Mexique - Los Cabos: entre mer et désert
Photo : Carolyne Parent
El Arco, où le Pacifique et la mer de Cortés se rejoignent, est l’emblème touristique de Los Cabos.
À quelque 1600 kilomètres au sud de Tijuana, tout au bout de la péninsule de la Basse-Californie, se développe allègrement l'une des destinations les plus chic du Mexique: Los Cabos. Avec Hollywood dans sa cour arrière, le contraire serait étonnant. Son aura de glamour assurée par les stars qui la fréquentent (George Clooney et M. le gouverneur Schwarzenegger y possèdent une résidence, John Travolta est un habitué), la région jouit d'un prestige qui se reflète dans son hôtellerie de grand luxe sur fond de paysages spectaculaires.
Celle-ci propose d'ailleurs, en sus des suites classiques, un produit d'hébergement appelé casita. Il s'agit d'appartements ou de villas en bord de plage, dotés des services d'un majordome et d'une piscine privée, où la nuitée coûte, l'hiver, quelque 1200 $US au Marquis Los Cabos et jusqu'à 9000 $US au Palmilla.
Los Cabos est une municipalité formée de Cabo San Lucas, une ville «Tex-Mex» où on fête fort la nuit venue (entre autres chez Cabo Wabo, la boîte d'un membre du groupe rock Van Halen), et de San José del Cabo, où vivent la plupart des Mexicains travaillant dans le secteur touristique. Entre ces deux pôles, sur une trentaine de kilomètres le long de la mer de Cortés, s'égrènent, adossés au désert, les palaces hôteliers, tel le Marquis.
On en sortira peut-être pour jouer au golf sur l'un des terrains de compétition des environs, explorer les oasis et canyons du territoire aride, taquiner le thazard ou plonger dans cette mer de Cortés que Jacques Cousteau avait baptisée l'«aquarium du monde». Pour regarder la parade des baleines grises et à bosse qui viennent y batifoler de la mi-décembre à la mi-mars, il suffira simplement de s'installer sur la plage, sur cette côte comme sur celle du Pacifique.
Comme c'est le cas pour plusieurs autres destinations doubles du Mexique (Huatulco et La Crucecita, Ixtapa et Zihuatanejo), le pueblo où vit le vrai monde, en l'occurrence San José del Cabo, est plus attrayant que celui où se déroule le grand cirque touristique, ici Cabo San Lucas. Au XVIe siècle, les galions espagnols en route vers les Philippines s'arrêtaient à San José pour s'approvisionner en eau douce. Plus tard, une mission jésuite y fut créée afin d'évangéliser les indigènes. À l'entrée du patelin, une plaque commémorative rappelle d'ailleurs que Baja California Sur est le seul État du Mexique qui fut «colonisé par la croix et non par les armes».
Aujourd'hui, à défaut de vestiges de ce passé colonial, on y trouve une belle église, un bouquet de maisons multicolores, un bout de rue dédié à des galeries d'art, quelques boutiques et restaurants. Voilà qui satisfera son gringo, car s'il séjourne à Los Cabos, c'est avant tout pour la mer et le désert. Sans oublier sa casita!
Renseignements: www.visitloscabos.org, www.marquisloscabos.com.
***
Collaboratrice du Devoir
Celle-ci propose d'ailleurs, en sus des suites classiques, un produit d'hébergement appelé casita. Il s'agit d'appartements ou de villas en bord de plage, dotés des services d'un majordome et d'une piscine privée, où la nuitée coûte, l'hiver, quelque 1200 $US au Marquis Los Cabos et jusqu'à 9000 $US au Palmilla.
Los Cabos est une municipalité formée de Cabo San Lucas, une ville «Tex-Mex» où on fête fort la nuit venue (entre autres chez Cabo Wabo, la boîte d'un membre du groupe rock Van Halen), et de San José del Cabo, où vivent la plupart des Mexicains travaillant dans le secteur touristique. Entre ces deux pôles, sur une trentaine de kilomètres le long de la mer de Cortés, s'égrènent, adossés au désert, les palaces hôteliers, tel le Marquis.
On en sortira peut-être pour jouer au golf sur l'un des terrains de compétition des environs, explorer les oasis et canyons du territoire aride, taquiner le thazard ou plonger dans cette mer de Cortés que Jacques Cousteau avait baptisée l'«aquarium du monde». Pour regarder la parade des baleines grises et à bosse qui viennent y batifoler de la mi-décembre à la mi-mars, il suffira simplement de s'installer sur la plage, sur cette côte comme sur celle du Pacifique.
Comme c'est le cas pour plusieurs autres destinations doubles du Mexique (Huatulco et La Crucecita, Ixtapa et Zihuatanejo), le pueblo où vit le vrai monde, en l'occurrence San José del Cabo, est plus attrayant que celui où se déroule le grand cirque touristique, ici Cabo San Lucas. Au XVIe siècle, les galions espagnols en route vers les Philippines s'arrêtaient à San José pour s'approvisionner en eau douce. Plus tard, une mission jésuite y fut créée afin d'évangéliser les indigènes. À l'entrée du patelin, une plaque commémorative rappelle d'ailleurs que Baja California Sur est le seul État du Mexique qui fut «colonisé par la croix et non par les armes».
Aujourd'hui, à défaut de vestiges de ce passé colonial, on y trouve une belle église, un bouquet de maisons multicolores, un bout de rue dédié à des galeries d'art, quelques boutiques et restaurants. Voilà qui satisfera son gringo, car s'il séjourne à Los Cabos, c'est avant tout pour la mer et le désert. Sans oublier sa casita!
Renseignements: www.visitloscabos.org, www.marquisloscabos.com.
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Collaboratrice du Devoir
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