Le Palais des congrès ne répond pas aux attentes
Photo : Jacques Nadeau
Les escaliers roulants du Palais des congrès de Montréal. Les travaux d’agrandissement n’ont pas généré les retombées économiques escomptées.
Bien qu'il ait doublé sa superficie depuis 2002, le Palais des congrès de Montréal attire aujourd'hui moins de congressistes canadiens et étrangers qu'avant les travaux d'agrandissement qui ont coûté 280 millions aux contribuables québécois, indique une analyse des données de fréquentation produite par Le Devoir.
Alors que plus de 145 000 congressistes avaient utilisé les installations en 1995-96 par exemple, leur nombre n'a pas dépassé 88 000 en 2004-05, dernière année pour laquelle des données sont disponibles. En ce qui a trait aux nuits passées à Montréal dans le cadre de ces congrès, le Palais n'a généré que 147 000 nuitées l'an dernier, contre 207 000 il y a neuf ans.
En ce qui concerne de façon plus spécifique les congressistes étrangers, venus des États-Unis ou d'ailleurs, leur nombre est resté le même: 42 000 en 1995-1996 et en 2004-2005. En revanche, ils ont passé ensemble 107 000 nuits à Montréal l'an dernier par rapport à 128 000 il y a neuf ans.
«En ce qui concerne le nombre de participants aux congrès nord-américains et internationaux, nous n'avons pas encore renoué avec l'achalandage que nous avions connu avant 2001», écrivait le p.-d.g. du Palais, Paul Saint-Jacques, dans son rapport annuel 2004-2005 qui est passé inaperçu en septembre dernier. «Comme partout ailleurs dans le monde, c'est une nouvelle réalité à laquelle nous devons nous adapter et face à laquelle nous avons déjà ajusté nos stratégies», ajoutait-il. Le Devoir a tenté de joindre M. Saint-Jacques, mais on nous a répondu qu'il était en vacances jusqu'à la mi-mars.
Lorsque le gouvernement du Québec a investi pour doubler la superficie du Palais, dont il est le seul actionnaire, entre 1999 et 2002, il entendait redynamiser l'image de Montréal auprès des Américains, maintenir l'attrait de la ville sur la scène mondiale et permettre la tenue simultanée de deux très grands congrès à tout moment. Selon les déclarations publiques des ministres responsables de la Métropole à l'époque, Robert Perreault et Louise Harel, l'agrandissement devait entraîner des retombées annuelles de quelque 55 millions supplémentaires pour l'économie montréalaise. Or, si l'on se fie aux rapports annuels du Palais des congrès, on ne constate aucune hausse des retombées annuelles en termes réels.
Une étude des 12 derniers rapports annuels permet de conclure que si les Américains sont plus nombreux à fréquenter le Palais des congrès depuis son agrandissement, les congressistes d'autres origines boudent la métropole. En conséquence, l'effet de cet investissement majeur sur l'achalandage annuel par rapport aux années 90 dans leur ensemble est nul.
En 1996, un congrès international ou américain attirait en moyenne 2450 participants étrangers, les plus intéressants sur le plan financier pour les hôtels et les restaurants. Trois ans plus tard, en 1999, cette moyenne avait augmenté de 700 personnes. Puis il y a eu le 11 septembre 2001, la hausse du dollar canadien et le SRAS qui ont frappé le tourisme d'affaires de plein fouet. Depuis ce temps, en dépit du fait qu'on ait doublé sa superficie, le Palais enregistre bon an mal an une moyenne qui varie entre 1300 et 1800 personnes par congrès, et le temps passé à Montréal a diminué.
«Le fait d'avoir les espaces n'est pas suffisant. De manière générale, je pense que Montréal se vend plutôt mal à l'étranger et auprès des Américains en particulier», estime Robert Soroka, professeur à l'Université McGill qui a déjà enseigné le marketing de l'hôtellerie et de la restauration. «Compte tenu de la valeur ajoutée que représente Montréal par rapport aux autres villes nord-américaines, la ville devrait regorger de touristes.»
