Lettres: La fin de la qualité à la SAQ?
Sylvain Lévesque - Montréal, le 28 février 2006
3 mars 2006
Un chroniqueur gastronomique a dit avec pertinence, le week-end dernier à la radio de la SRC, que la SAQ pratique le «droit de tablettage». Ce droit, qui consiste en fait en la location des rayons aux grands producteurs de «vins bonbons», se fait au détriment des producteurs artisanaux.
Selon moi, une telle pratique est inadmissible. Au fil des récentes années, on a progressivement retiré des tablettes certains vins qui honorent les traditions et les terroirs. Ces vins proviennent surtout d'Europe. On les a ensuite remplacés par des produits sans âme au goût uniforme qui, eux, proviennent des nouveaux pays producteurs. C'est un phénomène singulier: la SAQ observe les lois du marché lorsque les grandes sociétés vinicoles y trouvent leur compte et les ignore lorsque les consommateurs pourraient en profiter. Peut-être pourrions-nous ici faire un rapprochement avec ce qui est arrivé au Marché des saveurs il y a quelques semaines et constater que la raison d'État n'aime pas les producteurs artisanaux de boissons du terroir? Et la privatisation ne constitue pas une solution à tous les problèmes liés de près ou de loin à notre SAQ nationale. Bien au contraire.
Selon moi, une telle pratique est inadmissible. Au fil des récentes années, on a progressivement retiré des tablettes certains vins qui honorent les traditions et les terroirs. Ces vins proviennent surtout d'Europe. On les a ensuite remplacés par des produits sans âme au goût uniforme qui, eux, proviennent des nouveaux pays producteurs. C'est un phénomène singulier: la SAQ observe les lois du marché lorsque les grandes sociétés vinicoles y trouvent leur compte et les ignore lorsque les consommateurs pourraient en profiter. Peut-être pourrions-nous ici faire un rapprochement avec ce qui est arrivé au Marché des saveurs il y a quelques semaines et constater que la raison d'État n'aime pas les producteurs artisanaux de boissons du terroir? Et la privatisation ne constitue pas une solution à tous les problèmes liés de près ou de loin à notre SAQ nationale. Bien au contraire.
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