Long-courrier
Photo : Agence Reuters
Le palais de la musique catalane à Barcelone, en Espagne.
La Guadeloupe sans bronzer idiot: «Merci pour vos chroniques, plus intéressantes les unes que les autres. Je prévois passer deux semaines en Guadeloupe en mars 2010, dont quelques jours à Marie-Galante, les Saintes et possiblement La Désirade. Je ne veux surtout pas bronzer idiot. Est-il possible, sur l'île principale, d'avoir un seul point d'ancrage et d'aller et revenir le même jour de différentes excursions? On m'a averti que c'est assez cher, l'hôtel ou la location d'un appart? Nous sommes deux personnes.»
Gilles Bourgeois, Montréal
Marie-Galante, les Saintes et La Désirade sont source de sérénité. En ce qui concerne la Guadeloupe, c'est comme les autres îles, mais en plus vaste. Pour un village qui peut servir de port d'attache, je choisirais Malendure ou Deshaies. Malendure pour la réserve Cousteau qui lui fait une jolie façade, avec plongée sous-marine et pêche au gros poisson, et Deshaies pour une vie de village et des rochers d'où l'on peut pêcher de petits poissons.
Pour débourser un peu moins, optez pour les gîtes créoles et certaines bonnes adresses dans le guide du Routard. Ces sites sont parfaits pour des randonnées partout dans les deux îles, mais il faut une voiture. C'est à l'aéroport que vous trouverez les meilleurs prix. On peut jouer le touriste sans le sou, mais il faut tomber sur un bon moment. Dans une période comblée de touistes, la facture demeure la même, que vous soyez riche ou pauvre.
Barcelone en sécurité
«Je prépare un bref séjour à Barcelone et j'ai deux questions. Peut-on utiliser notre carte de guichet automatique pour retirer de l'argent facilement? Aussi, doit-on prendre certaines précautions contre les pickpockets? D'un lecteur qui adore vos chroniques éclairantes et conviviales!»
Martin Leblanc, Montréal
Les cartes de crédit et de débit qui fonctionnent en Europe restent pour moi un grand mystère. Il ya quelques semaines, j'étais du côté de Vittel, en France. J'y ai trouvé un guichet automatique séduisant par ses couleurs et j'ai passé cinq cartes pour obtenir un malheureux 50 $... avec une carte de débit de la Banque Scotia qui n'a pas pignon sur coffre dans ces contrées. Pourquoi celle-là et pas les autres? Donc, essayez....
Quant aux pickpockets, leur taux de réussite est le même que dans des villes comme Londres, Rome, Paris, Amsterdam, Berlin... ou au marché Jean-Talon — on a réussi à me sauter une cuisse de chevreau à l'intérieur de ma voiture, avec une boîte de Banania en sus... À Barcelone, jouez les pauvres et évitez la gourmette brillante et la poche arrière pleine à craquer: des émotions pour le pickpocket de base.
De Marseille au Maroc
«Je vous consulte dans Le Devoir du samedi-dimanche depuis des lustres maintenant. Ce mois-ci, je prévois un séjour de quelques jours au Maroc, chez une amie. Je m'interroge sur le meilleur trajet à faire de Marseille vers le Maroc: avion, bateau et train? J'ai tout mon temps et je me demande si le bateau vaut l'expérience et le coût? Où prendre le bateau? À Sète vers Casablanca? Avec quelle compagnie? Est-ce sûr? Que conseillez-vous?»
Johanne Laliberté, Québec
«Selon votre expérience, quel est le meilleur moyen pour se rendre, en juillet, de Marseille au Maroc (Casablanca, Tanger...)? Le train? L'avion? Le bateau? Que vaut chacune de ces options?»
Jean-Pierre, Montréal
Si vous prenez le bateau de Marseille vers le Maroc, vous aurez droit à un bateau ordinaire, avec des inconvénients si la mer est mauvaise ou les enfants qui sont malades à chaque vague et demie. Les compagnies sont sûres et nombreuses de la France au Maroc. Mais je pense que le moyen le plus fiable reste l'avion au départ de Marseille, Toulon ou Sète. Essayez les low cost sans bagages comme Easy Jet, Skyscannner, etc.
