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Alimentation 101

Gil Courtemanche   5 janvier 2008  Loisirs
La nourriture fait partie de la culture autant que la langue et les arts. Accrochée au terroir et aux couches sociales même si elle est maintenant essentiellement distribuée par des conglomérats qui s'inscrivent en dehors des cultures et des agricultures locales, elle persiste et signe, a la vie dure. Les habitudes alimentaires sont comme le tabac. Pas facile d'y renoncer.

Durant les multiples agapes des Fêtes dans mes deux familles, j'ai mangé des mets plutôt traditionnels. Pourtant, je possède des familles de gourmands, pour ne pas dire de gourmets, des familles ouvertes à toutes les influences et à toutes les cuisines. Mais ce fut surtout dinde et tourtière, farce et canneberges et un peu de ragoût de pattes de cochon. Concessions au multiculturalisme que nous pratiquons à table, ma soeur nous servit une paella remarquable, une salade de fenouil et d'oranges. Il y eut aussi un rôti de boeuf lors d'un autre repas familial, mais il était accompagné de tourtière. L'honneur québécois était sauf. Familles exemplaires, elles ne consommèrent que des fromages québécois et des vins français surtout.

À force de regarder l'émission L'Épicerie à la SRC et (de moins en moins Daniel Pinard) Josée di Stasio à Télé-Québec, à force de constater que les livres de cuisine battent tous les romans en chiffres de vente, qu'ils soient de Janette Bertrand, de maman Dion ou de Daniel Vézina, je me disais que le Québec alimentaire avait profondément changé durant les dix dernières années. Je me trompais. J'étais, comme en beaucoup d'autres domaines, victime de l'illusion médiatique, de la construction par les médias d'une image de la société qui leur ressemble.

Dans les médias, même populaires, les journalistes aiment que la société leur ressemble alors qu'il n'en est rien. Vous me direz qu'ils font oeuvre d'éducation; j'en doute. Ils font oeuvre d'autosatisfaction.

Le Devoir publiait jeudi le résumé d'une enquête du ministère de l'Agriculture qui révèle que, de 2001 à 2005, les habitudes alimentaires des Québécois ont peu changé. En tête de liste, on trouve encore le boeuf haché, le lait ordinaire, les boissons gazeuses, le poulet et des charcuteries emballées. Suivent le porc, les céréales prêtes à servir, les biscuits, le cheddar genre Le P'tit Québec, le pain blanc tranché, les chips et des repas congelés à base de poulet. Le «top 10» ne contient ni fruit ni légume, sinon la patate des chips, pas de fromage bien sûr, et le poisson n'a pas encore abordé nos rives.

Les nutritionnistes peuvent se consoler en soulignant que la vente des fruits et légumes a augmenté de 145 %, mais comme ces aliments étaient si peu consommés, leur fulgurante popularité ne les rapproche pas du «top 10». Non, on ne change pas l'assiette moyenne en nous disant comment il est simple de faire un foie gras au torchon ou encore comment le magret de canard doit être servi rose. Et surtout pas par toutes ces campagnes gouvernementales inutiles et infantiles à propos du légume, de la fibre qui libère, du fruit qui réjouit et du Guide alimentaire, qui est aussi emballant que l'ancien catéchisme de la petite école.

L'information alimentaire passe essentiellement par les émissions culinaires de télé. Ces émissions, sauf celle de Ricardo, vous en mettent plein la gueule de saumon et de foie gras, de jarrets d'agneau et d'osso bucco, pour ne pas parler des ris de veau, des rognons, des crevettes et du homard. J'ai oublié le loup, qui est un bar en Atlantique mais un loup en Méditerranée.

Martin, le nouveau populiste de la SRC, nous fait une recette «basique» de poutine au foie gras, il nous convie à son festin de gibier et de cochon bien abattu selon les règles traditionnelles. Mais ce que l'on paye pour abattre son orignal (quelques milliers de dollars) et pour un vrai cochon, un cochon avec un peu de gras et pas seulement des stéroïdes UPA, cela est hors de portée et du portefeuille de 80 % de la population. Josée nous propose des pâtes simples, mais pour lesquelles il faut un peu de vin blanc et des herbes fraîches, alors que 80 % de la population fait son épicerie dans des établissements qui ne vendent que de tristes herbes séchées qui rendent le plat amer et triste.

