Vingt jours pour y penser
Guy Taillefer
8 octobre 2002
Il y a assez peu de risques que la présidence brésilienne échappe à Luiz Inacio Lula da Silva, ancien leader syndical, au second tour du 27 octobre prochain. Gratifié d'un peu plus de 46 % des voix au premier tour d'avant-hier, «Lula» a carrément doublé le score de son adversaire le plus proche, le candidat du pouvoir et des milieux d'affaires, José Serra. Hier déjà, le populo-évangiliste Anthony Garotinho, arrivé troisième avec près de 18 % des votes, se montrait disposé à verser ses appuis à l'actif du meneur, à condition que M. da Silva prenne ses distances par rapport à des alliés circonstanciels qui sont campés à droite. Ce qui pourra sans doute se ficeler assez aisément, vu le parfum proche du pouvoir; vu aussi le fait que les quatre principaux candidats ont tenu depuis le début de la campagne des positions de centre-gauche pour ainsi dire interchangeables.
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