Pauline Marois et le féminisme
Jean-Frédérick Gagnon - Jonquière
7 avril 2010 09h40
Aujourd’hui, je ne parlerai pas de la course à la direction du Parti libéral qui a récemment pris son envol. Je n’élaborerai pas nécessairement sur le départ de Pauline Marois du monde politique. Non, j’insisterai plutôt sur la course à la direction du Parti québécois, terminée en novembre dernier.
Ce n’est pas un secret: ce fut une course sauvage et sans merci. Les attaques étaient publiquement correctes, légitimement incorrectes. Plus encore que l’«affaire Boisclair», cette course au leadership a été un combat sans arrêt entre deux générations et, surtout, entre deux sexes.
La victoire d’André Boisclair a été l’occasion de démontrer que la souveraineté n’était pas seulement l’affaire de la génération de la Révolution tranquille. C’était le moment pour démontrer que la jeunesse était prête, elle aussi, à lutter pour obtenir ce qu’elle désire.
La défaite de Pauline Marois à la fin de cette lutte, c’est également la défaite du féminisme au Québec. C’est la fin de l’ère Payette-Harel-Marois, le trio féministe péquiste qui représentait non seulement l’idée de la souveraineté mais aussi l’idée de la place de la femme dans nos institutions.
Le départ de l’ex-ministre, quant à lui, constitue une occasion de renouveau pour le Parti québécois. C’est encore une fois le moment pour le mouvement politique de démontrer que le féminisme n’est pas l’affaire d’une génération.
Ce n’est pas un secret: ce fut une course sauvage et sans merci. Les attaques étaient publiquement correctes, légitimement incorrectes. Plus encore que l’«affaire Boisclair», cette course au leadership a été un combat sans arrêt entre deux générations et, surtout, entre deux sexes.
La victoire d’André Boisclair a été l’occasion de démontrer que la souveraineté n’était pas seulement l’affaire de la génération de la Révolution tranquille. C’était le moment pour démontrer que la jeunesse était prête, elle aussi, à lutter pour obtenir ce qu’elle désire.
La défaite de Pauline Marois à la fin de cette lutte, c’est également la défaite du féminisme au Québec. C’est la fin de l’ère Payette-Harel-Marois, le trio féministe péquiste qui représentait non seulement l’idée de la souveraineté mais aussi l’idée de la place de la femme dans nos institutions.
Le départ de l’ex-ministre, quant à lui, constitue une occasion de renouveau pour le Parti québécois. C’est encore une fois le moment pour le mouvement politique de démontrer que le féminisme n’est pas l’affaire d’une génération.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