Les gourmets et les nutritionnistes parlent à la télé d'une cuisine de riches. Riches dans tous les sens: fortunés, cultivés, bien situés, près d'une poissonnerie, d'une épicerie qui vend des herbes fraîches, d'une fromagerie et près d'un restaurant qui leur fournit des trucs de cuisine. J'ai fait il y a deux jours un pâté chinois pour faire plaisir à ma blonde. Il n'est pas mauvais, mais un peu sec et je ne suis pas satisfait de la purée de pommes de terre. Est-ce que je dois ajouter un peu de viande grasse, du porc par exemple, au boeuf haché mi-maigre que j'ai employé, et est-ce que je me trompe en utilisant du maïs sans crème? Devrais-je ajouter un peu de liquide quand je fais cuire la viande? Aidez-moi, Daniel, Josée, Martin, aidez-moi à améliorer mon pâté chinois.

***

Dans Le Devoir de jeudi, il y a une lettre qu'il faut lire d'Étienne-Alexis Boucher, dont le titre était «Acheter et manger local». Un plaidoyer pour un rapprochement entre le produit et le producteur d'ici et le consommateur. Manger «local», c'est manger plus frais, c'est savoir d'où l'aliment provient et aussi qu'il n'a pas fait 10 000 kilomètres dans la pollution pour arriver ici dans un état plus ou moins satisfaisant. Il propose que les institutions publiques soient obligées d'acheter «local». Mais tout ne peut pas venir que des gouvernements. Je fréquente une épicerie célèbre à l'angle des rues de l'Esplanade et Saint-Viateur qui, en pleine saison des fraises québécoises, propose des fraises Driscoll importées de Californie, qui aussi emballe tous ses légumes dans des barquettes avec des films de plastique et vend des laitues biologiques dans des contenants non recyclables.






