Lyon, l'autre route de la soie
C’est dans le Vieux-Lyon que s’installèrent les premiers tisseurs de la ville.
Lyon — Quand on évoque la soie, on pense immanquablement à la Chine, qui garda jalousement le secret de sa production pendant 3000 ans. On pense aussi à la mythique «route de la soie», qui reliait l'empire du Milieu à la Syrie médiévale. Si Lyon ne vient pas spontanément à l'esprit, il n'en demeure pas moins qu'à un moment de son histoire, cette cité prospéra précisément grâce à sa soierie. Tant et si bien qu'aujourd'hui, dans nombre de ses rues, retentit encore l'écho de cette gloire.
«C'est Louis XI qui a introduit ici la soierie, explique la guide Claire Mazallon-Wicart. Au XVe siècle, on considérait que ces tissages constituaient une forte dépense pour le royaume. Or, à Lyon existaient déjà les foires commerciales, créées sous ce roi justement, où les marchands français pouvaient s'approvisionner en soierie, notamment auprès des Italiens. Pour préserver la bonne entente qui régnait entre eux, la production de la soie fut donc installée à Tours. Elle vint à Lyon sous François 1er.»
En 1536, François 1er accorde à la ville le monopole du commerce de la précieuse étoffe. Formés par les Italiens, les tisseurs s'installent dans le quartier Saint-Georges et autour de la cathédrale Saint-Jean, le Vieux-Lyon d'aujourd'hui, et les commandes affluent. «Jusqu'à la Révolution, la demande proviendra des rois, des princes et des membres de l'Église, poursuit notre guide. Le métier de tisseur devient donc une nouvelle occupation, qui atteindra son apogée vers le milieu du XIXe siècle. Vers 1850, la soierie constitue en effet 75 % de l'activité économique de la ville.»
C'est que Napoléon avait lancé à la cour la mode de la soierie lyonnaise, qui faisait rage tant pour l'habillement que pour l'ameublement. En 1811, par exemple, Versailles commande à la fabrique de Lyon la bagatelle de 53 510 mètres d'étoffes unies et 25 000 mètres d'étoffes façonnées! Quand on pense que, sur un métier Jacquard, il fallait une journée de travail pour tisser une étoffe de 30 centimètres de long...
Un métier monstrueux
Apparu au tout début du XIXe siècle, le métier à tisser à cartes perforées, mis au point par le Lyonnais Joseph Marie Jacquard, provoque de grands bouleversements au sein de l'industrie. La machine, d'une taille monstrueuse, exige des ateliers d'au moins quatre mètres sous plafond. Une nouvelle architecture s'impose dès lors, qui tiendra compte aussi du besoin de loger, en mezzanine, les ouvriers. C'est ainsi que des habitations spécifiques naîtront sur les pentes de la Croix-Rousse, où s'installeront les tisseurs et leurs bistanclaques. Sur la «colline qui travaille», inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, ces hautes demeures, aux fenêtres ornées de lambrequins, ont encore bien fière allure.
À la Maison des canuts, rue d'Ivry, on peut voir un rare métier à la grande tire, dont le système, ultra complexe, requérait deux ouvriers. «C'est le seul métier de ce genre qui subsiste en Europe», fait remarquer Nathalie Jéquel, qui commente la visite. On peut également voir le fameux métier qui le remplaça, le Jacquard. Celui-là n'exigeait qu'un seul travailleur. Au lieu de causer des mises à pied, ce que redoutaient les canuts, d'autant plus que la Révolution française avaient déjà créé son lot de chômeurs, la nouvelle invention entraîna plutôt une multiplication des métiers, explique la guide.
Canut (on ne prononce pas le t), quel drôle de mot... «Il y a quelques hypothèses quant à son origine, dit Claire Mazallon-Wicart. Il faut savoir que, dans la soierie, il y avait toute une hiérarchie. En haut de l'échelle, il y avait les soyeux ou les marchands, les négociants. Venaient ensuite les maîtres d'atelier, qui possédaient leurs métiers et étaient installés dans ces appartements hauts de plafond de la Croix-Rousse. Ce sont eux qui engageaient les compagnons tisseurs. Ces bourgeois avaient le privilège de posséder une canne à laquelle ils accrochaient des breloques en argent. Ce privilège leur aurait été retiré à la Révolution, d'où les cannes... nues. Oui, c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est une jolie histoire!» En passant, c'est un canut au chômage et reconverti en arracheur de dents qui créa Guignol. En ce défenseur des opprimés, né de l'imagination de Laurent Mourguet, se reconnaissait certainement dans les quelque 30 000 tisseurs croix-roussiens...
