Cet art qu'est la composition florale
Graminée, ipomée, pétunia, Solanum panaché, le jardinier a l’embarras du choix pour exprimer sa créativité!
La composition florale n'est pas un art évident, car sous la beauté des plantes choisies se dissimulent dans le sol des masses de racines en compétition pour l'eau, l'air et les nutriments. Si certaines préfèrent un sol sec, d'autres aiment l'humidité constante; et avec les petites «goinfres» qui ravissent tous les éléments nutritifs au détriment des autres, cela fait que l'équilibre recherché prend le bord. Pas évident, non plus, de contenter toutes ces plantes aux besoins si différents et de les faire cohabiter pour notre bon plaisir...
Le jardinier d'expérience fait travailler toutes ses méninges, se rappelle tous ses bons coups et se jette dans la création de sa «boîte» à fleurs en conjurant le ciel de lui être favorable.
Bien sûr, on peut toujours jouer sur les arrangements gagnants: géranium (Pelargonium) rouge, Lobelia bleu et Vinca panachée retombante; mais comme l'industrie horticole nous offre chaque année tant et tant de nouveautés, pourquoi ne pas se laisser tenter?
La tendance est aux boîtes mixtes. On y retrouve aussi bien des annuelles que des vivaces, des plantes d'intérieur, parfois des fines herbes et même des légumes. Bref, l'imagination du jardinier n'a pas de limites, si ce n'est celle de la réalisation.
Si on prend soin d'utiliser une boîte de bonnes dimensions (les boîtes sont souvent trop petites), de choisir un bon terreau et de mettre au fond un bon pouce de petits morceaux de charbon de bois, il ne nous reste plus qu'à ajouter une fertilisation liquide constante, avec un gramme de 20-20-20 par litre d'eau une semaine, puis un gramme de 15-30-15 l'autre semaine. Pour ce qui est de la quantité d'eau à donner, rappelez-vous que les plantes peuvent souffrir d'un manque d'eau, mais aussi mourir d'un surplus d'eau! Moralité: la modération leur est profitable.
***
Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier?
Vous désirez que je réponde à votre question?
Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi!
jeanclaudevigor@videotron.ca
***
Acalypha et Amaranthus
De charmantes chenilles
Depuis quelques années, on trouve parfois des potées suspendues d'Acalypha hispida ou sanderi, communément appelée «plante chenille», ou Red Hot Cat's Tail en anglais. C'est une plante tropicale d'intérieur, mais qui passe très bien l'été dehors, à condition qu'il fasse chaud et qu'elle ne manque pas d'eau ni de fertilisant. Transplantée dans un terreau riche et bien drainé, installée de préférence dans un endroit légèrement ombragé afin que le soleil du midi ne brûle pas son feuillage, elle fleurira pendant toute la saison. Les inflorescences, souvent nommées «chenilles», proviennent d'un plant dioïque femelle que l'on ne peut reproduire que par bouture. Généralement, c'est le nombre de boutures dans le contenant qui influence la qualité de la plante (cinq dans un panier de huit pouces).
Bien qu'il s'agisse d'une plante d'intérieur, il faut être un jardinier habile pour bien la conserver dans la maison en hiver. Il est donc préférable de la considérer comme une plante annuelle. L'Acalypha est un genre généreux puisque composé de plus de 400 espèces. Quelques jardineries offrent le superbe Acalypha wilkesiana, qui ressemble davantage à un coléus avec son feuillage multicolore et qui peut aussi être conservé comme une plante d'intérieur.
Quant à l'amaranthe «queue de renard» (Amaranthus caudatus), il s'agit d'une plante annuelle, généralement commercialisée dans des boîtes à fleurs. Hélas, les jeunes plants étant peu inspirants en début de saison, ils ne trouvent que rarement preneurs. Ces jeunes plants maigrichons, une fois transplantés en pleine terre ou dans de grandes vasques, offriront pourtant des inflorescences spectaculaires jusqu'aux gelées. Cette plante tropicale originaire d'Amérique du Sud aime le plein soleil, un terreau riche, bien drainé, et une fertilisation soutenue afin d'obtenir des plants de plus d'un mètre de haut. Pour un bel effet, transplantez six plants dans un gros pot de 16 à 20 pouces. En fin de saison, les inflorescences, «queues de renard», redescendront vers le sol, créant tout un effet. Il ne faut surtout pas les priver d'eau en plein été, sans toutefois les noyer.
