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Le balconville des néo-Québécois

Alexandre Shields   21 juillet 2007  Voyage
Photo : Annik MH De Carufel
Au Québec, l'image d'une immigration qui demeure essentiellement concentrée à Montréal ne vaut pas seulement pour le lieu de résidence. En matière de tourisme aussi, les communautés culturelles sont absentes des régions de la province. Malgré ce constat, on tarde à prendre des mesures pour corriger la situation. Pourtant, si cette absence se prolonge, elle nuira gravement à l'industrie touristique québécoise.

«Le Québec, c'est une cordialité toute simple, une authenticité sans compromis et l'intensité à portée de main!», claironne fièrement le site Bonjour Québec, portail touristique officiel du gouvernement du Québec. Le portrait qu'on y trace a beau être idyllique, il n'arrive absolument pas à séduire les communautés culturelles de la province et à les convaincre de visiter ce «lieu unique en terre d'Amérique».

Une simple tournée des associations touristiques régionales (ATR) permet de constater que l'ensemble des régions du Québec — la Vieille Capitale dans une moindre mesure — sont boudées lorsque vient le temps sacré des vacances.

Partout on note leur extrême rareté, voire leur absence totale. «On sait que c'est un bon marché à atteindre, mais on sait aussi qu'en ce moment, on ne va pas les chercher par nos stratégies de marketing», dit ainsi Lina Racine, de l'ATR de Charlevoix. «Je vous dirais que ce n'est pas une clientèle qui vient beaucoup chez nous», affirme pour sa part Danie Béliveau, de Tourisme Cantons-de-l'Est. «On reçoit beaucoup de touristes étrangers, comme des Japonais, par exemple, mais peu de gens de la communauté japonaise [du Québec]», souligne-t-elle à titre d'exemple.

«On ne sait pas si les gens des communautés minoritaires de Montréal sont présents chez nous», avoue également Maxime St-Laurent, responsable de la promotion et chargé de projet à l'Association du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le seul moyen de le savoir, c'est si quelqu'un a la peau basanée ou parle espagnol; on peut alors présumer qu'il est soit étudiant dans une langue étrangère ici, soit un touriste.» «Personnellement, j'ai rarement vu des familles venir ici de leur propre chef pour passer des vacances», ajoute-t-il.

À l'ATR de Duplessis, sur la Côte-Nord, on lance à la blague que «les seules communautés qu'on a [là-bas], ce sont des communautés montagnaises».

Les chercheurs qui tentent de décrypter le comportement des touristes observent aussi le phénomène. «Ce qu'on constate, c'est qu'à la première génération, les immigrants ont tendance à retourner dans leur pays d'origine, explique Paul Arseneault, directeur du réseau de veille de la chaire de tourisme à l'Université du Québec à Montréal. À la deuxième génération, ils vont faire venir des membres de leur famille. À la troisième génération, on aurait dû enregistrer des comportements similaires à ceux des Québécois dits "de souche", mais ce n'est pas le cas.» Il précise que le phénomène est commun à l'ensemble des communautés, qu'il s'agisse de la communauté haïtienne, grecque, chinoise ou italienne.

Une analyse en partie corroborée par Slim Daouzli, intervenant social à La Maisonnée, un centre montréalais qui offre des services d'aide et de liaison aux immigrants. «La priorité, au début, c'est évidemment de s'installer. Mais quand on en a les moyens, on peut prévoir un voyage. Le premier réflexe des immigrants, après une année ou deux, c'est de retourner en vacances au pays, pour se ressourcer. Il ne faut pas oublier que le fait d'immigrer, c'est aussi un déchirement», explique l'homme d'origine algérienne arrivé au Québec en 2002.

Problème complexe

Mis à part ce réflexe compréhensible du retour aux sources, on se perd en conjectures pour expliquer l'absence de ce multiculturalisme touristique. «Ce n'est pas dû à un facteur particulier, mais à une série de facteurs», souligne M. Arseneault. Globalement, «ils peuvent penser qu'ils ne seront pas bien accueillis en région, et pas seulement parce qu'ils subiraient possiblement une forme de ségrégation raciale».

Il explique que certains craignent en effet que leurs besoins particuliers en matière d'alimentation, d'hébergement ou d'intérêts touristiques ne soient pas pris en compte. Selon lui, cette impression demeure parce que les gens d'affaires oeuvrant dans le milieu touristique font souvent preuve d'une grande «méconnaissance» des différences culturelles des diverses communautés.

«Par exemple, les forfaits vacances familiaux sont le plus souvent conçus pour les familles de deux adultes avec deux enfants, illustre Paul Arseneault. Or les familles immigrantes, surtout des premières générations, sont souvent plus nombreuses. Les frais augmentent rapidement quand il faut louer trois chambres d'hôtel pour dormir.» Un point de vue partagé par Slim Daouzli, qui estime qu'il faudrait «repenser les forfaits touristiques parce qu'ils sont basés sur la famille québécoise type, qui a un ou peut-être deux enfants».

