Un petit resto de semaine
Rien à l'extérieur n'est fait pour attirer les convives. Le côté plutôt sombre de la façade n'accroche pas le regard, pas plus que les glandes salivaires sont excitées par l'originalité du menu.
En fait, La Tanière, à Longueuil, est davantage un petit bistro-bar à vins pour copains qu'un resto traditionnel. Tables de bois brut, serviettes insignifiantes de papier, un décor qui mériterait un bon rafraîchissement...
Le menu est toutefois complexe et propose un choix qui va du calamar à la pizza et aux nombreuses pâtes, du steak « pétillant » (sic) style Chinatown aux moules, etc.
Un bar traditionnel qui sert aussi de « bar service » permet de découvrir des vins au verre, mais aussi quelques importations privées offertes au prix du marché.
La salade de bocconcini et tomates est correcte, mais sans surprise. Pas question ici de goûter à l'extraordinaire mozzarella de bufflonne que régit une partie de la ville de Naples et certains commerçants peu scrupuleux. On demeure dans le classique Saputo, élastique et sans vraiment de goût.
Pour les tomates, ouf! Nous sommes en pleine saison. Pour moi, les calamars sont toujours le test par excellence. Mollusque plus panure plus huile de cuisson égale produit passable.
Pour les calamars, on parle d'anneaux de calamari surgelés et coupés de même grosseur. Point de tentacules ou de petites têtes qui prouvent que le produit est frais. L'ensemble était néanmoins acceptable lorsque trempé dans le concassé de tomate.
Pas de steak pétillant à la chinoise pour nous, mais des moules à la sauce poulette et des tortellini à la sauce tomate. De généreuses portions nous sont servies, avec un rechange de serviettes. Les tortellini sont comme la plupart des produits identiques, neutres, rouges, et nécessitent un surplus de fromage.
Les moules, trop cuites et abondantes, baignaient dans une bonne sauce crème et vin blanc. Une garniture de frites et une mayonnaise « maison » complétaient le plat. Bonnes et bien cuites, les frites méritaient les honneurs.
À la différence du reste de la carte, les desserts sont relégués au rang des oubliés. Un choix restreint et un absent du soir nous ont convaincus ce soir-là de passer notre tour.
On ne s'attend pas à un grand service dans ce genre d'établissement. Il est poli, professionnel, mais avec le minimum requis. Il faut souvent se servir le vin nous-mêmes, bien que la salle ne soit pas complète.
Pourquoi vouloir proposer une aussi grande carte dans cet établissement? Il suffirait de si peu pour lui donner un sang nouveau et le rendre fort acceptable.
Une tanière est en général un lieu où les animaux aiment se tapir pour y vivre. Ici, dans la Tanière de la rue Saint-Charles, on passe puis on s'en va!
Bistro, bar à vins La Tanière, 105, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil, % 450 670-7473.
Prix payé pour deux personnes le soir avec une bouteille de vin, sans desserts ni cafés, avec taxes mais avant service: 86,01 $.
Plus: des prix en général assez bas et du bon pain.
Moins: un décor fade, sans particularité.
Collaborateur du Devoir
***
Les bonnes fourchettes du mois
Auberge des 21
621, rue Mars
La Baie
418 697-2121
Marcel Bouchard est un chef émérite qui gagne à être connu. Sa cuisine lui ressemble et il nous fait partager ses plaisirs. Gibier, champignons et produits amérindiens n'ont plus de secrets pour lui. À goûter: sa filotine de Kénogami et noisettes grillées au sirop d'érable.
***
Boris et Biscotti
Rue Lafontaine
Vieux-Port de Saguenay
418 602-0911
Quand un couple se joint à deux chats, cela donne le nom d'un restaurant, Boris et Biscotti. Un chef dynamique et sa « blonde » proposent une cuisine originale. On y offre foie gras, jambon et canard avec des vins recherchés.
***
L'International Café
460, rue Racine Est
Saguenay
418 690-5129
Un bistro sympathique où l'on propose des pâtes fraîches, d'excellentes grillades, et parfois un clin d'oeil gourmand au Japon. À découvrir aussi: les déjeuners et des cafés comme nulle part ailleurs au Saguenay.
***
Restaurant Opia
865, rue Victoria
La Baie
418 697-6742
On peut aussi bien y déguster le cheddar Boivin de deux ans qu'un tartare de saumon ou un bon boudin noir aux pommes et au romarin. Une cuisine sans prétention qui s'affiche du bon côté.