***
Coup de coeur: le Pelargonium x domesticum
Si vous avez besoin d'une plante annuelle en vasque supportant le plein soleil, résistante et florifère, les nouveaux cultivars de Pelargonium x domesticum seront à la hauteur. Ils sont encore plus gourmands que nos géraniums* (Pelargonium zonale) et ont besoin d'une fertilisation soutenue et de beaucoup d'eau une fois qu'ils sont bien enracinés dans leur pot décoratif. Un contenant de huit pouces, voire de dix pouces, fera l'affaire.
Tous les Pelargonium ont pour origine l'Afrique du Sud, d'où leur manque de rusticité; mais avec un peu de doigté, le jardinier averti pourra les conserver l'hiver comme les autres géraniums si un maximum de lumière est disponible.
*Afin d'éviter toute confusion, on devrait utiliser la dénomination Pelargonium au lieu de celle de Geranium, si usuelle. Car les véritables Geranium sont des plantes vivaces que nous utilisons dans nos plates-bandes, comme le Geranium sanguineum «Max Frei» ou le superbe Geranium «Roxanne», et le favori de la rocaille, le Geranium cinereum «Ballerina»
***
Pour votre bibliothèque
Cultiver des légumes sur son balcon: rien de plus facile! Ce guide propose des fiches très complètes sur les 25 meilleurs légumes, herbes et petits fruits à semer, planter et installer en pots et en jardinières, seuls ou accompagnés. Illustré de grandes photos, le guide décrit aussi en détail les compositions et les gestes à faire: liste des achats, plantation, entretien, récoltes.
Mis à part le calendrier destiné à nos amis jardiniers français, ce petit bouquin de la collection «Les pas à pas», de Larousse, comme son nom le suggère, permettra même au jardinier débutant d'obtenir une récolte enviable grâce aux bonnes méthodes décrites et abondamment illustrées par des photographies claires et explicites.
Un potager sur mon balcon
Collectif
Éditions Larousse,
coll. «Les pas à pas»
Avril 2009, 144 pages. Prix: 19,95 $.
***
La semaine du jardinier
- Samedi 20 juin - Saint-Sylvère. Une tomate pas ordinaire: «Silvery Fire Tree», originaire de la Russie. Il s'agit d'une variété très originale en raison de son feuillage vert-gris très finement ciselé rappelant celui de la carotte. Les plants trapus produisent d'abondants fruits ronds légèrement aplatis de couleur rouge-orange. Saveur délicieuse, parfaite pour la culture en gros contenants. Port à croissance «déterminée». Pour les semences l'année prochaine: www.ecoumene.com. Pour des plants: www.boutique.coopamaisonverte.com.
- Dimanche 21 juin - Saint-Rodolphe. Mon collègue Ronald Leduc et son fils Olivier livrent une chronique sur les vivaces qu'ils aiment dans le magazine Côté jardin vivaces 2009. Toujours amoureux des vivaces d'ombre, ils font l'éloge de Waldsteinia ternata, un couvre-sol généreux qui supporte d'être installé dans des endroits ombragés et pauvres.
- Lundi 22 juin - Saint-Alban. Olivier Leduc, comme son père, a un faible pour les graminées. Elles ont la cote! Il nous recommande un massif composé de roseaux de Chine Miscanthus «Purpurascens», placé en arrière, avec en avant le Calamagrostis «Overdam». Un joli mariage de floraison et de feuillage rougeâtre.
- Mardi 23 juin - Sainte-Audrey. Lorsque vous coupez les gourmands de vos tomates tuteurées, ne jetez pas les tiges et les feuilles. Déposez les feuilles sur vos choux, cela éloignera les petits papillons blancs (piéride du chou). Question d'odeur... Certains torsadent même les fanes de tomates autour de leur chapeau, éloignant ainsi les moustiques...
- Mercredi 24 juin - Saint-Jean-Baptiste. «Les herbes de la Saint-Jean gardent leurs vertus tout l'an.» La légende attribue aux plantes de la Saint-Jean une efficacité exceptionnelle si on les cueille avant le lever du soleil, encore couvertes de rosée, le matin du 24 juin. Selon les auteurs, elles sont au nombre de sept, voire 27, à se réclamer «herbe de la Saint-Jean». On raconte qu'au matin de la Saint-Jean les forces de la terre sont à leur apogée.
- Jeudi 25 juin - Saint-Salomon et Saint-Prosper. Puis? Avez-vous mal aux cheveux? Je vous l'avais pourtant bien dit, que le basilic était l'arme secrète des Italiens. Après «bombance et beuverie», il faut toujours une tisane de basilic... Mais cette année, j'ai opté pour une infusion de sarriette. Non pas pour stimuler mon appétit, mais pour ses vertus à combattre l'indigestion! Afin de retourner faire «bombance»...
