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Voyageries - Le buffet au menu touristique

Diane Précourt   17 octobre 2009  Voyage
De façon générale, les hôteliers et restaurateurs sérieux respectent religieusement les règles sanitaires de base dans les buffets et les brunchs en libre-service. Là où la sauce se gâte parfois, c’est plutôt du côté des clientèles. Et à ce chapitre, on en voit de toutes les couleurs...
Photo : Agence France-Presse Farjana Khan Goshuly
De façon générale, les hôteliers et restaurateurs sérieux respectent religieusement les règles sanitaires de base dans les buffets et les brunchs en libre-service. Là où la sauce se gâte parfois, c’est plutôt du côté des clientèles. Et à ce chapitre, on en voit de toutes les couleurs...
Quiconque fréquente un tant soit peu les hôtels et restaurants a pu observer, ces dernières années, que la formule des buffets avale souvent celle des menus à la carte, spécialement pour le petit-déjeuner ou le brunch. On trouve de tout dans ces prestations en libre-service, habituellement très variées, et à volonté, ce qui n'est pas pour déplaire aux appétits, disons, solides. Mais l'hygiène se met-elle toujours à table?

Non pas que les dirigeants de ces établissements fassent table rase des précautions à prendre dans ce genre de restauration: de façon générale, les maisons sérieuses respectent religieusement les règles sanitaires de base. Là où la sauce se gâte parfois, c'est plutôt du côté des clientèles. Et à ce chapitre, on en voit de toutes les couleurs...

Des gens qui se mouchent ou se grattent le coco juste au-dessus des plats de service, d'autres qui s'emparent — le mot n'est pas trop fort — littéralement des aliments (souvent crus) ou tranchent le pain avec leurs mains (propres?), d'autres encore qui changent d'idée et retournent de la nourriture dans les assiettes des présentoirs!

Aussi, combien de fois a-t-on vu de jeunes enfants, probablement affamés mais surtout excités d'être là, se ruer sur les plateaux en prenant un évident plaisir à se servir de tout, de toutes les façons, souvent dans des portions qu'un bûcheron ne pourrait pas même soutenir!

Bon. Ce sont des enfants. Qui ont toujours les yeux plus grands que la panse, c'est bien connu, et qui ne sont certes pas conscients des conséquences de leurs gestes, encore moins du gaspillage qu'ils provoquent ainsi. Mais où sont donc les parents, ou les adultes qui accompagnent ces petits? se demande-t-on dans certains cas.

Remarquez, à voir des grands se comporter en véritables pique-assiettes sans aucune manière, comme s'ils n'avaient rien mangé depuis des jours, on imagine que leurs marmots ont de quoi tenir...

Le libre-service en matière d'alimentation n'est pas un jeu d'enfant — ni un terrain de jeux, soit dit en passant. Les risques d'empoisonnement et de contamination croisée guettent les convives au tournant.

Curieux, quand même: à l'heure où la planète panique devant la moindre menace de propagation des virus et où le monde entier voit dans sa soupe la grippe A(H1N1), on se préoccupe proportionnellement peu de ce joyeux bouillon de dangers potentiels que peuvent représenter les buffets, surtout lorsqu'ils sont hors de contrôle professionnel.

Aussi, il y a des gens qui trouvent très difficiles à digérer ces attroupements devant les plateaux et qui ont pris en grippe tout ce qui s'appelle buffet et alimentation en libre-service. Ceux-là vont jusqu'à éviter les endroits où c'est la seule option offerte, ou alors ils s'empresseront de s'y pointer aux premières heures, histoire de ne pas rester sur leur faim, d'éviter le trafic jam aux comptoirs et ainsi de minimiser les manipulations qui viennent avec.

Beaucoup d'établissements qui servent des buffets affectent tout de même du personnel au service de certains plats, chauds ou froids. Que voilà un excellent compromis. Et une barrière contre les malotrus.

Après AC et IATA, FAV

Restons dans le thème. L'ex-président d'Air Canada et ex-directeur général de l'International Air Transport Association, Pierre J. Jeanniot, est le président-fondateur du conseil de la Fondation sur les antiviraux (FAV), dont la mission consiste à recueillir des fonds pour lutter contre les maladies pandémiques.

« Presque tous les pays sont maintenant dotés de services aériens internationaux. À tel point qu'on peut se rendre n'importe où sur la planète en moins d'une journée. Ce vaste réseau permet aux infections pandémiques de faire le tour du monde en quelques heures seulement. L'industrie du transport et du tourisme a déjà beaucoup souffert de pandémies causées par les virus et a beaucoup à gagner du développement de thérapies antivirales efficaces et à coût raisonnable », a-t-il dit au début du mois à Ajaccio, en Corse, lors d'un symposium réunissant des scientifiques et des chercheurs membres du Consortium international sur les thérapies antivirales (CITAV), un organisme sans but lucratif voué à la recherche et au développement de nouvelles thérapies pour lutter contre les maladies infectieuses. www.favintl.org.

Bodies, le diable au corps

Il s'est dit beaucoup de choses sur Bodies... L'exposition. Et pour cause: cette expo, qui est passée par Québec cet été et qui sera présentée à partir de vendredi prochain au 5e étage du Centre Eaton de Montréal, montre de vrais corps humains préservés au moyen de la plastination. Ce procédé remplace l'eau contenue dans les cadavres par du polymère, pour ensuite les faire préparer par des professionnels de la médecine.

La provenance des corps, elle, demeure un grand mystère. Et c'est ce qui fait tiquer bien des gens qui, par principe, préféreraient se faire passer sur le corps plutôt que de se pointer à un tel événement. D'autres s'y lancent à corps perdu, voyant là un fabuleux voyage au coeur du corps humain.

Il y a enfin les coeurs sensibles qui s'abstiennent par crainte de se trouver en présence d'images bouleversantes, particulièrement dans la section des foetus...

En tout cas, au-delà de certains aspects éminemment didactiques, comme le spectacle désolant d'un poumon affecté par le tabagisme, par exemple, Bodies peut donner l'impression de fréquenter une salle de cours en médecine plutôt qu'une véritable exposition. www.expobodies.ca.

Le tourisme au salon

Le 21e Salon international tourisme voyages se tiendra les 23, 24 et 25 octobre prochains à la Place Bonaventure de Montréal. Au programme: des centaines de représentants de plusieurs dizaines de pays. Aussi, notre collaborateur globe-trotter Lio Kiefer animera la Place des conférences sur divers thèmes. www.salontourismevoyages.com.

dprecourt@ledevoir.com






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