Lettres: Quel calendrier référendaire?
Dans son article — au demeurant fort bien écrit — en date du 22 mars, M. Jean-François Simard dit que les Québécois veulent «mieux connaître notre plan de match et visualiser les grands paramètres du modèle québécois». Selon lui, il faut dégager un consensus sur le rôle de l'armée; il faut définir des politiques sur les plans monétaire, énergétique, de la création d'emplois, du développement industriel, de l'occupation du territoire, du développement durable, du transport, de la coopération internationale. etc.
M. Simard se rend-il compte qu'une telle démarche provoquerait et alimenterait un feu nourri de critiques et affaiblirait le camp souverainiste? Il faut plutôt s'en tenir à énoncer des principes, à la fois universels et substantiels, sur lesquels devront se fonder l'ensemble des politiques à venir. M. Simard semble dire aussi que le présent calendrier référendaire est irréaliste et trop rigide.
Pense-t-il qu'il faut attendre l'arrivée improbable de conditions comme celles qui ont surgi au lendemain de l'échec de l'Accord du Lac Meech? Il semble ignorer que tout projet sérieux doit s'inscrire dans un échéancier précis duquel on ne doit pas déroger sauf cas de force majeure ( mais cela va sans dire).
Oui, il faut «garder les pieds sur terre». Mais, il ne faut pas s'enfarger dans les fleurs du tapis!
M. Simard se rend-il compte qu'une telle démarche provoquerait et alimenterait un feu nourri de critiques et affaiblirait le camp souverainiste? Il faut plutôt s'en tenir à énoncer des principes, à la fois universels et substantiels, sur lesquels devront se fonder l'ensemble des politiques à venir. M. Simard semble dire aussi que le présent calendrier référendaire est irréaliste et trop rigide.
Pense-t-il qu'il faut attendre l'arrivée improbable de conditions comme celles qui ont surgi au lendemain de l'échec de l'Accord du Lac Meech? Il semble ignorer que tout projet sérieux doit s'inscrire dans un échéancier précis duquel on ne doit pas déroger sauf cas de force majeure ( mais cela va sans dire).
Oui, il faut «garder les pieds sur terre». Mais, il ne faut pas s'enfarger dans les fleurs du tapis!
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