- Vendredi 26 juin - Saint-Anthelme. «J'aime mieux avoir un punch de cinq plantes pareilles que de voir 12 sortes de végétaux sur 12 pieds de long. C'est sûr que la bataille va "pogner" si tu mets trop de plantes différentes, car c'est impossible de les rendre toutes heureuses. Ça pousse, ces petites bêtes-là.» Paroles de Ronald Leduc, criant de vérité avec son langage coloré et toujours de bon conseil.
Le jardinier d'expérience fait travailler toutes ses méninges, se rappelle tous ses bons coups et se jette dans la création de sa «boîte» à fleurs en conjurant le ciel de lui être favorable.
Bien sûr, on peut toujours jouer sur les arrangements gagnants: géranium (Pelargonium) rouge, Lobelia bleu et Vinca panachée retombante; mais comme l'industrie horticole nous offre chaque année tant et tant de nouveautés, pourquoi ne pas se laisser tenter?
La tendance est aux boîtes mixtes. On y retrouve aussi bien des annuelles que des vivaces, des plantes d'intérieur, parfois des fines herbes et même des légumes. Bref, l'imagination du jardinier n'a pas de limites, si ce n'est celle de la réalisation.
Si on prend soin d'utiliser une boîte de bonnes dimensions (les boîtes sont souvent trop petites), de choisir un bon terreau et de mettre au fond un bon pouce de petits morceaux de charbon de bois, il ne nous reste plus qu'à ajouter une fertilisation liquide constante, avec un gramme de 20-20-20 par litre d'eau une semaine, puis un gramme de 15-30-15 l'autre semaine. Pour ce qui est de la quantité d'eau à donner, rappelez-vous que les plantes peuvent souffrir d'un manque d'eau, mais aussi mourir d'un surplus d'eau! Moralité: la modération leur est profitable.
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Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier?
Vous désirez que je réponde à votre question?
Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi!
jeanclaudevigor@videotron.ca
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Acalypha et Amaranthus
De charmantes chenilles
Depuis quelques années, on trouve parfois des potées suspendues d'Acalypha hispida ou sanderi, communément appelée «plante chenille», ou Red Hot Cat's Tail en anglais. C'est une plante tropicale d'intérieur, mais qui passe très bien l'été dehors, à condition qu'il fasse chaud et qu'elle ne manque pas d'eau ni de fertilisant. Transplantée dans un terreau riche et bien drainé, installée de préférence dans un endroit légèrement ombragé afin que le soleil du midi ne brûle pas son feuillage, elle fleurira pendant toute la saison. Les inflorescences, souvent nommées «chenilles», proviennent d'un plant dioïque femelle que l'on ne peut reproduire que par bouture. Généralement, c'est le nombre de boutures dans le contenant qui influence la qualité de la plante (cinq dans un panier de huit pouces).
Bien qu'il s'agisse d'une plante d'intérieur, il faut être un jardinier habile pour bien la conserver dans la maison en hiver. Il est donc préférable de la considérer comme une plante annuelle. L'Acalypha est un genre généreux puisque composé de plus de 400 espèces. Quelques jardineries offrent le superbe Acalypha wilkesiana, qui ressemble davantage à un coléus avec son feuillage multicolore et qui peut aussi être conservé comme une plante d'intérieur.
Quant à l'amaranthe «queue de renard» (Amaranthus caudatus), il s'agit d'une plante annuelle, généralement commercialisée dans des boîtes à fleurs. Hélas, les jeunes plants étant peu inspirants en début de saison, ils ne trouvent que rarement preneurs. Ces jeunes plants maigrichons, une fois transplantés en pleine terre ou dans de grandes vasques, offriront pourtant des inflorescences spectaculaires jusqu'aux gelées. Cette plante tropicale originaire d'Amérique du Sud aime le plein soleil, un terreau riche, bien drainé, et une fertilisation soutenue afin d'obtenir des plants de plus d'un mètre de haut. Pour un bel effet, transplantez six plants dans un gros pot de 16 à 20 pouces. En fin de saison, les inflorescences, «queues de renard», redescendront vers le sol, créant tout un effet. Il ne faut surtout pas les priver d'eau en plein été, sans toutefois les noyer.
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Coup de coeur: le Pelargonium x domesticum
Si vous avez besoin d'une plante annuelle en vasque supportant le plein soleil, résistante et florifère, les nouveaux cultivars de Pelargonium x domesticum seront à la hauteur. Ils sont encore plus gourmands que nos géraniums* (Pelargonium zonale) et ont besoin d'une fertilisation soutenue et de beaucoup d'eau une fois qu'ils sont bien enracinés dans leur pot décoratif. Un contenant de huit pouces, voire de dix pouces, fera l'affaire.