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Vos réactions

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  • Jane Dorland
    Abonnée
    samedi 5 janvier 2008 01h09
    manger local
    « Je suis d'accord avec ca. J'essaie de manger les legumes et fruits d'Ontario ou j'habite- les courgettes, pommes de terres, le chou et les pommes par exemple. C'est un des buts reccomendes par David Suzuki le grand educateur de l'environment. Je prepares des mets a bon gout mais qui n'endommage pas l'environment a cause d'un long trajet de l'Argentine, du Chili ou de la Chine. Je ne mange presque pas de viande parce que c'est plus moral et ca prends moins de resources. Mais c'est un pas tentatif seulement. Je ne le fait pas rigoureusement parce que c'est necessaire de vivre et de se nourir avec par exemple les oranges, les clementines. Est-ce qu'il y a d'autres gens qui fait la meme chose? J'espere qu'il y aura bientot plus de fermiers locaux. Il y avait un conference ici a Kingston cet automne et Homer-Dixon est venu nous encourager en disant que c'etait tres important d'avoir les polices de nouriture qui etaient decentraliser. Il disait que les crises de l'environment sont inevitable et que la nouriture locale va aider a nous sauvegarder. Et les solutions prolifiques et originales parce que maintenant c'est presque uniquement les multinationals et nous dependons d'un systeme seulement. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 08h05
    Les cretons sont morts, Vive la Paëlla!
    « La cuisine ressemble non seulement au ventre mais aussi au cerveau. C'est une question de perception. Pour préserver une identité québécoise tant physique que spirituelle, on se doit de continuer à manger les recettes « monastique-bucheron » de la Province. On ne va pas soulever le voile de la malbouffe tout de même. Avec le passé (et présent) chrétien, la bouffe québécoise a la couleur des robes de bure monacales.
    Je pense que Jean-François Lisée et les « souches » catholiques ne seront pas contents de votre papier électronique. Pourtant, à y bien regarder, Montréal a un côté fascinant quant à la bouffe que nous y trouvons. La bouffe et le possible des bouffes. On y trouve tout. Quasiment tout. Pourquoi? Et bien à cause des immigrants. Je dis toujours : « si tu ne trouves pas de bonnes merguez, change de pays.» Oui, nous avons d'excellentes merguez et nous pouvons trouver toutes autres choses pour aiguiser nos appétits de toutes sortes, voire même érotiques. Imaginons un monde sans cet apport. Quelle misère! On aurait des problèmes avec l'assurance maladie et le déficit serait grand. Sans l'apport culturel des immigrants, la Province ressemblerait physiquement, comme quelques énormes messieurs et mesdames de « souche » croisés dans les rues, aux États-Unis. Voilà un apport positif de l'immigration. Idem pour la France et ses marchés exotiques chinois ou autres à Paris (les Tang frères Par exemple). C'est pourquoi il y a deux univers, voire deux mondes au Québec, Montréal et le reste de la Province. Si vous sortez de la ville et que vous vous trouvez perdu dans de petits villages ou petites villes, c'est le désert alimentaire. Sauf que nous ne savons plus vivre comme les amérindiens alors il faut se contenter du petit pain avec de la moutarde jaune américaine et des saucisses roses chauffées à la vapeur (il est vrai que l'on parle bien le vrai français en disant chien-chaud et non Hotdog; on pourrait mettre ce mot dans une dictée pour futur immigrants). Je ne connais pas, excusez mon ignorance, de restaurant de cuisine québécoise traditionnelle avec de grands chefs. Par contre, je peux aller me sustenter de bouffe libanaise, méditerranéenne, italienne, éthiopienne, tibétaine, indienne, iranienne, créole, espagnole, russe, et encore j'en passe. C'est une richesse absolue pour une vie d'homme de pouvoir nourrir son corps de tous ces goûts traditionnels. De plus, d'un point de vue pédagogique, il est bon pour les étudiants en littérature de s'y reconnaître car on parle de bouffe dans les grands romans enseignés à l'université. Vous imaginez un jeune qui lit Montalban et son détective Pepe Carvalho sans sentir les recettes dont il parle dans ses textes. L'Étudiant irait peut-être en courant au CLSC voir un médecin pour cause de baves inexpliquées? Ce serait bon pour lui de rencontrer un médecin issu de l'immigration pour résoudre son problème.
    Laissons donc à l'écrivain Montalban la dernière réplique : « la cuisine est le masque de la mort. On doit tuer pour se nourrir, qu'il s'agisse d'une laitue ou d'un animal. Si l'enchaînement est immédiat, c'est-à-dire on tue, on mange, c'est un acte de sauvagerie. Mais si on tue, cuisine et mange, l'acte prend un tour culturel. On lui applique un artifice ou une technique qui lui donne de la dignité et le transforme en comportement culturel. » »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    samedi 5 janvier 2008 08h12
    Que faire quand on n'est pas riche ?
    « J'aime bien quand vous dites :
    «Les gourmets et les nutritionnistes parlent à la télé d'une cuisine de riches. Riches dans tous les sens: fortunés, cultivés, bien situés, près d'une poissonnerie, d'une épicerie qui vend des herbes fraîches, d'une fromagerie et près d'un restaurant qui leur fournit des trucs de cuisine.»
    Je trouve, en effet, que les émissions de cuisine à la télé sont faites pour les gens riches et bien situés.
    Je les vois souvent rajouter une tasse de crème 35%, ou encore quelques tranches de prosciutto, ou de truffe !. Ça coûte cher ces choses-là !
    Tous ces nobles cuistots pourraient-ils cuisiner quelque chose de bon avec mon budget de nourriture ? pas sûr ! »

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 08h23
    Nous n'en sommes pas à une contradiction près
    « Les Québécois - et autres Occidentaux - tiennent des discours et des comportements tout à fait incohérents, en matière de santé, d'alimentation et d'environnement. L'individu est laissé à lui-même et, pour vivre sainement, doit être très informé et très vigilent. Individuellement, beaucoup de petits gestes quotidiens soutenus sont possibles : depuis longtemps, nous encourageons les commerces locaux de quartier, marchons le plus possible, achetons le plus possible les produits du Québec, lisons les étiquettes et favorisons les aliments de base avec moins de gras, sucre ou sel, cuisinons nous-mêmes nos plats traditionnels et exotiques, évitons produits suremballés et les commerces qui les privilégient, apportons nos sacs lorsque nous faisons des achats, évitons les éditions imprimées, avons thermostats électroniques, mettons des chandails, etc. etc. C'est une tâche de tous les instants et il faut avoir de la persévérance, considérant la pression sociale externe qui concourt au gaspillage et à la malbouffe.