Ensuite, la voiture permet de s'arrêter où l'on veut, en vérifiant scrupuleusement les roues et le radiateur. Il y a bien sûr des autocars qui font les circuits internes mais qui sont au pourcentage par rapport aux arrêts, de la marchande de tapis à l'aïeule qui fait son pain et qui le vend 10 fois plus cher que dans la capitale, avec comme argument sa cécité. Pour des bateaux Marseille-Casa: www.cma-cgm.com/fr. Quant au train (http://www.oncf.ma), cela peut être d'un certain charme lorsqu'un monsieur bien poli vous fait la conversation, avec dans ses bras un agneau qui compte les heures de sa mort prochaine. Ce n'est pas la mort de l'agneau qui est terrible, mais le compte à rebours, avec des yeux qui parlent aux dieux de ces lieux.
Les trains sont souvent à l'heure, comme les avions, sauf quand une princesse des lieux veut magasiner des antiquités à Marrakech ou des talons aiguilles à New York. Cela m'est arrivé sur un Casa-New York: la soeur ou la tantine du king revendiquait quelques soldes yankees. Cela a juste coûté des centaines d'heures de retard et j'espérais intérieurement que la divine trouve sandale à sa taille.
Bonnes adresses
«Marseille, on le sait, est une ville portuaire et, par là, grouillante et agitée. Mais elle compte depuis le printemps dernier une oasis à deux pas du Vieux-Port: le resto Les Jardins de Breteuil, dans la rue du même nom. La cour intérieure, qui abrite un jardin calme et ombragé, sert de décor à cet établissement que les proprios ont rénové, avec des résultats réjouissants, qui offre une table à la hauteur et un service tout à fait sympathique.
«Autrement, nous avions trouvé sur le site Homelidays des appartements sublimes et fort abordables à Londres, Venise et Meyreuil, près d'Aix- en- Provence. Ah, les voyages, avec les rêves de plaisirs anticipés et les souvenirs, comme un calisson qui fond...»
Chantal et Michel, Québec
À voir, à lire, à écouter
Encore une bonne livrée des Lonely Planet sur Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux. L'essentiel en quelque 200 pages. Pas d'hôtels mais une bonne façon de visiter ces villes en quelques jours. Il y a un plan de ville en toute fin et le vocabulaire rapide inspire la balade simple mais intelligente.
Les guides du Routard sur la Corse, Barcelone, la Toscane et l'Ombrie sont assez précis pour aider à la découverte de ces villes ou régions. Pour ceux qui connaissent la Corse par coeur, cela fait sourire; pour la Toscane et l'Ombrie, on a l'impression de faire du sur-place. Les adresses restent tout de même des garde-fous de lieux tant visités.
***
Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
Gilles Bourgeois, Montréal
Marie-Galante, les Saintes et La Désirade sont source de sérénité. En ce qui concerne la Guadeloupe, c'est comme les autres îles, mais en plus vaste. Pour un village qui peut servir de port d'attache, je choisirais Malendure ou Deshaies. Malendure pour la réserve Cousteau qui lui fait une jolie façade, avec plongée sous-marine et pêche au gros poisson, et Deshaies pour une vie de village et des rochers d'où l'on peut pêcher de petits poissons.
Pour débourser un peu moins, optez pour les gîtes créoles et certaines bonnes adresses dans le guide du Routard. Ces sites sont parfaits pour des randonnées partout dans les deux îles, mais il faut une voiture. C'est à l'aéroport que vous trouverez les meilleurs prix. On peut jouer le touriste sans le sou, mais il faut tomber sur un bon moment. Dans une période comblée de touistes, la facture demeure la même, que vous soyez riche ou pauvre.
Barcelone en sécurité
«Je prépare un bref séjour à Barcelone et j'ai deux questions. Peut-on utiliser notre carte de guichet automatique pour retirer de l'argent facilement? Aussi, doit-on prendre certaines précautions contre les pickpockets? D'un lecteur qui adore vos chroniques éclairantes et conviviales!»
Martin Leblanc, Montréal
Les cartes de crédit et de débit qui fonctionnent en Europe restent pour moi un grand mystère. Il ya quelques semaines, j'étais du côté de Vittel, en France. J'y ai trouvé un guichet automatique séduisant par ses couleurs et j'ai passé cinq cartes pour obtenir un malheureux 50 $... avec une carte de débit de la Banque Scotia qui n'a pas pignon sur coffre dans ces contrées. Pourquoi celle-là et pas les autres? Donc, essayez....
