Transport urbain - Le Cyclopolitain: pratique et écologique
Sarah Dufour et l’un de ses Cyclopolitains, place des Terreaux, à Lyon.?
Lyon — Mais qu'est-ce que cet ORNI: une capsule spatiale sur roues? À vrai dire, ce drôle d'objet roulant est un Cyclopolitain. «C'est un tricycle muni d'un pédalier, comme sur un vélo classique, mais assisté d'un moteur électrique», explique sa cocréatrice Sarah Dufour.
Pensé par la jeune Lyonnaise et son associé, Gérald Lévy, dans le cadre d'un projet de fin d'études à l'École de commerce de Lyon, le véhicule fait, depuis fin 2003, office de taxi sur de courtes distances dans les rues du chef-lieu du département du Rhône. L'idée de départ: le cyclo-pousse, mais revu et adapté pour ménager son chauffeur. «Oui, nos cyclonautes doivent pédaler, mais ce n'est pas du tout difficile, et personne ne maigrit en faisant ce travail!», dit Mme Dufour.
Destiné aux courts trajets en centre-ville, le Cyclopolitain, d'une largeur d'un mètre, a accès à toutes les zones piétonnes et pistes cyclables. Il fonctionne comme un taxi traditionnel, avec compteur et possibilité de réservation téléphonique. Le tarif demandé est d'un euro par personne par kilomètre, plus un euro pour la prise en charge. À Lyon, les 12 taxis-tricycles véhiculent environ 3500 passagers par semaine. Ils circulent l'année durant, du mardi au samedi. «C'est un mode de transport doux, qui a un fort capital de sympathie auprès du public», note Mme Dufour. Chose certaine, comme il se faufile partout, le Cyclopolitain est plus pratique que le taxi conventionnel, tout en étant plus économique et parfaitement écologique. En plus, il s'inscrit dans un réseau de transport fort efficace qui comprend le métro, le tramway et les Vélo'v, soit quelque 3000 vélos proposés aux citoyens pour un euro les premières 30 minutes d'utilisation et répartis en 250 stations dans la ville.
Transport hyper urbain
Ce sont essentiellement les gens qui habitent ou travaillent dans le Vieux-Lyon, la Presqu'île et autres «hypercentres» qui empruntent le Cyclopolitain, dit l'entrepreneur. «Après, ce sont ceux qui ont du mal à se déplacer qui l'utilisent, soit les personnes âgées et les mamans avec des enfants.» Viennent ensuite les touristes. Un Cyclotour a d'ailleurs été créé à leur intention. Les cyclonautes, eux, sont à 70 % des filles. «Ce sont des étudiants qui travaillent chez nous à temps partiel et qui ont envie de faire découvrir leur ville. C'est très sympa!»
Le taxi-tricycle est habillé d'une coque composée de fibre de verre et de polyester, à toit transparent, qui protège ses occupants des intempéries. L'extérieur de l'habitacle sert également de support publicitaire. «En fait, 60 % de notre chiffre d'affaires [on prévoit un million d'euros en 2007] provient de la publicité et 40 % du transport comme tel», note la cocréatrice. Anecdote: si Subway est l'un des annonceurs, MacDonald's a décliné. La multinationale a en effet laissé entendre aux entrepreneurs que ce ne serait peut-être pas une bonne chose que le Cyclopolitain s'y associe, vu les problèmes d'image qu'elle éprouve quant à la gestion de ses ressources humaines!
En plus de Lyon, les Cyclopolitains sillonnent aussi les rues de Nice, de Grenoble, de Nantes, et dès septembre prochain, on les retrouvera également à Paris. On prévoit qu'une quinzaine d'agglomérations françaises feront partie du réseau Cyclo d'ici 2009.
- Renseignements: www.cyclopolitain.com
Collaboratrice du Devoir
Pensé par la jeune Lyonnaise et son associé, Gérald Lévy, dans le cadre d'un projet de fin d'études à l'École de commerce de Lyon, le véhicule fait, depuis fin 2003, office de taxi sur de courtes distances dans les rues du chef-lieu du département du Rhône. L'idée de départ: le cyclo-pousse, mais revu et adapté pour ménager son chauffeur. «Oui, nos cyclonautes doivent pédaler, mais ce n'est pas du tout difficile, et personne ne maigrit en faisant ce travail!», dit Mme Dufour.
Destiné aux courts trajets en centre-ville, le Cyclopolitain, d'une largeur d'un mètre, a accès à toutes les zones piétonnes et pistes cyclables. Il fonctionne comme un taxi traditionnel, avec compteur et possibilité de réservation téléphonique. Le tarif demandé est d'un euro par personne par kilomètre, plus un euro pour la prise en charge. À Lyon, les 12 taxis-tricycles véhiculent environ 3500 passagers par semaine. Ils circulent l'année durant, du mardi au samedi. «C'est un mode de transport doux, qui a un fort capital de sympathie auprès du public», note Mme Dufour. Chose certaine, comme il se faufile partout, le Cyclopolitain est plus pratique que le taxi conventionnel, tout en étant plus économique et parfaitement écologique. En plus, il s'inscrit dans un réseau de transport fort efficace qui comprend le métro, le tramway et les Vélo'v, soit quelque 3000 vélos proposés aux citoyens pour un euro les premières 30 minutes d'utilisation et répartis en 250 stations dans la ville.
Transport hyper urbain
Ce sont essentiellement les gens qui habitent ou travaillent dans le Vieux-Lyon, la Presqu'île et autres «hypercentres» qui empruntent le Cyclopolitain, dit l'entrepreneur. «Après, ce sont ceux qui ont du mal à se déplacer qui l'utilisent, soit les personnes âgées et les mamans avec des enfants.» Viennent ensuite les touristes. Un Cyclotour a d'ailleurs été créé à leur intention. Les cyclonautes, eux, sont à 70 % des filles. «Ce sont des étudiants qui travaillent chez nous à temps partiel et qui ont envie de faire découvrir leur ville. C'est très sympa!»
Le taxi-tricycle est habillé d'une coque composée de fibre de verre et de polyester, à toit transparent, qui protège ses occupants des intempéries. L'extérieur de l'habitacle sert également de support publicitaire. «En fait, 60 % de notre chiffre d'affaires [on prévoit un million d'euros en 2007] provient de la publicité et 40 % du transport comme tel», note la cocréatrice. Anecdote: si Subway est l'un des annonceurs, MacDonald's a décliné. La multinationale a en effet laissé entendre aux entrepreneurs que ce ne serait peut-être pas une bonne chose que le Cyclopolitain s'y associe, vu les problèmes d'image qu'elle éprouve quant à la gestion de ses ressources humaines!
En plus de Lyon, les Cyclopolitains sillonnent aussi les rues de Nice, de Grenoble, de Nantes, et dès septembre prochain, on les retrouvera également à Paris. On prévoit qu'une quinzaine d'agglomérations françaises feront partie du réseau Cyclo d'ici 2009.
- Renseignements: www.cyclopolitain.com
Collaboratrice du Devoir
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