En fait, déplore M. Daouzli, «le tourisme ici est assez coûteux». «Est-ce qu'on cherche vraiment un tourisme de masse au Québec? Est-ce qu'on cherche un tourisme sélectif ou un tourisme populaire?», demande-t-il. À cet égard, l'Algérien d'origine tombe des nues en ce qui a trait au transport. «Ce qui m'a étonné, c'est que le train n'est pas accessible, alors qu'en Europe, c'est très populaire. Je n'ai jamais compris pourquoi, au Canada, le train est si peu utilisé et si cher», dit-il.

La grande concentration de l'immigration dans la région montréalaise entre évidemment en ligne de compte. «La très vaste majorité des immigrants viennent s'installer à Montréal et ils n'ont pas tendance à sortir beaucoup de la ville. Ils n'ont donc pas de réseaux de contacts, d'amis ou de famille en région», soutient Paul Arseneault.

Facteur central, facteur vital, l'alimentation pose elle aussi problème, selon le directeur du réseau de veille de la chaire de tourisme de l'UQAM. «Si on pense par exemple à la viande halal ou à la nourriture kascher, on voit tout de suite le problème, lance-t-il. En fait, même pour les Québécois de souche, ce n'est pas toujours facile de bien manger en région.» Si les restaurants de «junk food» pullulent, il est souvent difficile de trouver de quoi satisfaire une bonne fourchette, admet-il.

Et la question sensible: les Québécois sont-ils racistes? Pas du tout, répond-on dans les ATR. Rencontrés par Le Devoir, un couple de jeunes Vénézuéliens et un autre d'origine brésilienne, tous deux assoiffés de découvrir la province, ont également tenu à vanter l'accueil cordial de la population. M. Daouzli abonde dans ce sens, mais en soulignant l'aspect économique. «Lorsque vous venez en tant que touristes, vous êtes toujours bien accueillis. Il ne faut pas oublier que les touristes viennent pour dépenser de l'argent, pour consommer», explique-t-il.

Néanmoins, pour M. Arseneault, «le phénomène Hérouxville, avec son fameux code de conduite, n'a rien fait pour arranger les choses. Ce n'est vraiment pas le genre de message qui est très positif».

Menace réelle

Quels que soient les facteurs qui expliquent cette situation, Paul Arseneault prévient que l'industrie touristique québécoise risque de perdre gros dans un avenir rapproché si on ne donne pas un sérieux coup de barre.

«C'est très inquiétant pour l'industrie parce que les immigrants devraient, au cours des prochaines années, demeurer concentrés à Montréal. Ce n'est pas une bonne nouvelle à court, à moyen et à long terme, affirme-t-il. En plus, entre 2015 et 2018, on connaîtra une perte nette d'individus au Québec. Il faudra donc absolument "recruter" davantage de touristes chez les gens issus de l'immigration, qui représenteront environ 25 % de la population québécoise d'ici 10 à 15 ans. Ce n'est pas uniquement un défi de l'industrie touristique, mais aussi un défi de société.»

Malgré ce constat inquiétant, généralement partagé par l'industrie, le chercheur estime que les gestes concrets se font cruellement attendre. «Je ne suis absolument pas certain que l'industrie ait compris la nécessité de composer avec cette réalité démographique. En fait, on prêche dans le désert quand on en parle. On part de très loin, lance cet homme reconnu dans le milieu pour son franc-parler. Si certains commencent à en prendre conscience, c'est de peine et de misère.»

Or, prédit-il, «quand ils vont en prendre pleinement conscience, je me demande s'il ne sera pas déjà trop tard. Des entreprises vont fermer bien avant cela. Il ne faut pas oublier que, trouver le moyen de séduire une nouvelle clientèle touristique, ça ne prend pas six mois. C'est un dur travail qui prendra des années».

En ce sens, les propos de Slim Daouzli sont révélateurs de l'ampleur de la tâche qui attend le Québec. «Je trouve qu'il n'y a pas beaucoup de choses qui sont faites pour encourager les gens à découvrir le Québec. Je dirais presque qu'on est pris en otages à Montréal. On a tout ici, tout est concentré ici. Il n'y a rien qui nous pousse à aller ailleurs, que ce soit pour s'installer ou pour visiter. Sauf, peut-être, en discutant avec des gens, par hasard.»

Gestes concrets?

Dans les ATR, les plans d'action se font aussi attendre. «Il y a de cela quelques mois, la question a été mentionnée. Maintenant, on est à revoir notre plan de marketing, qui sera mis en application au début de 2008», indique Lina Racine, de l'ATR de Charlevoix. On rencontre d'ailleurs ce type de situation un peu partout en province.

«On y songe dans notre région, mais on n'a pas de plan d'attaque de prêt, avoue pour sa part Danie Béliveau, de Tourisme Cantons-de-l'Est. Avant de faire quoi que ce soit, il faut la connaître, cette clientèle, et savoir ce qui l'intéresse, ajoute-t-elle. Ça ne sert à rien de vendre des réfrigérateurs aux Esquimaux. Si les gens cherchent quelque chose en particulier, il faut savoir ce que c'est.»

