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    Lettres: Mépris et ignorance

    27 mars 2006 |Gilles Gougeon - Journaliste, écrivain, Montréal, mars 2006
    Dans un texte d'opinion publié le mercredi 22 mars, Madeleine Gagnon, membre de l'Académie des lettres du Québec et de l'Union des écrivains québécois, reproche au journal français Le Monde d'avoir publié un texte de l'écrivain québécois David Homel au sujet de la littérature québécoise.

    Je n'ai pas lu ce texte et ne peut le commenter. Cependant, Mme Gagnon s'insurge contre le fait que Le Monde ait ouvert ses pages à M. Homel, qu'elle qualifie de «petit polémiste au parcours erratique» et «d'écrivain mineur». Je ne connais pas Mme Gagnon et n'ai rencontré M. Homel qu'une seule fois. Mais quel mépris de la part de cette dame à l'égard d'un autre écrivain! Il y aurait donc des écrivains mineurs et d'autres majeurs. Quel élitisme! Et quelle condescendance! Qui donc peut ainsi classer les gens et à partir de quels critères? Et elle en remet lorsqu'elle demande au Monde d'envoyer au Québec, pour enquêter, «un grand journaliste littéraire». Alors il y aurait donc aussi des grands et des petits journalistes! J'imagine que, selon la logique de Mme Gagnon, il y aurait des lecteurs «minables» et d'autres «remarquables», de même que des «grands» et des «petits» citoyens.

    «Le temps de l'ignorance et du mépris est terminé» conclut madame Gagnon. Cela ne me semble pas si vrai à la lecture de son texte.












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