    Essayer de trouver un restaurant qui sert autre chose que des fritures le long de l'autoroute, chercher des produits diversifiés dans un supermarché, trouver des produits "naturels" qui ne proviennent pas des États-Unis, trouver des informations fiables expliquées simplement, comprendre les directives de recyclage et informations sur le compostage à la Ville de Montréal, trouver les escaliers dans un édifice, trouver des recharges au lieu des contenants originaux, relèvent souvent de l'exploit.

    Et parfois on reste pantois devant les contradictions et les hésitations collectives et individuelles. On se prétend écologique mais on s'établit dans la quatrième couronne avec plusieurs VUS et on réclame que l'avenue Papineau soit déneigée avant les artères utilisées par les Montréalais. L'État oblige les commerces à consigner les bouteilles de bière mais la SAQ n'a que faire des bouteilles de vin. Il a fallu qu'une chaîne d'alimentation décide de vendre des sacs réutilisables, le gouvernement se contentant de regarder passer le train. On cherche en vain une politique gouvernementale avec des objectifs clairs et des actions musclées en conséquence. L'éducation sur la santé et sur l'environnement est encore déficiente alors qu'on nous bombarde de publicités de malbouffe, de gros chars, de produits inutiles et de surconsommation. Les journalistes ne font que relayer les messages dominants que ce soit de l'entreprise ou du gouvernement. Sans compter les préférences des petits-bourgeois des quartiers urbains (ça se propage aux banlieues) pour ce qui est in plutôt que sain.

    Pour ce qui est des émissions de bouffe, je ne crois pas qu'elles aient une quelconque influence (jamais essayé de faire une recette à partir d'une émission de télé, beaucoup plus simple avec un livre ou Internet), autre que dans l'imaginaire. La télévision est, au mieux, un remplissage de temps d'antenne, sans contenu réel, seulement pour tenter de dissiper l'ennui - son seul effet est d'accroître la force d'inertie.

    Mais tout cela n'est qu'un effet de notre organisation sociale, où l'État a abdiqué son rôle de précurseur, se contentant de réagir aux soubresauts de l'opinion publique (lire le vrai monde tel que rapporté par les médias complaisants), où l'entreprise, de plus en plus concentrée, offre des produits en qualité et en variété de plus en plus restreintes à traverse des canaux de distribution compresseurs, où le consommateur ne choisit rien mais se complaît à gober les demi-vérités de la mise en marché, où les médias sont devenus le relais du prêt-à-penser et où le citoyen a renoncé à son droit de dénoncer et de critiquer.

    Il y a donc plusieurs fronts à attaquer à la fois, à tous les niveaux et un peu partout. On peut certes continuer de faire nos efforts individuels, chacun de son côté, et y mettre du sien pour faire bouger un peu les gouvernements, les entreprises, les concitoyens. Mais, dans notre logique de consommation extrême, sera-ce suffisant ? »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 5 janvier 2008 08h31
    Le mépris du peuple se poursuit...
    « Après s'être attaqué aux idées du peuple à la Commission Bouchard, Courtemanche s'en prend maintenant à ce qu'il mange!

    On veut la suite: les vêtements? L'architecture? Les gouts musicaux? La politesse? Vas-y Courtevue, défoule-toi, on est dans le journal de l'élite. Ca va t'élever au-dessus de la masse hideuse qui n'a pas encore découvert les fins plaisirs des sushis et de la paella...La bouffe del pueblo pourtant à Tokyo y Madrid!