Pour y parvenir, Mme Béliveau croit que «ce serait peut-être à Tourisme Québec de faire une étude pour mieux connaître cette clientèle». Ainsi, les ATR pourraient déterminer, chacune dans leur région, quels sont les produits touristiques qui sont susceptibles de séduire chaque communauté.

La documentation sur le sujet est effectivement rarissime. Il existe néanmoins une étude sur cet enjeu. Elle a été réalisée au début des années 2000 par le ministère du Tourisme. On avait ainsi constaté que la majorité des membres des communautés culturelles optaient pour des vacances dans leur pays d'origine. Au Québec, les visites étaient de courte durée et effectuées avec les enfants. Les régions de prédilection étaient les Laurentides, Québec et les Cantons-de-l'Est. En matière d'attraits, on recherchait surtout les parcs, les milieux urbains et le bord de l'eau.

Pour Maxime St-Laurent, de l'ATR Saguenay-Lac-Saint-Jean, le manque d'efforts consacrés à la séduction de cette clientèle peut s'expliquer en partie par le coût élevé des campagnes publicitaires qui ciblent des segments très précis de la population. «Si on prend les communautés une par une, ce n'est pas une clientèle évidente, parce que très petite, mais aussi parce qu'il n'y a pas des moyens aussi évidents de les rejoindre. En matière de coût, c'est plus facile de voir le résultat [avec la clientèle "de souche"]. Donc, les entreprises privées s'y risqueront peu, parce que c'est une entreprise de longue haleine.»

À l'instar de M. Arseneault, il prévient que des efforts supplémentaires devront toutefois être faits, et ce, rapidement. «Si on ne fait pas d'actions dans ce sens-là, on va manquer le bateau et se sont d'autres régions qui vont prendre de l'avance dans ce domaine», prédit-il. M. St-Laurent demeure néanmoins optimiste. «Moi, je crois que c'est une avenue intéressante parce que, dans un avenir rapproché, ces clientèles-là ne peuvent qu'augmenter. Et ces gens-là ne peuvent pas rester uniquement à Montréal.»

Le gouvernement a effectivement tout intérêt à investir un maximum d'efforts pour stimuler cette nouvelle clientèle touristique, selon Kheira Chakor, responsable de la vie communautaire à La Maisonnée. «C'est une façon très efficace de susciter chez eux un sentiment d'appartenance à leur nouveau pays, estime-t-elle. En plus, les immigrants qui arrivent ici veulent découvrir le Québec et découvrir les régions. Une fois qu'ils ont vu ce qu'il y a au Québec, ils vont se faire les porte-parole auprès de leur famille et de leurs amis qui viendront les visiter. C'est aussi pour ça qu'il faut leur faire découvrir les régions, parce que ce sont nos ambassadeurs du tourisme ailleurs dans le monde.»






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  • Bernard Tremblay
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 07h04
    Une solution
    « Québec devrait mettre sur pied un programme d'échange inter-régional pour mieux faire connaître et comprendre toute la diversité et la richesse de toutes les régions du Québec.
    Parce qu'il ne suffit pas de faire sortir les immigrants de Montréal comme vous le titrer, mais il faut surtout établir des liens de compréhension entre toutes les cultures d'ici et celles qui qui nous sont venus d'ailleurs......

    Je suis persuadé qu'un tel programme, qui pourrait prendre différentes formes, rapporterait beaucoup plus, que toutes les campagnes publicitaires nous montrant de beaux paysages bucoliques.......

    Ainsi un message serait envoyé aux immigrants, que le Québec c'est bien plus grand qu'Hérouxville.....

    Bernard Tremblay »

  • Denis Biron
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 07h42
    Pas du tout racismes ... les Québécois !
    « Les publicités pour attirer le tourisme dans Charlevois, le Saguenay, le Bas-Saint-Laurent, etc... existe pour tous les Québécois de toutes origines ethniques.

    Si les communautés culturelles installées au Québec - Montréal prncipalement - refusent de passer leurs vacances dans les régions québécoises, ce n'est pas la faute des "des de souche" ou de qui que soit, car elles sont les bienvenues partout sur notre territoire.

    Veulent-elles vraiment s'intégrer ? Pourquoi 58% des nouveaux arrivants qui s'installent dans la région de Montréal PRÉFÈRENT-ILS s'intégrer à la minorité anglophone en se tournant vers la langue anglaise comme LANGUE COMUMMUNE... ? Pourquoi les grecs s'adressent entre eux en anglais ... et/ou avec les autres ethnies ?

    L'effort doit se faire des deux côtés.

    D. Biron »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 09h29
    A quand un débat sur l'immigration?
    « Chaque fois qu'on fouille un peu sur l'immigration au Québec, chaque fois qu'on va au-delà de la langue de bois de nos politiciens et de nos petites élites naives et mal informées, on y trouve du négatif. Beaucoup de négatif.

    A quand un vrai débat sur l'immigration? Un débat sans censure où on décrirait la réalité telle qu'elle est. Sans luntettes roses.

    Qu'apporte les nouveaux immigrants au Québec? Et pourquoi en fait-on venir autant?