Au 9 de la rue Colbert, nous voilà devant l'une des plus célèbres traboules de Lyon et sa cour dite des Voraces. Là se réunirent justement les canuts révoltés de 1831 et de 1834, «avides» de meilleures conditions de travail. «Traboule vient du latin "trans ambulare", passer à travers, donc passer d'une pente à une autre par l'intermédiaire d'une cour, rappelle notre guide. À la Croix-Rousse, les traboules ont été créées pour faciliter la circulation des intermédiaires entre les soyeux et les canuts, de même que le transport des marchandises. Comme les soyeux habitaient tout en bas du quartier, ce sont leurs commis qui empruntaient ces passages pour donner leurs ordres aux canuts ou encore livrer des pièces de soie.»
Délaissé par les soyeux, le passage Thiaffait abrite aujourd'hui le Village des créateurs, qui regroupe les ateliers-boutiques d'une dizaine de jeunes entreprises de mode lyonnaises. La traboule rénovée s'avère à la fois une vitrine pour la relève et un bel espace de magasinage pour les amateurs de pièces uniques. Plus bas, rue Romarin, à deux pas de la place des Terreaux, l'Atelier de soierie nous initie à l'impression sur soie ou au cadre, car «en cette ère du prêt-à-jeter, pour apprécier quelque chose, il faut connaître le savoir-faire qui sous-tend sa création», note avec justesse Cyril Genet, le jeune entrepreneur, petit-fils de soyeux, qui nous accueille. Cette technique du XVIIe siècle, l'Atelier la garde bien vivante en réalisant, pour le compte de musées français et américains, des carrés de soie correspondant à leurs grandes expositions et vendus dans leurs boutiques.
De la soie au carbone...
N'empêche, le tissage de la soie est aujourd'hui bien marginal. À Lyon, il ne subsisterait qu'une dizaine de «tisseurs à bras», qui travaillent essentiellement à rhabiller les châteaux, estime Nathalie Jéquel. «De fait, il ne reste plus grand-chose de cette industrie, confirme Claire Mazallon-Wicart. La maison Prelle, fondée au XVIIIe siècle, existe toujours et travaille avant tout à la restauration de monuments nationaux. C'est elle, par exemple, qui a reproduit à l'identique les étoffes de soie des appartements royaux, à Versailles. Il y a bien aussi une demande de la haute couture, d'Hermès, entre autres, et quelques commandes privées...»
Il faut dire que l'activité séricicole, en amont du tissage, a disparu depuis longtemps. À partir de 1850 frappe la pébrine, une maladie mortelle pour les vers à soie qui sonne progressivement le glas des magnaneries de l'Ardèche, de la Drôme, du Vaucluse et du Gard, départements au sud de Lyon qui lui fournissaient jusqu'alors sa matière première. «Pasteur trouvera bien un remède, mais il sera trop tard, dit Nathalie Jéquel. Désormais, la soie proviendra de Chine — aujourd'hui elle vient du Brésil — et ce sera la fin du coconnage en France.» Mais l'industrie de la soie n'a pas encore dit son dernier mot: la sériciculture est morte, vive le moulinage, procédé de torsion des fils de soie importés! Ce sera son dernier sursaut: l'ouverture du canal de Suez, qui facilite l'accès aux soieries orientales, l'école obligatoire, qui prive les ateliers d'une grande partie de leur main-d'oeuvre, puis l'avènement de la soie synthétique, en 1884, auront finalement raison du secteur. Fin XIXe siècle, avec le prêt-à-porter, on construira plutôt de grandes usines textiles à la campagne.
