Lettres: Éloges au premier ministre
Frédéric Bérubé - Étudiant au baccalauréat en sociologie à l'Université Laval
3 octobre 2002
Au Québec, lorsqu'on aborde la question nationale, la population tend à se diviser en deux groupes situés aux antipodes. Le premier groupe a le regard tourné vers l'indépendance; l'autre a une vision plus conservatrice, voire réactionnaire, incarnée dans le statu quo.
On pourrait aussi traduire cette opposition par le questionnement suivant: serait-il à notre avantage de donner le statut d'État à notre province et que ceci se fasse dans une logique de continuité grâce à une entente de type confédéral à l'européenne, telle que proposée par Bernard Landry, ou serait-il mieux de s'en tenir à l'état actuel des choses?
Un exercice collectif de réflexion pragmatique permettrait sûrement de trancher rapidement la question. Cependant, comme le peuple ne fait pas sa tasse de thé de ce type de réflexion, il semble que le seul moyen qui reste pour le convaincre que l'option souverainiste est la meilleure des deux, c'est d'en faire l'exemple. C'est ce que l'actuel chef du peuple québécois a su faire.
L'État fédéral canadien ne fonctionne pas! Au plus vite une entente de type confédéral avec le ROC! Les sceptiques ont été confondus. Lors de la dernière conférence des premiers ministres des provinces canadiennes, M. Landry a eu l'intelligence de signer des ententes bilatérales avec ses homologues sur des questions litigieuses plutôt que de chercher à en arriver à un consensus (voire s'entendre sur Kyoto) qui ne serait jamais arrivé. Le Canada n'est pas un tout homogène, et comme chacune des entités culturelles possède des aspirations qui lui sont propres, l'État fédéral canadien centralisateur doit sauter.
De la même manière, M. Landry a joué les mêmes cartes en réussissant le coup de maître de convaincre certains responsables américains qu'il serait peut-être préférable de faire du cas par cas avec chacune des provinces plutôt que de traiter avec Ottawa. Pour couronner le tout, je crois que le ministre de l'Environnement du Québec aurait dû se rendre à Johannesburg pour signer un accord qui réponde aux besoins et aux aspirations du peuple québécois. Il n'est pas vrai que nous allons ralentir notre belle avancée vers l'avenir parce que l'Alberta voit les choses autrement! Je le répète, l'État fédéral centralisateur canadien témoigne d'une réalité qui n'existe pas, et il doit disparaître.
Alors, si certains hésitent toujours entre l'option souverainiste et le statu quo, qu'ils sachent que l'eau stagnante finie toujours par puer. L'odeur du lys est si douce, il serait dommage qu'il en soit autrement.
On pourrait aussi traduire cette opposition par le questionnement suivant: serait-il à notre avantage de donner le statut d'État à notre province et que ceci se fasse dans une logique de continuité grâce à une entente de type confédéral à l'européenne, telle que proposée par Bernard Landry, ou serait-il mieux de s'en tenir à l'état actuel des choses?
Un exercice collectif de réflexion pragmatique permettrait sûrement de trancher rapidement la question. Cependant, comme le peuple ne fait pas sa tasse de thé de ce type de réflexion, il semble que le seul moyen qui reste pour le convaincre que l'option souverainiste est la meilleure des deux, c'est d'en faire l'exemple. C'est ce que l'actuel chef du peuple québécois a su faire.
L'État fédéral canadien ne fonctionne pas! Au plus vite une entente de type confédéral avec le ROC! Les sceptiques ont été confondus. Lors de la dernière conférence des premiers ministres des provinces canadiennes, M. Landry a eu l'intelligence de signer des ententes bilatérales avec ses homologues sur des questions litigieuses plutôt que de chercher à en arriver à un consensus (voire s'entendre sur Kyoto) qui ne serait jamais arrivé. Le Canada n'est pas un tout homogène, et comme chacune des entités culturelles possède des aspirations qui lui sont propres, l'État fédéral canadien centralisateur doit sauter.
De la même manière, M. Landry a joué les mêmes cartes en réussissant le coup de maître de convaincre certains responsables américains qu'il serait peut-être préférable de faire du cas par cas avec chacune des provinces plutôt que de traiter avec Ottawa. Pour couronner le tout, je crois que le ministre de l'Environnement du Québec aurait dû se rendre à Johannesburg pour signer un accord qui réponde aux besoins et aux aspirations du peuple québécois. Il n'est pas vrai que nous allons ralentir notre belle avancée vers l'avenir parce que l'Alberta voit les choses autrement! Je le répète, l'État fédéral centralisateur canadien témoigne d'une réalité qui n'existe pas, et il doit disparaître.
Alors, si certains hésitent toujours entre l'option souverainiste et le statu quo, qu'ils sachent que l'eau stagnante finie toujours par puer. L'odeur du lys est si douce, il serait dommage qu'il en soit autrement.
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