    Dans les années 60, le Canada était le 2e pays le plus riche au monde. Il est au 20e rang, loin derrière HongKong et Singapour, pays du tiers-monde à l'époque. Pourtant le Canada est le pays qui a reçu le plus grand nombre d'immigrants en 40 ans per capita. Si le modèle marchait tout le monde le copirait.

    Le Japon, qui compte 20% de personnes âgées (le Québec est à 14% seulement) et a la deuxième économie au monde, ne recoit pas d'immigrants. Idem pour la Corée et Taiwan qui ont émergé en deux générations à peine sans immigrants.


    Le Québec compte plus d'immigrants (12%) que les États-Unis d'Amérique (11,7%) LE pays de l'immigration, LE grand modèle. Un BS sur quatre apte au travail au Québec est maintenant un immigrant. Maudite belle réussite.

    Plus du tiers des immigrants à Montréal vivent sous le seuil de la pauvreté. Une génération à peine a suffi pour paupériser des quartiers entiers, de St-Michel à Cote-des-Neiges.

    Bref à quand un débat sur l'immigration? Un débat sans lunettes roses. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 09h29
    A quand un débat sur l'immigration?
    « Chaque fois qu'on fouille un peu sur l'immigration au Québec, chaque fois qu'on va au-delà de la langue de bois de nos politiciens et de nos petites élites naives et mal informées, on y trouve du négatif. Beaucoup de négatif.

    A quand un vrai débat sur l'immigration? Un débat sans censure où on décrirait la réalité telle qu'elle est. Sans luntettes roses.

    Qu'apporte les nouveaux immigrants au Québec? Et pourquoi en fait-on venir autant?

    Dans les années 60, le Canada était le 2e pays le plus riche au monde. Il est au 20e rang, loin derrière HongKong et Singapour, pays du tiers-monde à l'époque. Pourtant le Canada est le pays qui a reçu le plus grand nombre d'immigrants en 40 ans per capita. Si le modèle marchait tout le monde le copirait.

    Le Japon, qui compte 20% de personnes âgées (le Québec est à 14% seulement) et a la deuxième économie au monde, ne recoit pas d'immigrants. Idem pour la Corée et Taiwan qui ont émergé en deux générations à peine sans immigrants.


    Le Québec compte plus d'immigrants (12%) que les États-Unis d'Amérique (11,7%) LE pays de l'immigration, LE grand modèle. Un BS sur quatre apte au travail au Québec est maintenant un immigrant. Maudite belle réussite.

    Plus du tiers des immigrants à Montréal vivent sous le seuil de la pauvreté. Une génération à peine a suffi pour paupériser des quartiers entiers, de St-Michel à Cote-des-Neiges.

    Bref à quand un débat sur l'immigration? Un débat sans lunettes roses. »

  • Dominique Dupire
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 09h46
    Beurre de pin !
    « Ainsi, si j'ai bien compris, Les touristes du monde entier viennent au Québec pour s'immerger dans la spécificité de notre culture mais, pour attirer les membres de nos communautés culturelles dans les sites touristiques Québécois, il faudrait faire de ces sites des lieus inspirés des coutumes des pays d'origine des membres de ces communautés. Cela me fait penser à cette Québécoise rencontrée en Argentine qui n'en revenait tout simplement pas de l'absence de beurre de peanut et de sirop d'érable dans le complexe hotelier... Édifiant ! »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 09h47
    Le rêve américain
    « Un émigrant de Montréal vas aller en premier aux USA, facilité de la langue unique, prix plus avantageux, nourriture ethnique partout, plage plus chaude, etc...
    Mes amis pure québécois n'aiment pas aller au USA, demandez moi pas pourquoi, nous émigrant, n'avons pas de préjugé et surtout devons avoir un passeport depuis longtemps...Et en plus on émigre en Amérique, pas rien qu'au Québec.
    Avez vous simplement fait un tour dans un parc québécois et au Vermont? La différence de prix est énorme et l'accueil presque meilleur et pourtant les deux n'ont que des arbres,,, demandez pas en plus à camper vous venez de diminuer de moitié votre budget familiale de vacance. Dans les hôtel et motel les enfants en dessous de 18 ans c'est gratuit, pas aux Québec ou si rarement. Les prix annoncés au Québec sont trop souvent des pièges à touriste ou il faut lire entre les lignes qu'on charge pour ci ou pour cela... Pour finir visiter un musé et vous en aurez 2 pour le prix de 1 au Québec. Et pourtant, la Gaspésie, Rimouski, le lac, ont beaucoup à offrir et sont des destination géniale, mais on y vas qu'une fois, trop dispendieuse, sauf pour le tourisme d'un jour.... »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 10h34
    DE LA POUTINE KASHER OU HALAL PEUT-ÊTRE ?
    « Ça va prendre un bon petit bout de temps avaNt que la Gaspésie et l'Abitibi servent la viande halal ou à la nourriture kascher dans tous ses établissements touristiques à ces religieux de la nourriture.

