Perspectives: La surbite de Boum Boum
Le ti-cul était né juste un peu trop tard pour avoir eu la chance de voir Boum Boum Geoffrion terroriser les gardiens adverses avec le grand Canadien de Montréal. À preuve, ses cartes de hockey, à l'époque son lien privilégié avec le bonheur de vivre, ne le montrent que dans l'uniforme des New York Rangers, comme Geoffrion le disait lui-même dans son langage mâtiné de formulations anglaises. C'est un peu poche. Comme s'il ne possédait de photos de Michael Jordan que jouant au baseball AA. Ou de Raymond Bourque avec l'Avalanche. Mais les cartes présentaient au moins un avantage: avec elles, il savait que le gars se prénommait Bernie. Parce que, s'il s'était fié uniquement à ce qu'il entendait autour de lui, il se serait dit dans sa tête de ti-cul: quels drôles de parents, quand même, appeler leur garçon Boum Boum.
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