En fait, La Tanière, à Longueuil, est davantage un petit bistro-bar à vins pour copains qu'un resto traditionnel. Tables de bois brut, serviettes insignifiantes de papier, un décor qui mériterait un bon rafraîchissement...
Le menu est toutefois complexe et propose un choix qui va du calamar à la pizza et aux nombreuses pâtes, du steak « pétillant » (sic) style Chinatown aux moules, etc.
Un bar traditionnel qui sert aussi de « bar service » permet de découvrir des vins au verre, mais aussi quelques importations privées offertes au prix du marché.
La salade de bocconcini et tomates est correcte, mais sans surprise. Pas question ici de goûter à l'extraordinaire mozzarella de bufflonne que régit une partie de la ville de Naples et certains commerçants peu scrupuleux. On demeure dans le classique Saputo, élastique et sans vraiment de goût.
Pour les tomates, ouf! Nous sommes en pleine saison. Pour moi, les calamars sont toujours le test par excellence. Mollusque plus panure plus huile de cuisson égale produit passable.
Pour les calamars, on parle d'anneaux de calamari surgelés et coupés de même grosseur. Point de tentacules ou de petites têtes qui prouvent que le produit est frais. L'ensemble était néanmoins acceptable lorsque trempé dans le concassé de tomate.
Pas de steak pétillant à la chinoise pour nous, mais des moules à la sauce poulette et des tortellini à la sauce tomate. De généreuses portions nous sont servies, avec un rechange de serviettes. Les tortellini sont comme la plupart des produits identiques, neutres, rouges, et nécessitent un surplus de fromage.
Les moules, trop cuites et abondantes, baignaient dans une bonne sauce crème et vin blanc. Une garniture de frites et une mayonnaise « maison » complétaient le plat. Bonnes et bien cuites, les frites méritaient les honneurs.
À la différence du reste de la carte, les desserts sont relégués au rang des oubliés. Un choix restreint et un absent du soir nous ont convaincus ce soir-là de passer notre tour.
On ne s'attend pas à un grand service dans ce genre d'établissement. Il est poli, professionnel, mais avec le minimum requis. Il faut souvent se servir le vin nous-mêmes, bien que la salle ne soit pas complète.
Pourquoi vouloir proposer une aussi grande carte dans cet établissement? Il suffirait de si peu pour lui donner un sang nouveau et le rendre fort acceptable.
Une tanière est en général un lieu où les animaux aiment se tapir pour y vivre. Ici, dans la Tanière de la rue Saint-Charles, on passe puis on s'en va!
Bistro, bar à vins La Tanière, 105, rue Saint-Charles Ouest, Longueuil, % 450 670-7473.
Prix payé pour deux personnes le soir avec une bouteille de vin, sans desserts ni cafés, avec taxes mais avant service: 86,01 $.
Plus: des prix en général assez bas et du bon pain.
Moins: un décor fade, sans particularité.
Collaborateur du Devoir
***
Les bonnes fourchettes du mois
Auberge des 21
621, rue Mars
La Baie
418 697-2121
Marcel Bouchard est un chef émérite qui gagne à être connu. Sa cuisine lui ressemble et il nous fait partager ses plaisirs. Gibier, champignons et produits amérindiens n'ont plus de secrets pour lui. À goûter: sa filotine de Kénogami et noisettes grillées au sirop d'érable.
***
Boris et Biscotti
Rue Lafontaine
Vieux-Port de Saguenay
418 602-0911
Quand un couple se joint à deux chats, cela donne le nom d'un restaurant, Boris et Biscotti. Un chef dynamique et sa « blonde » proposent une cuisine originale. On y offre foie gras, jambon et canard avec des vins recherchés.
***
L'International Café
460, rue Racine Est
Saguenay
418 690-5129
Un bistro sympathique où l'on propose des pâtes fraîches, d'excellentes grillades, et parfois un clin d'oeil gourmand au Japon. À découvrir aussi: les déjeuners et des cafés comme nulle part ailleurs au Saguenay.
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Restaurant Opia
865, rue Victoria
La Baie
418 697-6742
On peut aussi bien y déguster le cheddar Boivin de deux ans qu'un tartare de saumon ou un bon boudin noir aux pommes et au romarin. Une cuisine sans prétention qui s'affiche du bon côté.
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