Le génome du moustique responsable du paludisme est complètement décrypté
3 octobre 2002
Paris - Un consortium international de chercheurs vient de décoder le génome du moustique responsable de la transmission du paludisme, donnant ainsi un formidable coup de pouce à la recherche sur cette maladie, toujours orpheline de vaccin.
Les résultats complets du travail mené sur ce moustique ont été simultanément publiés hier par les revues Science et Nature.
Aussi appelé malaria («mauvais air», en italien) en raison de sa prédominance dans les régions humides et marécageuses, le paludisme est provoqué par un protozoaire parasite du sang, Plasmodium falciparum, exclusivement transmis par un moustique femelle, l'anophèle. Le décryptage de son génome —ajouté à celui du génome humain en voie d'achèvement — va donner aux scientifiques une masse d'informations sur les trois acteurs de la maladie: l'homme, le Plasmodium et l'anophèle. «Il s'agit d'une situation unique», notent les équipes françaises impliquées, qui viennent de recevoir les félicitations du ministère de la Recherche. Il y a à peine trois ans, les banques de données contenaient moins de dix gènes complets de l'anophèle. Aujourd'hui, les chercheurs disposent d'une base de près de 14 000 gènes, dont certains présentent un intérêt médical capital. Les chercheurs savent ainsi que certains gènes jouent un rôle dans la transmission du parasite, d'autres dans la résistance du moustique aux insecticides, d'autres encore dans ses capacités olfactives.
Les résultats complets du travail mené sur ce moustique ont été simultanément publiés hier par les revues Science et Nature.
Aussi appelé malaria («mauvais air», en italien) en raison de sa prédominance dans les régions humides et marécageuses, le paludisme est provoqué par un protozoaire parasite du sang, Plasmodium falciparum, exclusivement transmis par un moustique femelle, l'anophèle. Le décryptage de son génome —ajouté à celui du génome humain en voie d'achèvement — va donner aux scientifiques une masse d'informations sur les trois acteurs de la maladie: l'homme, le Plasmodium et l'anophèle. «Il s'agit d'une situation unique», notent les équipes françaises impliquées, qui viennent de recevoir les félicitations du ministère de la Recherche. Il y a à peine trois ans, les banques de données contenaient moins de dix gènes complets de l'anophèle. Aujourd'hui, les chercheurs disposent d'une base de près de 14 000 gènes, dont certains présentent un intérêt médical capital. Les chercheurs savent ainsi que certains gènes jouent un rôle dans la transmission du parasite, d'autres dans la résistance du moustique aux insecticides, d'autres encore dans ses capacités olfactives.
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