    Quand un Québécois de souche ne trouve pas de poutine en Gaspésie, il mange du homard. Ça tend à prouver qu'il est plus flexible sur le manger que ses nouveaux amis qui lui viennent d'ailleurs avec leurs Dieux qui leur disent quoi manger sur la terre. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 12h07
    Aucune raison d aller en region
    « Pour aller en visite quelque part il faut se sentir desire. Il n y a aucune raison pour que les gens des diverses communautes culturelles visitent les regions. Ils y seront meprises, ridiculises et denigres. Vive les cotes du Maine, vive les plages du Nouveau-Brunswick, vive New-York City et vive Toronto.

    Jusqu a recemment, j allais a chaque annee en region accompagnee de 2 jeunes enfants africains tres bien eduques. L ete dernier, a Saint-Donat, des que nous arrivions a la piscine tout le monde se taisait et nous observait. Il n y avait pas d amour dans l air... Ca devenait vraiment genant. Nous etions comme des betes au zoo. J ai alors dit au plus vieux: C est la derniere fois qu on vient en vacances dans une region du Quebec.

    Il y a quelques annees, j etais dans la ville de Quebec avec des professeurs africains tries sur le volet par la Fondation PGL. Vous dire comment l un d eux s est fait traiter par une serveuse de crepes.... j en fremis encore. La pauvre... elle n avait jamais rien vu de sa vie, je crois bien. Nous avons tous ete humilies et j etais au bord des larmes. Ce Quebec d ignorants et de xenophobes, non merci pour moi et pour mes futurs invites! »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 12h34
    D'abord des néo-Canadiens ?
    « Se pourrait-il que les immigrants aient d'abord choisi le Canada comme nouveau pays et que le Québec soit pour eux un accident de parcours ? Et qu'en est-il des autres provinces, comme l'Ontario, comme destination de vacances pour les immigrants ? A-t-on des statistiques ? L'absence présumée d'immigrants en vacances dans les régions s'expliquerait-il en partie par la difficulté que ces derniers anticipent de se faire servir en anglais dans des milieux qu'ils supposent unilingues, unilingues parano, pour reprendre l'expression d'une amie &
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • rabah hammachin
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 12h45
    Ne biaisez pas le débat svp!
    « Si les immigrants boudent les régions en matière de vancances, ceci est principalement dû à des facteurs économiques et sociaux.
    Économiques d'abord, En plus de la pauvreté relative des nouveaux immigrants qui ont la tête ailleurs qu'aux vacances,il est extrêmement dispendieux de passer quelques jours dans les paradis naturels du Québec par comparaison aux pays du sud tels Cuba, le Mexique ou la République Dominicaine.
    Sociaux ensuite car les immigrants, vu le contexte communautaire de la société canadienne en général, ont de la difficulté à se faire des réseaux qui les aideront à s'imprégner de la culture extraordinaire des régions.
    De plus, j'ai remarqué que les publicités vantant les attraits touristiques des régions sont d'une banalité affligeante! Ce n'est pas en exhibant une auberge et une rive de rivière, qui va attirer le potentiel touriste en quête de découverte.
    Maintenant si le seul argument à développer pour attirer cette clientèle est encore de leur renvoyer leur habitude alimentaire ou leur religion à la face, on n'est pas sorti de l'auberge. »

  • Carole Lapointe
    Abonnée
    samedi 21 juillet 2007 16h03
    Que développe-t'on pour les familles ? Voilà le problème
    « Le coût du logement au Québec a augmenté de facon fulgurante.
    Pour une famille, difficile de loger ailleurs que dans les vieilles maisons de Montréal.
    J'ai deux enfants adultes étudiants qui vivent avec moi. En banlieue et en région, à moins d'être riche, on n'a pas d'espace. Les nouvelles constructions depuis la fin des années 80 ne réflètent pas le besoin des familles, mais celui d'une mauvaise analyse : on pense aux gens âgés (donc, on construit petit, chambres minuscules etc). Pourtant, les baby-boomers doivent souvent garder avec eux leurs jeunes adultes étudiants et de plus, les parents vieillissant et de plus, les familles reconstituées suite aux divorces n'arrivent pas à trouver l'espace voulu. Bien des condos libres parce que non adaptés à la réalité.
    Les gens qui immigrent ici, ont le même problème que moi... une famille élargie, etc.

    Nous, les québécois, avons aussi des besoins de loisirs, de se gâter un peu, de sortir.
    L'industrie a donc misé sur les jeunes sportifs (et souvent les touristes) et... sur le vieillissement de la population : les couples âgés qui iront dans les auberges, les spas,,,

    Quand tu dois mettre tout ton argent à loger une plus grosse famille, tu pourrais te payer des vacances dans une colonie de vacances ; elles sont trop peu présentes, donc, toujours pleines à craquer et les gens y sont entassés.
    Paradoxe, car ce n'est pas l'espace qui manque au Québec.
    Hé oui, on subventionne beaucoup trop le luxe au Québec.