Quant aux pickpockets, leur taux de réussite est le même que dans des villes comme Londres, Rome, Paris, Amsterdam, Berlin... ou au marché Jean-Talon — on a réussi à me sauter une cuisse de chevreau à l'intérieur de ma voiture, avec une boîte de Banania en sus... À Barcelone, jouez les pauvres et évitez la gourmette brillante et la poche arrière pleine à craquer: des émotions pour le pickpocket de base.
De Marseille au Maroc
«Je vous consulte dans Le Devoir du samedi-dimanche depuis des lustres maintenant. Ce mois-ci, je prévois un séjour de quelques jours au Maroc, chez une amie. Je m'interroge sur le meilleur trajet à faire de Marseille vers le Maroc: avion, bateau et train? J'ai tout mon temps et je me demande si le bateau vaut l'expérience et le coût? Où prendre le bateau? À Sète vers Casablanca? Avec quelle compagnie? Est-ce sûr? Que conseillez-vous?»
Johanne Laliberté, Québec
«Selon votre expérience, quel est le meilleur moyen pour se rendre, en juillet, de Marseille au Maroc (Casablanca, Tanger...)? Le train? L'avion? Le bateau? Que vaut chacune de ces options?»
Jean-Pierre, Montréal
Si vous prenez le bateau de Marseille vers le Maroc, vous aurez droit à un bateau ordinaire, avec des inconvénients si la mer est mauvaise ou les enfants qui sont malades à chaque vague et demie. Les compagnies sont sûres et nombreuses de la France au Maroc. Mais je pense que le moyen le plus fiable reste l'avion au départ de Marseille, Toulon ou Sète. Essayez les low cost sans bagages comme Easy Jet, Skyscannner, etc.
Ensuite, la voiture permet de s'arrêter où l'on veut, en vérifiant scrupuleusement les roues et le radiateur. Il y a bien sûr des autocars qui font les circuits internes mais qui sont au pourcentage par rapport aux arrêts, de la marchande de tapis à l'aïeule qui fait son pain et qui le vend 10 fois plus cher que dans la capitale, avec comme argument sa cécité. Pour des bateaux Marseille-Casa: www.cma-cgm.com/fr. Quant au train (http://www.oncf.ma), cela peut être d'un certain charme lorsqu'un monsieur bien poli vous fait la conversation, avec dans ses bras un agneau qui compte les heures de sa mort prochaine. Ce n'est pas la mort de l'agneau qui est terrible, mais le compte à rebours, avec des yeux qui parlent aux dieux de ces lieux.
Les trains sont souvent à l'heure, comme les avions, sauf quand une princesse des lieux veut magasiner des antiquités à Marrakech ou des talons aiguilles à New York. Cela m'est arrivé sur un Casa-New York: la soeur ou la tantine du king revendiquait quelques soldes yankees. Cela a juste coûté des centaines d'heures de retard et j'espérais intérieurement que la divine trouve sandale à sa taille.
Bonnes adresses
«Marseille, on le sait, est une ville portuaire et, par là, grouillante et agitée. Mais elle compte depuis le printemps dernier une oasis à deux pas du Vieux-Port: le resto Les Jardins de Breteuil, dans la rue du même nom. La cour intérieure, qui abrite un jardin calme et ombragé, sert de décor à cet établissement que les proprios ont rénové, avec des résultats réjouissants, qui offre une table à la hauteur et un service tout à fait sympathique.
«Autrement, nous avions trouvé sur le site Homelidays des appartements sublimes et fort abordables à Londres, Venise et Meyreuil, près d'Aix- en- Provence. Ah, les voyages, avec les rêves de plaisirs anticipés et les souvenirs, comme un calisson qui fond...»
Chantal et Michel, Québec
À voir, à lire, à écouter
Encore une bonne livrée des Lonely Planet sur Paris, Marseille, Lyon et Bordeaux. L'essentiel en quelque 200 pages. Pas d'hôtels mais une bonne façon de visiter ces villes en quelques jours. Il y a un plan de ville en toute fin et le vocabulaire rapide inspire la balade simple mais intelligente.
Les guides du Routard sur la Corse, Barcelone, la Toscane et l'Ombrie sont assez précis pour aider à la découverte de ces villes ou régions. Pour ceux qui connaissent la Corse par coeur, cela fait sourire; pour la Toscane et l'Ombrie, on a l'impression de faire du sur-place. Les adresses restent tout de même des garde-fous de lieux tant visités.
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Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
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