Des salons au lieu des congrès
Au fil des ans, compte tenu de la baisse relative de fréquentation de ses installations par des congressistes de toutes origines, le Palais, dont la mission principale est d'accueillir des congrès, s'est tourné vers d'autres types d'événements tels que les salons commerciaux et les expositions. Ainsi, toutes activités confondues, l'établissement a attiré l'an dernier 659 000 personnes, soit 200 000 personnes de plus qu'avant l'agrandissement. Mais à l'exception de quelques nouveaux salons, ce résultat est essentiellement attribuable au déplacement d'activités du Stade olympique vers le Palais des congrès, comme le Salon de l'auto qui accueille à lui seul précisément 200 000 personnes.
«Le Palais essaie de jongler avec les congrès et les salons», affirme sous le couvert de l'anonymat un expert du milieu touristique montréalais. «Le problème, c'est qu'à partir du moment où vous réservez de l'espace pour un salon ou une foire qui veulent sécuriser des dates pour cinq ans, vous êtes un peu moins flexible pour accepter de nouveaux congrès. Et les organisateurs de salons ne veulent pas changer d'endroit, car ils veulent fidéliser leur clientèle.»
Faudrait-il miser sur un nouvel agrandissement? La question fait partie des pistes envisagées. Ainsi, la direction du Palais des congrès travaille actuellement à un nouveau plan d'affaires triennal. «Un agrandissement fait partie de la réflexion, mais pas dans le cadre des trois prochaines années», dit Nancy Turgeon, porte-parole pour le Palais. Dans son dernier rapport annuel, M. Saint-Jacques avait d'ailleurs indiqué que le moment était venu pour la direction de répondre à la question suivante: «Avons-nous la taille suffisante pour demeurer compétitif dans le marché nord-américain et répondre aux besoins croissants de nos clientèles autres qu'internationales et américaines?» Et pour ce faire, rapportait un quotidien en s'appuyant sur un discours du p.-d.g. en décembre 2004, on lorgne les terrains au sud et au-dessus de l'autoroute Ville-Marie.
Un investissement de 280 millions
Avant son agrandissement, la valeur aux livres des immobilisations du Palais des congrès était de 85 millions. Annoncés par le gouvernement du Parti québécois à la fin des années 90, les travaux d'agrandissement devaient coûter au total 165 millions. En juin 2005, Québec autorisait une énième augmentation du budget, le portant à 280 millions, une hausse de 70 % par rapport aux prévisions d'origine.
Aux prises avec des dépenses de fonctionnement annuelles de 43 millions, le Palais des congrès de Montréal ne génère que 14,8 millions de revenus autonomes et dépend très largement de la subvention de son propriétaire, le gouvernement du Québec. Cette subvention a atteint 41 millions l'an dernier, dont 10 millions pour le service de la dette. À l'époque où il occupait une surface plus modeste, il était possible de dire que les retombées fiscales couvraient la majeure partie des coûts engendrés par son fonctionnement déficitaire, une observation désormais difficile à faire puisque les investissements n'ont pas eu les effets d'entraînement promis.
Un centre de foires?
C'est sur ce fond de discussions qu'entre en scène Loto-Québec qui mijote depuis des mois le projet du bassin Peel, où serait déménagé le casino en y greffant un volet divertissement et un centre de foires.
Pour l'instant, cela ne semble pas influer sur le Palais des congrès. «On ne tient pas compte des hypothèses en cours concernant le centre de foires», soutient Mme Turgeon. «Notre plan d'affaires est sur un horizon de trois ans, et on ne croit pas qu'il pourrait y avoir un centre de foires sur cette période», ajoute-t-elle.