Si un monde s'est éteint, un autre est né. Tout comme on considère que le métier Jacquard est le vénérable ancêtre de l'ordinateur, le savoir-faire des soyeux lyonnais a su évoluer pour donner naissance à de nouvelles inventions. «Pensons aux tissus techniques destinés, par exemple, aux pompiers, aux spéléologues, aux industries automobile et aéronautique, dit Nathalie Jéquel. Et puis, nous sommes aussi les chefs de file du tissage de carbone [qui sert à renforcer des matériaux composites].» C'est peut-être moins romantique que la soie, mais cela n'en assure pas moins à la région Rhône-Alpes, dont Lyon est le chef-lieu, la position dominante de la production textile française.
- Y aller: avec Air Transat, qui assure, cet été, quatre liaisons hebdomadaires Montréal-Lyon. www.airtransat.com
- À voir à Lyon, toujours sur le thème de la soie: au Musée des tissus, l'exposition «L'Esprit d'un siècle — La soierie lyonnaise 1800-1914», qui présente, jusqu'au 30 décembre, des brocarts d'une richesse inouïe, oeuvres d'art en soi. (www.musée-des-tissus.com). Aussi, dans le Vieux-Lyon, la Soierie Saint-Georges et son atelier de tissage à bras, toujours en activité.
- À découvrir à Taulignan, à 180 km au sud de Lyon: le très bel Atelier et Musée de la soie. Ses nombreuses machines permettent notamment de visualiser les activités diverses liées au travail de la soie. On y témoigne aussi des conditions de travail des ouvrières à l'emploi d'«orphelinats industriels», au temps où Taulignan était la première commune de moulinage de la Drôme. www.musée-soie.fr
- À visiter, non loin, à Grignan: les appartements du beau château où madame de Sévigné rendait visite à sa fille. Grâce à la Maison Prelle, qui a reproduit à l'identique rideaux, tentures et sièges aux couleurs et motifs du XVIIe siècle, chambres et antichambres de ce «Versailles du Midi» ont retrouvé tout leur éclat.
- À lire (ou à relire): Soie d'Alessandro Baricco, qui relate les déboires d'un éleveur de vers à soie de Lavilledieu, en Ardèche, au XIXe siècle. François Girard présentera sa version cinématographique de cette incroyable épopée cet automne. Aussi, le guide de poche Lonely Planet Lyon, signé Émilie Esnaud, livre avec brio l'essentiel de la destination.
- Renseignements: www.rhonealpes-tourisme.fr et www.lyon-france.com
Collaboratrice du Devoir
Carolyne Parent était l'invitée de Rhône-Alpes Tourisme et de l'Office du tourisme et des congrès du Grand Lyon.
«C'est Louis XI qui a introduit ici la soierie, explique la guide Claire Mazallon-Wicart. Au XVe siècle, on considérait que ces tissages constituaient une forte dépense pour le royaume. Or, à Lyon existaient déjà les foires commerciales, créées sous ce roi justement, où les marchands français pouvaient s'approvisionner en soierie, notamment auprès des Italiens. Pour préserver la bonne entente qui régnait entre eux, la production de la soie fut donc installée à Tours. Elle vint à Lyon sous François 1er.»
En 1536, François 1er accorde à la ville le monopole du commerce de la précieuse étoffe. Formés par les Italiens, les tisseurs s'installent dans le quartier Saint-Georges et autour de la cathédrale Saint-Jean, le Vieux-Lyon d'aujourd'hui, et les commandes affluent. «Jusqu'à la Révolution, la demande proviendra des rois, des princes et des membres de l'Église, poursuit notre guide. Le métier de tisseur devient donc une nouvelle occupation, qui atteindra son apogée vers le milieu du XIXe siècle. Vers 1850, la soierie constitue en effet 75 % de l'activité économique de la ville.»
C'est que Napoléon avait lancé à la cour la mode de la soierie lyonnaise, qui faisait rage tant pour l'habillement que pour l'ameublement. En 1811, par exemple, Versailles commande à la fabrique de Lyon la bagatelle de 53 510 mètres d'étoffes unies et 25 000 mètres d'étoffes façonnées! Quand on pense que, sur un métier Jacquard, il fallait une journée de travail pour tisser une étoffe de 30 centimètres de long...
