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Enfin, une nouvelle table qui vaut le détour !

Evelyn Payne   15 août 2008  Alimentation
Au restaurant Le Coq Rieur, à Cap-Rouge, l’espace est très cosy et la mise en scène, d’une belle simplicité.
Au restaurant Le Coq Rieur, à Cap-Rouge, l’espace est très cosy et la mise en scène, d’une belle simplicité.
Cap-Rouge — Voici qu'une nouvelle table s'est installée dans le Vieux-Cap-Rouge, sous le tracel, à quelques pas à peine de la plage Jacques-Cartier et de la marina. Ce n'était pas trop tôt car, mis à part certains petits casse-croûte et bineries du secteur, il était presque impossible de bien manger passé la Pointe Sainte-Foy. Seuls quelques magnats de la restauration se négocient à prix fort le chemin Saint-Louis, à l'angle de l'avenue des Hôtels.

D'un point de vue gastronomique, cette nouvelle table ne fait pas dans le sophistiqué ou dans un quelconque autre type de cuisine évolutive et créative. On y propose plutôt des valeurs sûres, de grande qualité, dans une atmosphère conviviale mais surtout sans prétention. Au Coq Rieur, on se sent chez soi.

D'ailleurs, l'espace est très cosy et sa mise en scène, d'une belle simplicité. Un foyer fonctionnel prend place au fond de la salle à manger, qui peut accueillir 50 convives. Étrangement, les éléments de décoration sont plutôt dépareillés et certains murs sont en brique, d'autres en stuc.

Des lampes multicolores fabriquées au Québec par des artisans rappellent le verre de Murano. Des reprographies, des huiles sur toile et des miroirs ornent les murs de la pièce sans pour autant que celle-ci semble surchargée.

Des poutrelles de bois massives traversent le plafond, ce qui donne à l'endroit un style un peu campagnard. On s'y sent en vacances; plus rien ne presse, on peut prendre le temps de prendre le temps.

Bien que la maison soit située sur la rue la plus fréquentée du Vieux-Cap-Rouge, elle demeure feutrée et permet de passer un moment calme sans être dérangé par le bruit des voitures. La terrasse à l'avant demeure aussi relativement tranquille, puisqu'elle s'élève au-delà du niveau de la rue. Les tables sont grandes et bien espacées.

Une fois bien assis au bord d'une grande fenêtre, on nous apporte la carte des vins, qui propose une cinquantaine de produits, pour la plupart d'importation privée. Une exclusivité certaine est donc assurée, ce qui permet de sortir de sa zone de confort et de goûter des aliments avec lesquels on n'est pas familier.

Toutefois, il n'est pas toujours possible de connaître le millésime et le nom du producteur du vin dégusté. Les produits d'Espagne, du Portugal et de la Nouvelle-Zélande sont ainsi laissés pour compte. Par contre, une sélection impressionnante de vins français est proposée, à des prix très intéressants.

Le menu présente également des plats typiquement français, parfois retouchés à la québécoise. Entre autres spécialités, les escargots de Bourgogne, gibelotte de lapin et canard confit à l'érable sont offerts à la carte.

En entrée, la crème de poireaux est délicieuse. Le feuilleté d'escargots à la Bourguignonne est truffé de pleurotes et de chanterelles. La pâte feuilletée goûte vraiment le beurre.

La chaudrée de poissons, dans laquelle on trouve saumon, flétan, moules, palourdes et crevettes, est dangereusement copieuse. Servie avec croûtons et aïoli, son goût franchement safrané est intéressant et rappelle celui de la bouillabaisse. Le bouillon n'a cependant pas eu le temps de s'imprégner suffisamment du goût de la mer.

Le boudin noir servi comme plat de résistance, accompagné de pommes flambées au calvados et caramélisées à l'érable, est excellent. Et deux pièces de boudin plutôt qu'une, avec frites et salade, c'est toute une aventure gastronomique. Impossible de passer au travers. Déjà, après la chaudrée, on est plus que repu.

Les médaillons de veau sont cuits parfaitement, rosés comme il se doit, légèrement nappés d'un fond à saveur délicate. Le goût est impeccable. Une poire pochée est servie en à-côté. On nous explique que les viandes sont souvent accompagnées de fruits, que le sucré et le salé partagent souvent la même assiette.

