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Lettres: Les leçons de l'histoire

Francine Vachon - Québec, le 21 mars 2006  29 mars 2006 
Le zoo de Granby n'aurait pas de surplus sans les subventions de 13 millions qu'il reçoit. Celui de Saint-Félicien, spécialisé en faune indigène, ne bouclerait pas son budget sans ses subventions de dix millions, et il pense même acquérir des animaux exotiques. La direction se réjouit de la fermeture du zoo de Québec. Pourtant, c'est Granby qui est son principal concurrent en animaux exotiques. À Montréal, le Planétarium, l'Insectarium, le Biodôme et le Jardin botanique ne font leurs frais qu'à 30 %. D'où proviennent les 70 % manquants? Des deniers publics. Mais c'est le zoo de Québec, qui fait ses frais à 50 % dans sa situation actuelle, que le ministre Després s'entête à vouloir fermer. Imaginez ce que ce serait si le zoo était pleinement développé et si on avait un ministre vrai défenseur de la capitale. Mais...

Pour se donner une belle image, M. Després prétexte le recours aux élus régionaux mais utilise le caractère exécrable et despote de la mairesse, sachant très bien que personne ne peut s'entendre avec elle. Le zoo de Québec et l'aquarium appartiennent à l'État et c'est à l'État de les sauver, et ce, avant les institutions privées.

Il y a anguille sous roche. Mulcair a perdu son ministère pour avoir voulu empêcher des promoteurs privés de mettre la main sur un parc national. Després s'entête à vouloir fermer le zoo afin d'en transformer une partie en parc horticole. Depuis plusieurs années, des promoteurs convoitent les terrains du zoo pour y réaliser un projet immobilier et un projet récréotouristique à la Disney tout en profitant d'un beau décor (horticole) entretenu aux frais des contribuables.

Comment comprendre tout cela? C'est simple: Jean Charest se sert depuis toujours de ses ministres pour exécuter ses «jobs de bras». Mulcair a refusé, Després a accepté. Il se sert de la mairesse, qui ne rêve que de pouvoir absolu sur tout et tous. La démocratie, veut rien savoir! Si M. Després veut que l'histoire retienne son nom, ce sera comme fossoyeur d'un des plus beaux joyaux de la capitale. Quel beau cadeau à lui faire à la veille de son 400e anniversaire. À moins que Després ne cherche un prétexte pour sa mise à la retraite politique afin de rejoindre ses amis promoteurs. Un salaire de ministre, ce n'est pas assez payant. Un petit scandale du genre commandites à la québécoise avec ça?
 
 
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