«Il est certain qu'un centre de foires aurait un impact», dit toutefois l'analyste qui a demandé l'anonymat. «Cela va dépendre du rôle du centre de foires. Ce centre visera-t-il les foires internationales, ou locales et régionales aussi? C'est vraiment ça, la question.» Si un tel centre de foires voyait le jour, dit-il, il serait logique pour lui de se concentrer sur les salons d'envergure internationale. Le continent nord-américain accueille annuellement 200 de ces événements, dont 20 à 25 au Canada et un à Montréal. «J'espère qu'ils s'attaqueraient au marché hors Québec, sinon le marché local est trop petit.»
Compte tenu de l'ampleur de la subvention de fonctionnement accordée au Palais des congrès (30 millions), de celle versée au Stade olympique (20 millions) et du montant annuel exigé par le Centre des congrès de Québec (10 millions), certains se demandent s'il y a lieu de construire un autre lieu d'expositions majeures subventionné par Québec.
Une étude publiée l'an dernier par le Brookings Institute laissait entendre que les villes nord-américaines s'étaient trompées en pensant qu'il fallait construire davantage pour les grands événements. Conclusion trop simpliste, ont estimé ses détracteurs. Mais selon Richard Hylands, cogestionnaire de la Place Bonaventure, le marché est saturé. «On a mis à jour nos installations et les avons agrandies, mais nos salles ne sont pas utilisées à pleine capacité. Quand on voit des énoncés arbitraires sur un manque d'espace à Montréal, on s'interroge. Il y a nous autres, le Palais, le Stade...» Et on construit même en région: Victoriaville a annoncé jeudi la construction du «plus grand centre de congrès du centre du Québec».
Le projet du bassin Peel, fortement critiqué en raison de l'impact potentiel sur le quartier de Pointe-Saint-Charles, fait l'objet d'une étude dirigée par M. Guy Coulombe dont les conclusions seront rendues publiques prochainement.
Quant à l'agrandissement du Palais des congrès, une de ses retombées indéniables, prétendent certains urbanistes, est d'avoir contribué au renouveau de cette partie du Vieux-Montréal. Faudra-t-il recommencer à l'est? «Je ne sais pas», répond l'analyste anonyme. «De toute manière, je n'ai pas l'impression qu'ils prendraient une décision à court terme, d'ici un an. Ça impliquerait le gouvernement et celui-ci a d'autres gros dossiers.»
Alors que plus de 145 000 congressistes avaient utilisé les installations en 1995-96 par exemple, leur nombre n'a pas dépassé 88 000 en 2004-05, dernière année pour laquelle des données sont disponibles. En ce qui a trait aux nuits passées à Montréal dans le cadre de ces congrès, le Palais n'a généré que 147 000 nuitées l'an dernier, contre 207 000 il y a neuf ans.
En ce qui concerne de façon plus spécifique les congressistes étrangers, venus des États-Unis ou d'ailleurs, leur nombre est resté le même: 42 000 en 1995-1996 et en 2004-2005. En revanche, ils ont passé ensemble 107 000 nuits à Montréal l'an dernier par rapport à 128 000 il y a neuf ans.
«En ce qui concerne le nombre de participants aux congrès nord-américains et internationaux, nous n'avons pas encore renoué avec l'achalandage que nous avions connu avant 2001», écrivait le p.-d.g. du Palais, Paul Saint-Jacques, dans son rapport annuel 2004-2005 qui est passé inaperçu en septembre dernier. «Comme partout ailleurs dans le monde, c'est une nouvelle réalité à laquelle nous devons nous adapter et face à laquelle nous avons déjà ajusté nos stratégies», ajoutait-il. Le Devoir a tenté de joindre M. Saint-Jacques, mais on nous a répondu qu'il était en vacances jusqu'à la mi-mars.