    Les Bourgeois c'est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient bête
    Les bourgeois c'est comme les cochons
    Plus ça devient vieux plus ça devient.... »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 09h30
    La dictature des médias montréalais d'un côté et le peuple de l'autre.
    « Votre chronique nous ramène inévitablement à la commission Bouchard-Taylor et les commentaires des animateurs, chroniqueurs, journalistes et éditorialistes de Montréal qui dominent toute la scène médiatique dans le domaine de la nutrition comme sur celle des autres.Selon ces doctes personnes d'obédience radiocanadienne surtout, leurs opinions sont aussi celles largement partagées par les populations montréalaises très avantgardistes contrairement aux opinions des autres populations du Québec qui s'apparenteraient davantage à celles des habitants d'Hérouxville.Pourtant les audiences de la dite commission nous ont laissées voir que le Québec était aussi diversifié dans sa compréhension des phénomènes sociaux que le sont ses régions: ni pire ni meilleur.Quand on habite une tour d'ivoire, il est difficile de savoir ce que pense le bon peuple qui vit, lui dans la rue. »

  • Yves Poitras
    Inscrit
    samedi 5 janvier 2008 09h42
    Le secret du pâté chinois
    « Bonjour M. Courtemanche,

    Sans vouloir vous faire paraitre plus vieux que nature, je dois vous confier que vous êtes un personnage public qui m'a beaucoup impressionné au temps où vous étiez à Radio-Canada. J'étais très jeune et j'ai été ébloui par votre style direct, par votre implication non auto-censurée. Puis fâché de constater quelque temps plus tard que vous étiez simplement disparu de la salle des nouvelles, très probablement parce que vous étiez trop dérangeant.

    Vous êtes donc pour moi une sorte de Super-Héros de l'information. Je ne pourrais jamais me pardonner de ne pas contribuer à votre effort en vous apportant une vie meilleure en ne ratant plus votre pâté chinois comme cela!

    Mes grands parents étaient très pauvres. Le but du pâté chinois, c'était de "passer" les restes.

    À cette époque, les pièces de viande qu'il faillait mijoter longtemps étaient les moins chères. Le rôti de palette et les pièces de porc coûtaient bien moins cher que le fameux steak-en-tranches, et la "délicatisation" des pièces de viande n'existaient pas encore.

    Voici comment ça se passait :

    Une fois par semaine, on utilisait tous les restes de viande cuite qu'on avait amassé à cette fin. Restes de patte de cochon, restant de cretons, restes de rôti, etc.

    On les passait au hachoir en y incorporant des petits morceaux d'oignon tranchés très fin.

    Ensuite vient un mélange de maïs en grains, en crème, d'autres oignons, et quelques restes, comme des petits pois, un restant de soupe, n'importe quoi.

    Les patates étaient pilées avec ce qui restait de carottes cuites, navets et même les restes de patate jaunes y passaient. On ne jetait pas les restes de table, oh que non! si grand-mère avait laissé de la tourtière ou des patates dans son assiette : c'était pour le pâté chinois du jeudi. Parce que le jeudi on mangeait du poisson si on était riche ou rien pantoute si on était pauvres. Ordre du curé.

    On termine le tout en striant la surface avec une fourchette, en badigeonnant avec un peu de lait. Quelquefois on y mettait une noisette de beurre, au centre, pour souligner quelque événement. Un jour faste quoi!

    À vos casseroles, M. Courtemanche. Vous ne le regretterez pas.

    Yves Poitras
    Québec »

  • Mario Tremblay
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 09h55
    À M. Michel Simard
    « Ce que vous décrivez monsieur, on appelait cela une « politique ». Un énoncé de principe, un ou des objectifs, des moyens mis en oeuvre pour l'atteinte des objectifs sur du court, du moyen et du long terme.

    Oubliez ça. C'est incompatible avec les sondages. »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 10h21
    Les médias nous alimentent souvent de plats "fast food" qu'on mange parfois bien malgré soi, vu notre manque de temps.
    « Quelle belle expression : "victime de l'illusion médiatique", pour exprimer un certain état d'esprit culturel au Québec, et même partout dans le monde. Une expression qui dit bien ce qu'elle a à dire et qui, pour ceux qui n'en sont pas conscients, éloigne très souvent du gros bon sens. Les gens dont nous entendons parler par les médias sont ceux qui fréquentent les médias, donc qui pensent un peu comme eux, loin parfois du gros bon sens. C'est comme le serpent qui se mord la queue. Dans ce sens, peut-on penser que les médias sont vraiment représentatifs de la société? C'était juste une petite question en passant. »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 10h33
    La SAQ devrait donner l'exemple d'acheter localement, encore une histoire de gros sous.
    « J'ai bu un très bon vin québécois que je m'étais procuré au Marché Jean-Talon dans une boutique privé. J'ai appris de cette boutique que les étalages des vins québécois à la SAQ, quand ils sont présents, étaient presque toujours dans des sections à l'arrière de leurs magasins SAQ. À la SAQ, comme presque partout ailleurs dans ce genre d'entreprise, on doit payer pour prendre place aux endroits les plus visibles aux yeux des consommateurs. Ce qu'il faut comprendre, c'est que l'apparat n'est pas nécessairement qu'une simple question de qualité mais surotut de gros sous. »

