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Lettres: Le Québec-Canada à l'UNESCO

26 avril 2006 
On parle beaucoup ces temps-ci d'une présence québécoise à l'UNESCO. Je voudrais citer l'exemple d'une petite OSBL qui jouit, depuis sa fondation en 1956, du statut B de l'UNESCO, laquelle a subventionné ses congrès biennaux jusqu'en 1998. Il s'agit de l'Association internationale des critiques de théâtre (AICT), qui regroupe quelque 2500 critiques répartis dans une cinquantaine de pays. Jusqu'en 1992, l'AICT n'acceptait comme membre qu'une seule section nationale par pays souverain. Cette année-là, au congrès de Varsovie, un précédent a été créé lorsqu'on m'a admis comme délégué de l'Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT), sans renier pour autant la Canadian Theatre Critics Association (CTCA), qui était déjà membre.

Comme on travaillait alors à une refonte des statuts de l'organisme international, on en a profité pour adopter un nouveau règlement selon lequel on peut désormais admettre plus d'un regroupement de critiques dans un même pays. Deux groupes forment maintenant de facto la section Canada-Québec au sein de l'AICT. Chacun dispose d'un demi-vote à l'assemblée générale alors qu'un délégué unique (tantôt de l'AQCT, tantôt

de la CTCA) représente les deux groupes. En cas de désaccord sur un vote, les deux demi-voix s'annulent et cela équivaut à une abstention.

Mais en travaillant ensemble, l'AQCT et la CTCA ont pu accueillir le congrès mondial de la critique de théâtre à Montréal en 2001 et envoient de plus en plus de participants aux rencontres internationales (stages pour jeunes critiques, colloques, festivals, etc.), ce qui contribue au rayonnement de notre théâtre. En octobre 2006, au congrès extraordinaire du 50e anniversaire, à Séoul, en plus des délégations québécoise et canadienne, c'est une équipe québécoise qui assurera l'interprétation simultanée dans les deux langues officielles de l'AICT, soit l'anglais et le français.






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