    On oublie la famille. Les repas sains familiaux ne se cuisinent plus non plus dans les restos.
    Le pâté chinois, le bouilli, ne se retrouvent plus à la carte des restos, la même chose est vraie pour les repas sains des communautés culturelles. Où à part Montréal, et dans certains quartiers précis, peut-on retrouver de petits restos familiaux où on peut manger sainement ?

    Nous sommes loin, très loin avec des projets vides comme celui du Mont-Tremblant... des besoins des familles, qu'elles soient d'origine québécoises ou autres.

    À quand les voyages organisés en autobus dans de petits ensembles touristiques vraiment abordables et où l'espace est priorisé au profit du luxe.
    Pas besoin d'un grand foyer entouré de marbre, de cuisines luxueuses, de salles de bains tout marbre et acajou dans les colonies de vacances.
    Les familles des communautés culturelles se voyant offrir par leurs associations de tels projets de vacances sauteraient sur l'occasion, j'en suis certaine.
    Trouvons des activités comme celles proposées dans les colonies de vacances internationales (genre Club Med en moins luxueux) et on réussira à donner de l'emploi aux jeunes étudiants l'été et du coup, l'épicier du coin fera des affaires d'or s'il sait livrer ses produits à la colonie de vacances, le boulanger, s'il sait (comme au temps des grosses familles dans les chalets au Québec) sortir de sa ''boutique'' et aller tenter les gens dans la colonie avec ses produits frais du jour.
    Au constructeur immobilier, de diminuer la taille d'une salle de bain au profit de celle des chambres...
    Aux animateurs de colonies de favoriser des activités compatibles avec la vie d'aujourd'hui : soirées de danse à thèmes divers, petits cours de langue, billard, baby foot, café internet... vous voyez le genre ?
    Un léger retour à l'arrière pour rééquilibrer le balancier ? »

  • Carole Lapointe
    Abonnée
    samedi 21 juillet 2007 16h36
    Les médias, les immigrants, le tourisme... quelques idées
    « Quand je lis certaines personnes, je me rends compte que ces gens se bornent à croire que ''nous en faisons assez'' pour séduire les nouveaux arrivés.
    Pourtant, la grande séduction passe avant tout par la télévision, la radio, les journaux.

    Les anglophones l'ont compris il y a très longtemps et ont une histoire en ce domaine... nous ne l'avons pas...
    Les anglophones ont laissé les communautés culturelles s'exprimer dans leur langue ex : le dimanche matin. La même chose à la radio.
    Puis, ils ont réussi à pouvoir communiquer avec ces gens ''d'ailleurs'' qui ont voulu connaitre la langue du poste de télé qu'ils écoutaient, de ces gens qui les reconnaissaient en tant que communautés, qu'individus.
    En communiquant, ils ont attiré vers leur culture ces gens d'ailleurs.
    Dans les médias francophones, on met des info-pubs ou des émissions endormantes pour combler les heures creuses.... quelle énorme erreur...
    Nous n'apprenons pas à connaitre ces gens, leur langue, leur culture... et eux n'apprennent pas les nôtres...
    Le rapprochement ne se fait pas.

    L'hôtel, motel, la colonie de vacances qui voudra attirer ces gens devront donc faire des efforts géants pour combler ce vide causé par les médias.
    Une idée pour eux ? annoncer en demandant que ce soit dans une émission multiculturelle....
    Une autre ? Afficher : "Ici, on parle italien,,, ou espagnol,, ou anglais,,, ou,, chinois..." Engager des jeunes étudiants de ces communautés comme animateurs.... ou aux cuisines etc.... ils auront un traducteur précieux et la possibilité de recevoir ces gens d'ailleurs. »

  • Thierry Ducharme
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 23h56
    Compréhensible...
    « Un ami à moi, iranien venant de France, est allé étudier (par erreur...) dans un cégep de région en design intérieur, alors qu'il voulait s'inscrire au tout début à Québec. Il s'est dit pourquoi pas et est tout de même allé. Mais au courant de l'année, un problème s'est déclaré audit cégep, et malheureusement, comme il était le seul représentant de la grande communauté "arabisante" (même si perses et arabes seraient en désaccord total avec moi...), tout de suite, les soupçons se sont dirigés vers lui, au point que la police locale fasse enquête sur lui et ses proches, alors qu'il n'avait rien à voir avec cette histoire. La tolérance vis à vis la différence ethnique visible en région est très relative et n'est souvent que de beaux mots... »