Lorsque le gouvernement du Québec a investi pour doubler la superficie du Palais, dont il est le seul actionnaire, entre 1999 et 2002, il entendait redynamiser l'image de Montréal auprès des Américains, maintenir l'attrait de la ville sur la scène mondiale et permettre la tenue simultanée de deux très grands congrès à tout moment. Selon les déclarations publiques des ministres responsables de la Métropole à l'époque, Robert Perreault et Louise Harel, l'agrandissement devait entraîner des retombées annuelles de quelque 55 millions supplémentaires pour l'économie montréalaise. Or, si l'on se fie aux rapports annuels du Palais des congrès, on ne constate aucune hausse des retombées annuelles en termes réels.
Une étude des 12 derniers rapports annuels permet de conclure que si les Américains sont plus nombreux à fréquenter le Palais des congrès depuis son agrandissement, les congressistes d'autres origines boudent la métropole. En conséquence, l'effet de cet investissement majeur sur l'achalandage annuel par rapport aux années 90 dans leur ensemble est nul.
En 1996, un congrès international ou américain attirait en moyenne 2450 participants étrangers, les plus intéressants sur le plan financier pour les hôtels et les restaurants. Trois ans plus tard, en 1999, cette moyenne avait augmenté de 700 personnes. Puis il y a eu le 11 septembre 2001, la hausse du dollar canadien et le SRAS qui ont frappé le tourisme d'affaires de plein fouet. Depuis ce temps, en dépit du fait qu'on ait doublé sa superficie, le Palais enregistre bon an mal an une moyenne qui varie entre 1300 et 1800 personnes par congrès, et le temps passé à Montréal a diminué.
«Le fait d'avoir les espaces n'est pas suffisant. De manière générale, je pense que Montréal se vend plutôt mal à l'étranger et auprès des Américains en particulier», estime Robert Soroka, professeur à l'Université McGill qui a déjà enseigné le marketing de l'hôtellerie et de la restauration. «Compte tenu de la valeur ajoutée que représente Montréal par rapport aux autres villes nord-américaines, la ville devrait regorger de touristes.»
Des salons au lieu des congrès
Au fil des ans, compte tenu de la baisse relative de fréquentation de ses installations par des congressistes de toutes origines, le Palais, dont la mission principale est d'accueillir des congrès, s'est tourné vers d'autres types d'événements tels que les salons commerciaux et les expositions. Ainsi, toutes activités confondues, l'établissement a attiré l'an dernier 659 000 personnes, soit 200 000 personnes de plus qu'avant l'agrandissement. Mais à l'exception de quelques nouveaux salons, ce résultat est essentiellement attribuable au déplacement d'activités du Stade olympique vers le Palais des congrès, comme le Salon de l'auto qui accueille à lui seul précisément 200 000 personnes.
«Le Palais essaie de jongler avec les congrès et les salons», affirme sous le couvert de l'anonymat un expert du milieu touristique montréalais. «Le problème, c'est qu'à partir du moment où vous réservez de l'espace pour un salon ou une foire qui veulent sécuriser des dates pour cinq ans, vous êtes un peu moins flexible pour accepter de nouveaux congrès. Et les organisateurs de salons ne veulent pas changer d'endroit, car ils veulent fidéliser leur clientèle.»
Faudrait-il miser sur un nouvel agrandissement? La question fait partie des pistes envisagées. Ainsi, la direction du Palais des congrès travaille actuellement à un nouveau plan d'affaires triennal. «Un agrandissement fait partie de la réflexion, mais pas dans le cadre des trois prochaines années», dit Nancy Turgeon, porte-parole pour le Palais. Dans son dernier rapport annuel, M. Saint-Jacques avait d'ailleurs indiqué que le moment était venu pour la direction de répondre à la question suivante: «Avons-nous la taille suffisante pour demeurer compétitif dans le marché nord-américain et répondre aux besoins croissants de nos clientèles autres qu'internationales et américaines?» Et pour ce faire, rapportait un quotidien en s'appuyant sur un discours du p.-d.g. en décembre 2004, on lorgne les terrains au sud et au-dessus de l'autoroute Ville-Marie.
