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Pas de chicanes!

Josée Boileau   28 avril 2006 
Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, a beau se faire des accroires, ce qui est en cause dans le nouveau programme d'histoire au secondaire, c'est une approche globale qui vise à désincarner l'histoire, à la raboter, à en tuer tout le récit. L'histoire ne se raconte plus, elle se conceptualise autour de la démocratie, de l'industrialisation, des modes de vie... Les moments de rupture n'ont tout simplement pas leur place dans cette approche, et encore moins les gagnants et les perdants.
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  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 28 avril 2006 09h21
    Et l'autre silence ?
    « Le nouveau programme d'histoire du secondaire passe sous silence de nombreux moments clés de l'histoire du Québec. Mais le silence de loin le plus grave est l'absence totale de l'importance capitale de l'Église dans les événements de la Conquête à nos jours, entre autres la façon dont elle s'y est pris pour forcer le gouvernement Lesage à créer un ministère de l'Éducation soumis à l'Église dans ses contenus d'enseignement.
    Non seulement ce programme est-il fédéralisant, comme par défaut, mais il fera que les jeunes de l'avenir ne comprendront jamais pourquoi les Québécois dits de souche ont une tendance viscérale à la soumission, au « petit pain », à l'adulation des autres cultures, voire à s'excuser d'exister. Le programme actuel évacue déjà en grande partie l'influence néfaste de l'Église sur la psyché québécoise. Le nouveau plante le dernier clou deu couvercle de la boîte de l'oubli. Qui a dit que l'Église n'avait plus l'influence ? Fournier aurait-il troquer sa laïcisation du système scolaire contre ce coup de balai de tout ce qui peut rappeler aux Québécois les causes de leur hésitation chronique à se donner un pays ? »

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