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Lettres: Lettre au Dr Loranger

Jean-François Joly - Montréal, le 26 septembre 2002  4 octobre 2002 
C'est avec grand intérêt que j'ai lu votre lettre au ministre Legault, parue dans Le Devoir du 20 septembre. Il est inadmissible que l'on vous force à travailler dans une urgence à plus de 500 kilomètres de chez vous alors que vous faites plus que votre travail. Le dévouement avec lequel vous vous consacrez à votre profession est admirable, exemplaire, et vous avez raison d'avancer que les médecins du Québec ne sont pas responsables des déboires du système de santé.

Cependant, qui est le responsable, qui devons nous blâmer? Le ministre Legault? Je ne crois pas. Sa décision de garder ouvertes toutes les urgences du Québec est celle d'un vrai politicien, d'un homme qui sait voir à long terme, au risque de déplaire à certains, et qui décide, pour le mieux-être de tous, de mettre fin à une mauvaise gestion qui dure depuis déjà trop longtemps dans le domaine de la santé. Bref, M. Legault a agi comme peu de politiciens sauraient le faire. Comprenez-moi bien: si je déplore votre cas, j'applaudis toutefois à la décision de M. Legault, qui nous protège, moi et la population québécoise. Malheureusement pour vous, votre situation vous dépasse: elle ne peut être considérée comme un cas isolé car elle nous interpelle tous. Elle nous pose à tous cette question: voulons-nous des services médicaux à Montréal et prier pour que les gens des régions ne tombent pas malades, faute de services? Moi, j'ai décidé, et le ministre Legault aussi. Mais nous ne pouvons rien sans vous, M. Loranger. Nous ne pouvons rien sans vous, médecins du Québec. C'est à votre tour de faire honneur à votre profession et de nous montrer, à nous Québécois, que votre priorité est notre santé. Si tel est le cas, vous accepterez la loi de M. Legault, et vous ferez même mieux: vous mettrez vous-mêmes fin à cette impasse en proposant la mise en application de cette loi difficile mais qui assure à tous les Québécois les soins nécessaires pour que nous nous en sortions tous gagnants.

Cependant, qui est le responsable, qui devons nous blâmer? Le ministre Legault? Je ne crois pas. Sa décision de garder ouvertes toutes les urgences du Québec est celle d'un vrai politicien, d'un homme qui sait voir à long terme, au risque de déplaire à certains, et qui décide, pour le mieux-être de tous, de mettre fin à une mauvaise gestion qui dure depuis déjà trop longtemps dans le domaine de la santé. Bref, M. Legault a agi comme peu de politiciens sauraient le faire. Comprenez-moi bien: si je déplore votre cas, j'applaudis toutefois à la décision de M. Legault, qui nous protège, moi et la population québécoise. Malheureusement pour vous, votre situation vous dépasse: elle ne peut être considérée comme un cas isolé car elle nous interpelle tous. Elle nous pose à tous cette question: voulons-nous des services médicaux à Montréal et prier pour que les gens des régions ne tombent pas malades, faute de services? Moi, j'ai décidé, et le ministre Legault aussi. Mais nous ne pouvons rien sans vous, M. Loranger. Nous ne pouvons rien sans vous, médecins du Québec. C'est à votre tour de faire honneur à votre profession et de nous montrer, à nous Québécois, que votre priorité est notre santé. Si tel est le cas, vous accepterez la loi de M. Legault, et vous ferez même mieux: vous mettrez vous-mêmes fin à cette impasse en proposant la mise en application de cette loi difficile mais qui assure à tous les Québécois les soins nécessaires pour que nous nous en sortions tous gagnants.

Vous avez le choix: travailler pour la santé et le bien-être de tous ou refuser de coopérer, vous battre pour conserver votre confort. Dans ce dernier cas, les grèves se succéderont, les propos venimeux jailliront de toute part et les listes d'attente s'allongeront puisque vous ne vous vous battrez plus pour les besoins de la population mais pour vos propres besoins. Je compte sur vous, messieurs les médecins, et je compte sur vous, M. Legault, pour que de telles conscriptions ne se reproduisent plus.
 
 
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