Un investissement de 280 millions
Avant son agrandissement, la valeur aux livres des immobilisations du Palais des congrès était de 85 millions. Annoncés par le gouvernement du Parti québécois à la fin des années 90, les travaux d'agrandissement devaient coûter au total 165 millions. En juin 2005, Québec autorisait une énième augmentation du budget, le portant à 280 millions, une hausse de 70 % par rapport aux prévisions d'origine.
Aux prises avec des dépenses de fonctionnement annuelles de 43 millions, le Palais des congrès de Montréal ne génère que 14,8 millions de revenus autonomes et dépend très largement de la subvention de son propriétaire, le gouvernement du Québec. Cette subvention a atteint 41 millions l'an dernier, dont 10 millions pour le service de la dette. À l'époque où il occupait une surface plus modeste, il était possible de dire que les retombées fiscales couvraient la majeure partie des coûts engendrés par son fonctionnement déficitaire, une observation désormais difficile à faire puisque les investissements n'ont pas eu les effets d'entraînement promis.
Un centre de foires?
C'est sur ce fond de discussions qu'entre en scène Loto-Québec qui mijote depuis des mois le projet du bassin Peel, où serait déménagé le casino en y greffant un volet divertissement et un centre de foires.
Pour l'instant, cela ne semble pas influer sur le Palais des congrès. «On ne tient pas compte des hypothèses en cours concernant le centre de foires», soutient Mme Turgeon. «Notre plan d'affaires est sur un horizon de trois ans, et on ne croit pas qu'il pourrait y avoir un centre de foires sur cette période», ajoute-t-elle.
«Il est certain qu'un centre de foires aurait un impact», dit toutefois l'analyste qui a demandé l'anonymat. «Cela va dépendre du rôle du centre de foires. Ce centre visera-t-il les foires internationales, ou locales et régionales aussi? C'est vraiment ça, la question.» Si un tel centre de foires voyait le jour, dit-il, il serait logique pour lui de se concentrer sur les salons d'envergure internationale. Le continent nord-américain accueille annuellement 200 de ces événements, dont 20 à 25 au Canada et un à Montréal. «J'espère qu'ils s'attaqueraient au marché hors Québec, sinon le marché local est trop petit.»
Compte tenu de l'ampleur de la subvention de fonctionnement accordée au Palais des congrès (30 millions), de celle versée au Stade olympique (20 millions) et du montant annuel exigé par le Centre des congrès de Québec (10 millions), certains se demandent s'il y a lieu de construire un autre lieu d'expositions majeures subventionné par Québec.
Une étude publiée l'an dernier par le Brookings Institute laissait entendre que les villes nord-américaines s'étaient trompées en pensant qu'il fallait construire davantage pour les grands événements. Conclusion trop simpliste, ont estimé ses détracteurs. Mais selon Richard Hylands, cogestionnaire de la Place Bonaventure, le marché est saturé. «On a mis à jour nos installations et les avons agrandies, mais nos salles ne sont pas utilisées à pleine capacité. Quand on voit des énoncés arbitraires sur un manque d'espace à Montréal, on s'interroge. Il y a nous autres, le Palais, le Stade...» Et on construit même en région: Victoriaville a annoncé jeudi la construction du «plus grand centre de congrès du centre du Québec».
Le projet du bassin Peel, fortement critiqué en raison de l'impact potentiel sur le quartier de Pointe-Saint-Charles, fait l'objet d'une étude dirigée par M. Guy Coulombe dont les conclusions seront rendues publiques prochainement.
Quant à l'agrandissement du Palais des congrès, une de ses retombées indéniables, prétendent certains urbanistes, est d'avoir contribué au renouveau de cette partie du Vieux-Montréal. Faudra-t-il recommencer à l'est? «Je ne sais pas», répond l'analyste anonyme. «De toute manière, je n'ai pas l'impression qu'ils prendraient une décision à court terme, d'ici un an. Ça impliquerait le gouvernement et celui-ci a d'autres gros dossiers.»
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