Lettre: Un argument qui fait rire
Ian Ericksen - Montréal, 30 septembre 2002
7 octobre 2002
Elles me font rire, les entreprises, à s'insurger contre l'accord de Kyoto sous prétexte que des milliers d'emplois seront perdus.
À ce que je sache, elles ne se sont jamais gênées pour faire des mises à pied, même quand ça tuait des villes ou des régions. Non, vraiment, il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles. La seule motivation des entreprises est le profit. C'est sa raison d'être, quitte à renvoyer du monde au chômage. Ce n'est pas nouveau.
Mais quelle ironie ce serait, dans bien des années, si, après la fonte des glaces et l'éventuelle hausse du niveau de la mer, quand des villes comme Halifax, Vancouver, (peut-être même Montréal, je n'ai pas vérifié) et très certainement New York, Los Angeles et toutes les grandes villes côtières de ce monde seront inondées, évacuées, mortes, quelle ironie ce serait, donc, si à ce moment quelqu'un demandait: «Comment? Personne ne l'avait vu venir?» Il se trouvera certainement un homme d'affaires pour répondre: «Oui, mais il fallait conserver les foutus emplois. Nous n'avons pu rien faire, malgré toute notre bonne volonté.»
À ce que je sache, elles ne se sont jamais gênées pour faire des mises à pied, même quand ça tuait des villes ou des régions. Non, vraiment, il ne faudrait pas nous prendre pour des imbéciles. La seule motivation des entreprises est le profit. C'est sa raison d'être, quitte à renvoyer du monde au chômage. Ce n'est pas nouveau.
Mais quelle ironie ce serait, dans bien des années, si, après la fonte des glaces et l'éventuelle hausse du niveau de la mer, quand des villes comme Halifax, Vancouver, (peut-être même Montréal, je n'ai pas vérifié) et très certainement New York, Los Angeles et toutes les grandes villes côtières de ce monde seront inondées, évacuées, mortes, quelle ironie ce serait, donc, si à ce moment quelqu'un demandait: «Comment? Personne ne l'avait vu venir?» Il se trouvera certainement un homme d'affaires pour répondre: «Oui, mais il fallait conserver les foutus emplois. Nous n'avons pu rien faire, malgré toute notre bonne volonté.»
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