Un métier monstrueux
Apparu au tout début du XIXe siècle, le métier à tisser à cartes perforées, mis au point par le Lyonnais Joseph Marie Jacquard, provoque de grands bouleversements au sein de l'industrie. La machine, d'une taille monstrueuse, exige des ateliers d'au moins quatre mètres sous plafond. Une nouvelle architecture s'impose dès lors, qui tiendra compte aussi du besoin de loger, en mezzanine, les ouvriers. C'est ainsi que des habitations spécifiques naîtront sur les pentes de la Croix-Rousse, où s'installeront les tisseurs et leurs bistanclaques. Sur la «colline qui travaille», inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, ces hautes demeures, aux fenêtres ornées de lambrequins, ont encore bien fière allure.
À la Maison des canuts, rue d'Ivry, on peut voir un rare métier à la grande tire, dont le système, ultra complexe, requérait deux ouvriers. «C'est le seul métier de ce genre qui subsiste en Europe», fait remarquer Nathalie Jéquel, qui commente la visite. On peut également voir le fameux métier qui le remplaça, le Jacquard. Celui-là n'exigeait qu'un seul travailleur. Au lieu de causer des mises à pied, ce que redoutaient les canuts, d'autant plus que la Révolution française avaient déjà créé son lot de chômeurs, la nouvelle invention entraîna plutôt une multiplication des métiers, explique la guide.
Canut (on ne prononce pas le t), quel drôle de mot... «Il y a quelques hypothèses quant à son origine, dit Claire Mazallon-Wicart. Il faut savoir que, dans la soierie, il y avait toute une hiérarchie. En haut de l'échelle, il y avait les soyeux ou les marchands, les négociants. Venaient ensuite les maîtres d'atelier, qui possédaient leurs métiers et étaient installés dans ces appartements hauts de plafond de la Croix-Rousse. Ce sont eux qui engageaient les compagnons tisseurs. Ces bourgeois avaient le privilège de posséder une canne à laquelle ils accrochaient des breloques en argent. Ce privilège leur aurait été retiré à la Révolution, d'où les cannes... nues. Oui, c'est un peu tiré par les cheveux, mais c'est une jolie histoire!» En passant, c'est un canut au chômage et reconverti en arracheur de dents qui créa Guignol. En ce défenseur des opprimés, né de l'imagination de Laurent Mourguet, se reconnaissait certainement dans les quelque 30 000 tisseurs croix-roussiens...
Au 9 de la rue Colbert, nous voilà devant l'une des plus célèbres traboules de Lyon et sa cour dite des Voraces. Là se réunirent justement les canuts révoltés de 1831 et de 1834, «avides» de meilleures conditions de travail. «Traboule vient du latin "trans ambulare", passer à travers, donc passer d'une pente à une autre par l'intermédiaire d'une cour, rappelle notre guide. À la Croix-Rousse, les traboules ont été créées pour faciliter la circulation des intermédiaires entre les soyeux et les canuts, de même que le transport des marchandises. Comme les soyeux habitaient tout en bas du quartier, ce sont leurs commis qui empruntaient ces passages pour donner leurs ordres aux canuts ou encore livrer des pièces de soie.»
Délaissé par les soyeux, le passage Thiaffait abrite aujourd'hui le Village des créateurs, qui regroupe les ateliers-boutiques d'une dizaine de jeunes entreprises de mode lyonnaises. La traboule rénovée s'avère à la fois une vitrine pour la relève et un bel espace de magasinage pour les amateurs de pièces uniques. Plus bas, rue Romarin, à deux pas de la place des Terreaux, l'Atelier de soierie nous initie à l'impression sur soie ou au cadre, car «en cette ère du prêt-à-jeter, pour apprécier quelque chose, il faut connaître le savoir-faire qui sous-tend sa création», note avec justesse Cyril Genet, le jeune entrepreneur, petit-fils de soyeux, qui nous accueille. Cette technique du XVIIe siècle, l'Atelier la garde bien vivante en réalisant, pour le compte de musées français et américains, des carrés de soie correspondant à leurs grandes expositions et vendus dans leurs boutiques.
De la soie au carbone...