  • Pierre Sall
    Inscrit
    dimanche 22 juillet 2007 12h13
    Des population souvent ignorantes
    « La vraie question, est à mon avis, comment faire pour éduquer certaines populations des provinces du Québec, souvent incroyablement ignorantes. Je viens de passer deux semaines au Lac Saint Jean, avec mon épouses et mes trois enfants dans une auberge sympatique mais je dois vous dire que jamais je ne retournerai dans la région. C'est dommage car l'endroit est très beau mais la mentalité de certaines personnes est tout simplement nulle. Je ne pense même pas qu'elles soient racistes mais plutôt mal informées de ce qui se passe dans le monde. Je suis d'origine sénégalaise, professeur d'université à Ottawa, j'ai bcp voyagé dans le canada anglophone mais chaque fois que je suis dans les régions francophones du Québec, je découvre comment certaines sont ignorantes et souvent de mauvaise foi en ce qui concerne les immigrants. Lors de notre séjour au Lac Saint Jean, j'étais très perturbée des questions que certaines personnes me posaint. Genre, est ce qu'au Sénégal il y a des universités?, ou bien certaines personnes qui me disent au détour d'une conversion qu'elles ont peur d'aller en Afrique à cause du sida. Faut il en rire ou en pleurer?
    Je crois que les médias ont un gros travail de sensibilisation et surtout d'information à faire au niveau des provinces du Québec. Quand on sort de Montréal, on a l'impression que le reste du Québec est habité par des gens d'un autre âge. »

  • Pierre Sall
    Inscrit
    dimanche 22 juillet 2007 12h17
    Des populations souvent ignorantes
    « La vraie question, est à mon avis, comment faire pour éduquer certaines populations des provinces du Québec, souvent incroyablement ignorantes. Je viens de passer deux semaines au Lac Saint Jean, avec mon épouses et mes trois enfants dans une auberge sympatique mais je dois vous dire que jamais je ne retournerai dans la région. C'est dommage car l'endroit est très beau mais la mentalité de certaines personnes est tout simplement nulle. Je ne pense même pas qu'elles soient racistes mais plutôt mal informées de ce qui se passe dans le monde. Je suis d'origine sénégalaise, professeur d'université à Ottawa, j'ai bcp voyagé dans le canada anglophone mais chaque fois que je suis dans les régions francophones du Québec, je découvre comment certaines sont ignorantes et souvent de mauvaise foi en ce qui concerne les immigrants. Lors de notre séjour au Lac Saint Jean, j'étais très perturbée des questions que certaines personnes me posaint. Genre, est ce qu'au Sénégal il y a des universités?, ou bien certaines personnes qui me disent au détour d'une conversion qu'elles ont peur d'aller en Afrique à cause du sida. Faut il en rire ou en pleurer?
    Je crois que les médias ont un gros travail de sensibilisation et surtout d'information à faire au niveau des provinces du Québec. Quand on sort de Montréal, on a l'impression que le reste du Québec est habité par des gens d'un autre âge. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 23 juillet 2007 08h18
    Mr. Sall s'insulte un peu fort à tort
    « Pierre Sall "qui écrit Peter Sall" dans son adresse Yahoo écrit : «comment faire pour éduquer certaines populations des provinces du Québec, souvent incroyablement ignorantes».

    M. Sall écrit qu'il est prof. d'université à Ottawa. M. Sall n'est peut-être pas ignorant mais certainement insultant. Déchirer sa chemise parce qu'un Québécois du lac a demandé s'il y avait une université au Sénégal relève de l'intolérence d'une personne hautaine qui préfère, à son droit, les anglos des autres provinces. Bon vent M. Sall "très doué sur le sallissage". »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    lundi 23 juillet 2007 13h41
    Aux Gilles Bousquet de ce monde...
    « J ai hate de manger du pate chinois, du spaghetti et de la poutine.

    Voila ce que l enfant de onze ans qui m accompagne dans un pays d Afrique m a dit hier soir. Il est ne a Montreal dans le quatier Cote-des-Neiges, de parents africains. Il adore la yassa et le tieboudiene mais son retour au Quebec signifie pour lui un bon verre de lait avec les aliments mentionnes precedemment.

    Monsieur Bousquet, etre immigrant ne signifie pas etre demeure. »

  • SLIM DAOUZLI
    Inscrit
    jeudi 26 juillet 2007 10h01
    Mais ou sont donc passés les touristes maghrébins?
    « Mais ou sont donc passés les touristes maghrébins?