Le repas s'est soldé par une crème brûlée au citron et de profiteroles. Rien à ajouter en ce qui concerne les desserts, si ce n'est de souligner l'originalité du parfum de la crème brûlée, qui est d'une fraîcheur impressionnante, d'une texture des plus lisses. Le café biologique équitable est délicieux. Une sélection de thés en feuilles de première qualité saura contenter les amateurs.

Il faut dire que le chef Alain Guillemant et son associée, Brigitte Dubois, connaissent bien leur affaire. Oeuvrant dans le milieu depuis près de 15 ans, ils ont fait leurs classes dans le Vieux-Port, sur la rue Saint-Paul. Instigateurs du bistro L'Ardoise, ils y sont demeurés de 1994 à 1999.

Ils ont ensuite tenu, jusqu'en 2003, l'Auberge des Sablons, dans Charlevoix. Le Coq Rieur est donc un projet familial abouti, pensé et repensé, qui se veut un bistro-boutique typiquement français. Dès septembre, un service de traiteur y sera offert.

Ce bistro ouvert depuis le 26 juin dernier est situé sur la rue Saint-Félix, au rez-de-chaussée d'une maison ancestrale entièrement rénovée. Au sous-sol, on trouve un espace-boutique où sont proposés des plats cuisinés emballés sous vide, des petits pots et des douceurs maison.

Il faudra désormais se donner le temps de faire un détour à Cap-Rouge, Le Coq Rieur étant maintenant un incontournable du secteur.

Cuisine: bistro français.

Musique: Georges Brassens, Patrick Bruel, Charles Aznavour et compagnie.

Ambiance: typiquement française.

Les plus: plus de 90 % des vins offerts sont d'importation privée.

Les moins: le service, qui n'est pas encore rodé, peut être lent.

Midi: 10,95 $ à 17,95 $ en table d'hôte.

À la carte en soirée: entrées de 4 $ à 12,95 $, plats principaux de 13,75 $ à 26,95 $.

Petite formule en soirée: ajoutez 7,25 $ au prix du plat et obtenez un potage ou une verdurette, un dessert du jour et un café.

Table d'hôte en soirée: 27,95 $ à 34,95 $.

Menu brunch les samedis et dimanches: jusqu'à 16,50 $.

***

Le Coq Rieur

Bistrot-boutique-traiteur

4292, rue Saint-Félix

Québec

418 650-0051

***

Collaboratrice du Devoiro






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  • Élisabeth Germain
    Abonnée
    vendredi 15 août 2008 00h57
    Des bineries?
    « "Mis à part certains petits casse-croûte et bineries du secteur, il était presque impossible de bien manger passé la Pointe Sainte-Foy."
    Et pourtant, j'ai fort bien mangé au Gwalarn, sur la rue Provancher, à Cap-Rouge. Excellent resto-galerie, bien loin d'être une binerie. Allez donc y faire un tour, chère Madame, et svp évitez ce genre d'affirmation qui peut faire du tort.
    Élisabeth Germain, Québec. »

  • Paul Germain
    Inscrit
    samedi 16 août 2008 00h20
    Le Gwalarn: resto vraiment français et à côté!
    « Ouais! Le chef proprio du Gwalarn est français et offre des saveurs exquises et délicates. Et quel chaleureux accueil nous réserve sa compagne Linda Even, qui de plus y tient galerie d'art et organise des événements culturels de qualité. L'été, le déjeuner est servi sur une grande pelouse au bord de la rivière Cap-Rouge. Comment avez-vous pu manquer tout ça, chère Madame? »

  • Selyan Martin
    Inscrit
    mercredi 1 octobre 2008 00h18
    votre texte est de mauvaise foi Payne Evelyn...seulement des bineries a Cap-rouge???
    « Des inepties que vous dites madame la journaliste ,vous allez perdre de la credibilité en agissant ainsi..
    sachez qu'a Cap-Rouge nous avons depuis plus de 20ans "le Gwalarn"un excelent restaurant francais et "le Tajine"un autre excelent restaurant marocain depuis plus de 3 ans ou il faut reserver pour pouvoir avoir une place.
    Votre article est complaisant et ca ressemble a du copinage . »

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