vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h04
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres: Étonnement

Roch Bibeau - Sherbrooke, le 24 mars 2006  30 mars 2006 
L'édition du 23 mars du Devoir présentait à la une un article à contenu très éditorial de Louis-Gilles Francoeur sur la visite de Brigitte Bardot à Ottawa. Il est étonnant que Le Devoir ait confié à un chasseur sportif ouvertement déclaré (joli euphémisme pour nommer ceux qui traquent et tuent les animaux pour le plaisir) le soin de commenter cette information. On peut très bien comprendre ce qu'il pourrait advenir de la chasse sportive si on en venait un jour à condamner la chasse dite de nécessité, comme la chasse aux phoques.

Sans aucunement soutenir ici les prétentions de ceux qui s'opposent à la chasse aux phoques, il n'en demeure pas moins qu'il y aurait intérêt à recevoir leurs critiques avec plus d'ouverture et une meilleure distance critique que votre journal ne l'a fait. La première campagne menée contre la chasse aux phoques dans les années 80, combattue au Canada avec la même hargne qu'à l'heure actuelle, n'en a pas moins mené à l'interdiction de tuer les blanchons. Personne aujourd'hui ne songerait à remettre en cause cet acquis. Qui plus est, on s'en sert maintenant pour légitimer le caractère acceptable de la chasse.

Par ailleurs, les opposants à la chasse ne sont pas sans soulever des questions qui se répercutent dans d'autres sphères de la protection de l'environnement. Ainsi en est-il de l'argument qui voudrait que la chasse aux phoques maintienne les équilibres écologiques avec les autres espèces. Jusqu'à maintenant, les résultats des interventions humaines dans le maintien des équilibres écologiques ont toujours été très mitigés. Sans oublier le fait qu'auparavant, les prélèvements de source humaine d'importants stocks de phoques et de morues coexistaient sans poser le moindre problème.

Finalement, quelle est la différence entre la possibilité de chasser les phoques pour s'assurer de maigres revenus, entre les cycles saisonniers des chèques d'assurance-chômage, et l'exclusion d'un parc national d'une montagne déjà convertie en centre de ski pour assurer de bas salaires dans le secteur hôtelier à une population frappée par le chômage?

***

Réponse

Faudrait-il, dans votre esprit, être athée pour couvrir la religion ou réserver la couverture du secteur de la consommation à un ermite?

Louis-Gilles Francoeur
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012