    La question touristique pour les immigrants de la première génération, issus des pays du Maghreb est plus une question d'intégration et de culture qu'autre chose. Quand on n'a pas le sentiment d'appartenir pleinement à une communauté, la communauté d'accueil, quand on n'a pas le sentiment d'être québécois ou néo-québécois, on n'a pas envie d'en connaître plus sur le pays et ses habitants. De même, quand on immigre au Québec et que l'on a été accepté et « sélectionné » parce que l'on a des diplômes et une expérience professionnelle transférables au Québec, mais que l'on s'entend dire tout de go, quand on se met à chercher du travail, que « vous n'avez pas d'expérience québécoise et que vos diplômes ne sont pas reconnus « icite », on ne va pas être particulièrement enclin à aller visiter et découvrir la Belle Province.
    L'établissement des immigrants en région est aussi un objectif, pour ne pas dire un rêve, caressé par le gouvernement du Québec. Mais Montréal reste la destination privilégiée des immigrants pour la bonne et simple raison que c'est la ville la plus cosmopolite et ou l'on se sent le moins étranger. On y retrouve des gens qui nous ressemblent, des plats qui nous ressemblent, des accents et des musiques ainsi qu'une infinité d'autres signes qui nous rattachent à des choses que nous connaissons et reconnaissons. Alors là encore pourquoi aller se compliquer l'existence à aller chercher midi à quatorze heures et faire du tourisme dans un milieu étranger et en plus y laisser des milliers de dollars acquis au prix de gros sacrifices.
    Dans ce cas il faut bien plus que des campagnes publicitaires de 50 000 dollars et des pages publicitaires pour faire bouger une famille nombreuse algérienne ou marocaine et leur donner le goût de visiter le Saguenay-Lac St Jean, la Côte Nord ou l'Abitibi.
    Cela ne veut pas dire que ces familles ne sont pas sorties de Montréal. Celles qui sont établies à Montréal depuis quelques années ont très souvent pris les devants pour aller visiter Québec-City, Tadoussac, Ottawa, Toronto. Il faut préciser que bon nombre de ces familles sont allées en voyage organisé soit avec des agences de voyage soit avec un organisme communautaire. Deux raisons principales expliquent ce choix : tout d'abord un prix abordable pour une famille, incluant le transport en car confortable, l'hôtel, et des circuits puis un cadre et un accompagnement familiarisé avec les goûts, les besoins et les exigences de cette clientèle.
    D'autres familles ont découvert avec le temps, des lieux de villégiature et des chalets à prix communautaire, à une heure de Montréal, en campagne au bord de lacs ou ils se rendent hiver comme été.
    Si je peux me permettre, je suggérerais pour inciter davantage les immigrants qui souhaitent passer des vacances au Québec, d'étudier davantage les besoins, les goûts et les capacités financières des communautés ciblées et de ne pas oublier que les communautés ethniques ne sont pas des blocs monolithiques et qu'au sein de chacune d'elles il existe autant de différences et de nuances dans les goûts et les habitudes qu'au sein de la communauté québécoise ou de toute autre communauté.
    Le plus simple et surtout le plus économique serait d'aller chercher les informations de base sur les populations ciblées par le ministère du tourisme ou les associations régionales de tourisme là ou elles se trouvent, c'est à dire auprès des organismes et associations que fréquentent cette clientèle si convoitée par les industries du tourisme au Québec.
    A titre d'exemple la question de nourriture halal, qui soit dit en passant ne concerne pas toute la communauté musulmane comme on a tendance à le croire( par manque de discernement, manque de connaissance, manque de curiosité, et un amalgame facile de tous les genres), peut être très simplement résolue dans les régions éloignées et ne disposant pas de viande préparée selon le mode halal. Les restaurateurs un peu imaginatif et à l'écoute d'une clientèle particulière ont un éventail de solutions gastronomiques susceptibles de satisfaire la plus exigeante des clientèles musulmanes :cuisine végétarienne, genre restaurants « Commensal », tous types de poissons des océans, de rivière ou de lacs grillés, frits, en tajine, tous genres de crustacés et fruits de mer, accompagnés de légumes sautés, jardinière, pizza, spaghettis, pastillas, paella, etc.
    Autre suggestion; des membres des minorités ethniques seraient d'excellents relais entre les opérateurs du tourisme en région et les communautés car ils seront un relais utile et informé et d'une plus grande efficacité que des études « aveugles » sans précision et sans nuances.
    Il y a donc « loin de la coupe aux lèvres » et le chemin est long pour voir un jour des familles maghrébines aller taquiner le goujon à Sainte Anne des Monts non loin des Monts Chics-Chocs ou canoter sur le lac Mouscoutchou.

    Slim Daouzli »

  • Comtesse deBergerac
    Inscrite
    vendredi 3 août 2007 00h35
    mal compris...
    « je pense qu'au Québec, nous avons un problème de base et c'est la mauvaise compréhension de l'humain. Faute d'observation les différents programmes gouvernementaux semblent très souvent manquer le but et rater la cible.

    Toujours on VEUT "pousser", "inciter", "encourager"... Partout on entend constamment cet usage poli de termes qui au fond veut dire "manipuler pour forcer les autres à faire ce qu'on veut". C'est sans doute là un triste héritage culturel de notre passé dominé par une religion qui savait mieux que nous ce qu'on devait faire pour "gagner notre ciel" !

    Enfin, j'ose émettre l'idée que si les immigrants ne vont pas faire du tourisme en région c'est peut-être parce qu'ils n'y trouvent pas ce qu'ils espèrent. C'est la simple loi de l'offre et de la demande...il faut offrir quelque chose que l'autre désire pour avoir un échange, sinon on perd son temps tout simplement.

    À mon avis on ne pourra attirer les touristes (immigrants ou non) en région, même en dépensant des fortunes en publicité, si on n'essaie pas de comprendre quels sont les éléments qui les attireront vers l'extérieur de Montréal. Comme dit le dicton: "On n'attire pas les mouches avec du vinaigre" (même s'il est de bonne qualité).


    Je trouve quand même curieux que les québecois qui se disent souvent grands pêcheurs ou grands chasseurs ne savent finalement pas très bien comment évaluer quel appât mettre au bout de leur ligne, ni comment "câller" l'orignal.

    Il nous faudrait peut-être un petit peu plus d'humilité et de réflexion... »

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