Lettres: Un lien de confiance encore à bâtir
Bertrand Drapeau - Boucherville, février 2006
20 février 2006
J'ai écouté avec attention l'entrevue donnée par la gouverneure générale Michaëlle Jean à Dominique Poirier, à Radio-Canada. Beaucoup de réponses toutes faites, peu d'écoute des questions. Je la sentais fébrile et mal à l'aise avec les questions posées. Il y a eu des réponses alambiquées...
Plusieurs fois, elle a demandé pourquoi on ne posait pas ces questions aux autres chefs de partis politiques, par exemple au sujet de sa prestation lors de la soirée dite humoristique de la presse. Mais, Madame, vous oubliez que vous n'êtes pas un chef politique, que vous devez vous tenir au-dessus de tout parti politique.
Que Paul Martin attaque Gilles Duceppe ou vice versa, on l'accepte, c'est le jeu et on le comprend. Que vous ridiculisiez, même en faisant la folle, comme vous le disiez, un chef politique, cela ne passe pas. Vous auriez eu l'occasion lors de l'entrevue de dire tout simplement: un prochaine fois, je serai plus prudente. Pas besoin de vous confondre en mille excuses, mais simplement dire qu'il y a eu imprudence de votre part. Un métier, même celui de gouverneur général, ça s'apprend.
Que dire de cette nouvelle façon de masquer le passé politique de votre époux en parlant du montage visuel où il appuie une certaine idée indépendantiste que c'était un hommage à un poète martiniquais. Voyons! Une personne peut changer d'option politique, et beaucoup de gens le font. Pourquoi essayer de cacher son passé? Ce passé vous fait-il peur?
Cette entrevue aurait pu rétablir un certain lien de confiance avec le public, vous l'avez manquée. Il est facile d'aller dans des endroits réputés assurés pour se faire acclamer. Allez visiter Haïti, les Antilles, vous serez sûrement ovationnée, mais ce n'est pas là que vous avez un rôle de rassembleuse à jouer. Si vous désirez visiter ces pays, j'espère que c'est pour l'avantage du nôtre.
Plusieurs fois, elle a demandé pourquoi on ne posait pas ces questions aux autres chefs de partis politiques, par exemple au sujet de sa prestation lors de la soirée dite humoristique de la presse. Mais, Madame, vous oubliez que vous n'êtes pas un chef politique, que vous devez vous tenir au-dessus de tout parti politique.
Que Paul Martin attaque Gilles Duceppe ou vice versa, on l'accepte, c'est le jeu et on le comprend. Que vous ridiculisiez, même en faisant la folle, comme vous le disiez, un chef politique, cela ne passe pas. Vous auriez eu l'occasion lors de l'entrevue de dire tout simplement: un prochaine fois, je serai plus prudente. Pas besoin de vous confondre en mille excuses, mais simplement dire qu'il y a eu imprudence de votre part. Un métier, même celui de gouverneur général, ça s'apprend.
Que dire de cette nouvelle façon de masquer le passé politique de votre époux en parlant du montage visuel où il appuie une certaine idée indépendantiste que c'était un hommage à un poète martiniquais. Voyons! Une personne peut changer d'option politique, et beaucoup de gens le font. Pourquoi essayer de cacher son passé? Ce passé vous fait-il peur?
Cette entrevue aurait pu rétablir un certain lien de confiance avec le public, vous l'avez manquée. Il est facile d'aller dans des endroits réputés assurés pour se faire acclamer. Allez visiter Haïti, les Antilles, vous serez sûrement ovationnée, mais ce n'est pas là que vous avez un rôle de rassembleuse à jouer. Si vous désirez visiter ces pays, j'espère que c'est pour l'avantage du nôtre.
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