Lettres: Taxer les cylindrées? Vous riez de nous!
François Brouillette - Montréal, le 31 août 2002
3 octobre 2002
On tente de convaincre les gens d'utiliser les transports en commun. On incite les automobilistes à pratiquer le covoiturage. Et voilà maintenant qu'on parle de taxer les grosses cylindrées. Pourtant, alors qu'on essaie par tous les moyens de nous persuader de modérer nos transports pour préserver l'environnement, on laisse rouler dans les rues de Montréal ces énormes camions blancs, apparus il y a quelques années, lesquels ont pour seul chargement un panneau-réclame, une colonne publicitaire, voire une vitrine abritant des mannequins!
Ces véhicules conçus uniquement pour attirer l'attention des consommateurs sont loués par des entreprises en mal de se faire connaître, des entreprises qui ne savent pas se contenter des flancs d'autobus pour nous vanter leurs produits. Ces «chars allégoriques» polluent inutilement, nuisent à la circulation et distraient les automobilistes. Le plus ironique, c'est que leur propriétaire les envoie précisément là où la circulation est la plus dense afin qu'ils soient vus par le plus de gens possible.
Ainsi, j'ai aperçu l'un des camions de l'entreprise Euromobile entrer sur le pont Jacques-Cartier à l'heure de pointe. Un autre circulait sur la rue Sainte-Catherine durant la semaine du Grand Prix. Un samedi soir, en juillet dernier, je me suis risqué à demander au chauffeur d'un camion identifié à Impact Media ce qu'il faisait dans le Vieux-Montréal, en bas de la place Jacques-Cartier. Son camion était stationné, le moteur en marche, sous un panneau de circulation interdisant pourtant tout arrêt! Il m'a répondu qu'il comptait y rester quelques minutes. Le temps d'être vu par le plus grand nombre de personnes, évidemment.
Vérification faite auprès de la Ville de Montréal, ces véhicules publicitaires (le terme est approprié) ne paient aucune taxe municipale et sont illégaux! Quand on aura éliminé ces camions de la circulation, alors là, je serai prêt à entendre parler d'une nouvelle taxe pour les automobilistes.
Ces véhicules conçus uniquement pour attirer l'attention des consommateurs sont loués par des entreprises en mal de se faire connaître, des entreprises qui ne savent pas se contenter des flancs d'autobus pour nous vanter leurs produits. Ces «chars allégoriques» polluent inutilement, nuisent à la circulation et distraient les automobilistes. Le plus ironique, c'est que leur propriétaire les envoie précisément là où la circulation est la plus dense afin qu'ils soient vus par le plus de gens possible.
Ainsi, j'ai aperçu l'un des camions de l'entreprise Euromobile entrer sur le pont Jacques-Cartier à l'heure de pointe. Un autre circulait sur la rue Sainte-Catherine durant la semaine du Grand Prix. Un samedi soir, en juillet dernier, je me suis risqué à demander au chauffeur d'un camion identifié à Impact Media ce qu'il faisait dans le Vieux-Montréal, en bas de la place Jacques-Cartier. Son camion était stationné, le moteur en marche, sous un panneau de circulation interdisant pourtant tout arrêt! Il m'a répondu qu'il comptait y rester quelques minutes. Le temps d'être vu par le plus grand nombre de personnes, évidemment.
Vérification faite auprès de la Ville de Montréal, ces véhicules publicitaires (le terme est approprié) ne paient aucune taxe municipale et sont illégaux! Quand on aura éliminé ces camions de la circulation, alors là, je serai prêt à entendre parler d'une nouvelle taxe pour les automobilistes.
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