N'empêche, le tissage de la soie est aujourd'hui bien marginal. À Lyon, il ne subsisterait qu'une dizaine de «tisseurs à bras», qui travaillent essentiellement à rhabiller les châteaux, estime Nathalie Jéquel. «De fait, il ne reste plus grand-chose de cette industrie, confirme Claire Mazallon-Wicart. La maison Prelle, fondée au XVIIIe siècle, existe toujours et travaille avant tout à la restauration de monuments nationaux. C'est elle, par exemple, qui a reproduit à l'identique les étoffes de soie des appartements royaux, à Versailles. Il y a bien aussi une demande de la haute couture, d'Hermès, entre autres, et quelques commandes privées...»
Il faut dire que l'activité séricicole, en amont du tissage, a disparu depuis longtemps. À partir de 1850 frappe la pébrine, une maladie mortelle pour les vers à soie qui sonne progressivement le glas des magnaneries de l'Ardèche, de la Drôme, du Vaucluse et du Gard, départements au sud de Lyon qui lui fournissaient jusqu'alors sa matière première. «Pasteur trouvera bien un remède, mais il sera trop tard, dit Nathalie Jéquel. Désormais, la soie proviendra de Chine — aujourd'hui elle vient du Brésil — et ce sera la fin du coconnage en France.» Mais l'industrie de la soie n'a pas encore dit son dernier mot: la sériciculture est morte, vive le moulinage, procédé de torsion des fils de soie importés! Ce sera son dernier sursaut: l'ouverture du canal de Suez, qui facilite l'accès aux soieries orientales, l'école obligatoire, qui prive les ateliers d'une grande partie de leur main-d'oeuvre, puis l'avènement de la soie synthétique, en 1884, auront finalement raison du secteur. Fin XIXe siècle, avec le prêt-à-porter, on construira plutôt de grandes usines textiles à la campagne.
Si un monde s'est éteint, un autre est né. Tout comme on considère que le métier Jacquard est le vénérable ancêtre de l'ordinateur, le savoir-faire des soyeux lyonnais a su évoluer pour donner naissance à de nouvelles inventions. «Pensons aux tissus techniques destinés, par exemple, aux pompiers, aux spéléologues, aux industries automobile et aéronautique, dit Nathalie Jéquel. Et puis, nous sommes aussi les chefs de file du tissage de carbone [qui sert à renforcer des matériaux composites].» C'est peut-être moins romantique que la soie, mais cela n'en assure pas moins à la région Rhône-Alpes, dont Lyon est le chef-lieu, la position dominante de la production textile française.
- Y aller: avec Air Transat, qui assure, cet été, quatre liaisons hebdomadaires Montréal-Lyon. www.airtransat.com
- À voir à Lyon, toujours sur le thème de la soie: au Musée des tissus, l'exposition «L'Esprit d'un siècle — La soierie lyonnaise 1800-1914», qui présente, jusqu'au 30 décembre, des brocarts d'une richesse inouïe, oeuvres d'art en soi. (www.musée-des-tissus.com). Aussi, dans le Vieux-Lyon, la Soierie Saint-Georges et son atelier de tissage à bras, toujours en activité.
- À découvrir à Taulignan, à 180 km au sud de Lyon: le très bel Atelier et Musée de la soie. Ses nombreuses machines permettent notamment de visualiser les activités diverses liées au travail de la soie. On y témoigne aussi des conditions de travail des ouvrières à l'emploi d'«orphelinats industriels», au temps où Taulignan était la première commune de moulinage de la Drôme. www.musée-soie.fr
- À visiter, non loin, à Grignan: les appartements du beau château où madame de Sévigné rendait visite à sa fille. Grâce à la Maison Prelle, qui a reproduit à l'identique rideaux, tentures et sièges aux couleurs et motifs du XVIIe siècle, chambres et antichambres de ce «Versailles du Midi» ont retrouvé tout leur éclat.
- À lire (ou à relire): Soie d'Alessandro Baricco, qui relate les déboires d'un éleveur de vers à soie de Lavilledieu, en Ardèche, au XIXe siècle. François Girard présentera sa version cinématographique de cette incroyable épopée cet automne. Aussi, le guide de poche Lonely Planet Lyon, signé Émilie Esnaud, livre avec brio l'essentiel de la destination.
- Renseignements: www.rhonealpes-tourisme.fr et www.lyon-france.com
Collaboratrice du Devoir
Carolyne Parent était l'invitée de Rhône-Alpes Tourisme et de l'Office du tourisme et des congrès du Grand Lyon.
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