. Il veut faire de bons citoyens, parfait. Néanmoins, je ne ferais pas confiance à un type qui, grâce à son bon travail, fait en sorte que je traîne toujours une dette de 3500 $ de bourses d'études transformées en prêts. Bref, pour en revenir au propos de cette lettre, comment pensent-ils faire de bons citoyens en faisant fi des moments fondamentaux de notre histoire?
On essaie de nous faire croire qu'après un tel cours faisant l'éloge du «plus beau pays au monde», nos futurs citoyens seront plus critiques en regardant le téléjournal et comprendront mieux ce qui se passe dans l'actualité. En un mot: foutaises!
En épurant notre histoire de toute sa dimension politique, nous supprimons toute chance que ce futur citoyen comprenne la politique québécoise et fédérale ainsi que les motivations d'un peuple à accéder à son indépendance. Il ne faut pas enseigner la souveraineté dans nos écoles, je suis d'accord. Cependant, il faut encore moins faire l'éloge du colonialisme britannique. [...]
En omettant des événements clés tels la révolte des Patriotes, le rapport Durham, la conscription et le rapatriement de la Constitution, nous passons sous silence plus de 200 ans d'oppression. De plus, j'ai moi-même suivi le «bon vieux cours d'histoire» il y a huit ou neuf ans de cela. J'ai la certitude profonde que celui-ci a contribué à faire de moi un bon citoyen au courant des enjeux de notre société. Enfin, quiconque efface le passé efface le présent.
On essaie de nous faire croire qu'après un tel cours faisant l'éloge du «plus beau pays au monde», nos futurs citoyens seront plus critiques en regardant le téléjournal et comprendront mieux ce qui se passe dans l'actualité. En un mot: foutaises!
En épurant notre histoire de toute sa dimension politique, nous supprimons toute chance que ce futur citoyen comprenne la politique québécoise et fédérale ainsi que les motivations d'un peuple à accéder à son indépendance. Il ne faut pas enseigner la souveraineté dans nos écoles, je suis d'accord. Cependant, il faut encore moins faire l'éloge du colonialisme britannique. [...]
En omettant des événements clés tels la révolte des Patriotes, le rapport Durham, la conscription et le rapatriement de la Constitution, nous passons sous silence plus de 200 ans d'oppression. De plus, j'ai moi-même suivi le «bon vieux cours d'histoire» il y a huit ou neuf ans de cela. J'ai la certitude profonde que celui-ci a contribué à faire de moi un bon citoyen au courant des enjeux de notre société. Enfin, quiconque efface le passé efface le présent.
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