Tous les Pelargonium ont pour origine l'Afrique du Sud, d'où leur manque de rusticité; mais avec un peu de doigté, le jardinier averti pourra les conserver l'hiver comme les autres géraniums si un maximum de lumière est disponible.
*Afin d'éviter toute confusion, on devrait utiliser la dénomination Pelargonium au lieu de celle de Geranium, si usuelle. Car les véritables Geranium sont des plantes vivaces que nous utilisons dans nos plates-bandes, comme le Geranium sanguineum «Max Frei» ou le superbe Geranium «Roxanne», et le favori de la rocaille, le Geranium cinereum «Ballerina»
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Pour votre bibliothèque
Cultiver des légumes sur son balcon: rien de plus facile! Ce guide propose des fiches très complètes sur les 25 meilleurs légumes, herbes et petits fruits à semer, planter et installer en pots et en jardinières, seuls ou accompagnés. Illustré de grandes photos, le guide décrit aussi en détail les compositions et les gestes à faire: liste des achats, plantation, entretien, récoltes.
Mis à part le calendrier destiné à nos amis jardiniers français, ce petit bouquin de la collection «Les pas à pas», de Larousse, comme son nom le suggère, permettra même au jardinier débutant d'obtenir une récolte enviable grâce aux bonnes méthodes décrites et abondamment illustrées par des photographies claires et explicites.
Un potager sur mon balcon
Collectif
Éditions Larousse,
coll. «Les pas à pas»
Avril 2009, 144 pages. Prix: 19,95 $.
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La semaine du jardinier
- Samedi 20 juin - Saint-Sylvère. Une tomate pas ordinaire: «Silvery Fire Tree», originaire de la Russie. Il s'agit d'une variété très originale en raison de son feuillage vert-gris très finement ciselé rappelant celui de la carotte. Les plants trapus produisent d'abondants fruits ronds légèrement aplatis de couleur rouge-orange. Saveur délicieuse, parfaite pour la culture en gros contenants. Port à croissance «déterminée». Pour les semences l'année prochaine: www.ecoumene.com. Pour des plants: www.boutique.coopamaisonverte.com.
- Dimanche 21 juin - Saint-Rodolphe. Mon collègue Ronald Leduc et son fils Olivier livrent une chronique sur les vivaces qu'ils aiment dans le magazine Côté jardin vivaces 2009. Toujours amoureux des vivaces d'ombre, ils font l'éloge de Waldsteinia ternata, un couvre-sol généreux qui supporte d'être installé dans des endroits ombragés et pauvres.
- Lundi 22 juin - Saint-Alban. Olivier Leduc, comme son père, a un faible pour les graminées. Elles ont la cote! Il nous recommande un massif composé de roseaux de Chine Miscanthus «Purpurascens», placé en arrière, avec en avant le Calamagrostis «Overdam». Un joli mariage de floraison et de feuillage rougeâtre.
- Mardi 23 juin - Sainte-Audrey. Lorsque vous coupez les gourmands de vos tomates tuteurées, ne jetez pas les tiges et les feuilles. Déposez les feuilles sur vos choux, cela éloignera les petits papillons blancs (piéride du chou). Question d'odeur... Certains torsadent même les fanes de tomates autour de leur chapeau, éloignant ainsi les moustiques...
- Mercredi 24 juin - Saint-Jean-Baptiste. «Les herbes de la Saint-Jean gardent leurs vertus tout l'an.» La légende attribue aux plantes de la Saint-Jean une efficacité exceptionnelle si on les cueille avant le lever du soleil, encore couvertes de rosée, le matin du 24 juin. Selon les auteurs, elles sont au nombre de sept, voire 27, à se réclamer «herbe de la Saint-Jean». On raconte qu'au matin de la Saint-Jean les forces de la terre sont à leur apogée.
- Jeudi 25 juin - Saint-Salomon et Saint-Prosper. Puis? Avez-vous mal aux cheveux? Je vous l'avais pourtant bien dit, que le basilic était l'arme secrète des Italiens. Après «bombance et beuverie», il faut toujours une tisane de basilic... Mais cette année, j'ai opté pour une infusion de sarriette. Non pas pour stimuler mon appétit, mais pour ses vertus à combattre l'indigestion! Afin de retourner faire «bombance»...
- Vendredi 26 juin - Saint-Anthelme. «J'aime mieux avoir un punch de cinq plantes pareilles que de voir 12 sortes de végétaux sur 12 pieds de long. C'est sûr que la bataille va "pogner" si tu mets trop de plantes différentes, car c'est impossible de les rendre toutes heureuses. Ça pousse, ces petites bêtes-là.» Paroles de Ronald Leduc, criant de vérité avec son langage coloré et toujours de bon conseil.
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