  • Gilles Théberge
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 12h37
    L'achat chez-nous... où les 101 unes manières de s'alimenter
    « J'ai bien ri en lisant votre chronique ce matin. Et je vais vous en raconter une bonne...

    À Noël cette année nous avions choisi de manger de l'oie. Soucieux de privilégier l'achat chez-nous...zôtres, nous avons cherché un producteur d'oie dans la région. Nous vivons dans la région des Bois-Francs.

    On devrait trouver ça me dit une amie qui oeuvre précisément dans la région à déveloper les marchés locaux. Et Bio. Dring mon amie me rappelle et me dit nous avons trouvé un éleveur d'oie. Je téléphone donc à mon producteur et ce dernbier me propose deux oies pour vingt dollars.... Mais vivantes... Pas le temps de les abattre, pas le temps de les plumer.

    Nous avons donc dû nous rabattre sur la boucherie locale. Pas de problème me dit le boucher je vais t'en trouver une. Celle qu'il a trouvée et nous a procurée portait sur l'étiquette ce qui suit :

    Né et élevé au canada et préparé pour FERME AVICOLE LAPLANTE LTÉE SARSFIELD ONTARIO CANADA K0A 3E0 Mais aussi PRODUCT OF USA

    Est-elle revenue ici au ...pas de l'oie ?

    Alors l'achat chez nous de produits de chez-nous, disons que ça me laisse pour le moins pantois! »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    samedi 5 janvier 2008 12h37
    recettes spectacle loin de ma réalité.
    « Très belle chronique, je regarde à l'occasion ces émissions-spectacle avec un gros grain de sel. Des petites idées pour varier le menu avec des combinaisons intéressantes mais pas plus. Étant en région, c'est avec le sourire qu'on regarde les étalages débordants d'exotisme des marchés de la ville. L'achat local ici c'est l'été pour les légumes surtout et surtout un bon congélateur pour conserver tout ça et un petit jardin pour les chanceux.
    Les herbes en pot si elle survivent ou séchées. Quelques rares produits locaux qui apparaissent pour égayer l'hiver parfois et c'est tout.

    Mon budget est très restreint mais en étant un peu créatif et moins carnivore. Je m'en sors pas si mal. Les cuisines orientales sont souvent exquises et peu coûteuses si on sait se débrouiller et inventer à défaut de copier la cuisine "branchée"et hors de prix.

    Marie-Claude Leclerc
    Trois-Pistoles »

  • Murielle Dumas
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 13h16
    pâté chinois et l'histoire
    « "Aidez-moi, Daniel, Josée, Martin, aidez-moi à améliorer mon pâté chinois. " dites-vous! Pourquoi encore faire appel aux bonzes médiatiques? Si vous n'aviez pas levé le nez par snobisme sur la cuisine de votre mère ou grand-mère, vous sauriez (entre autres choses) comment faire un maudit bon pâté chinois! »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 14h19
    Pour un pâté moins sec
    « C'est Ghislaine qui vient à votre secours........ pour améliorer votre pâté chinois, vous n'avez qu'à ajouter à votre maïs en grains, 1 boîte de maïs en crème . Je fais revenir mon boeuf haché avec 1 petit oignon coupé en dés et je fais une bonne purée de pommes de terre dans laquelle j'ajoute une motte de beurre. Sur le dessus de mon pâté chinois j'ajoute quelques noisettes de beurre et un peu de paprika avant de le mettre au four.
    L'essayer c'est l'adopter..... bon appétit
    Ghislaine Gagné »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 5 janvier 2008 17h21
    un ou deux oeufs
    « ajoutez des oeufs battus aux pommes de terre.... ne jamais utiliser des patates nouvelles... un sac de patates d'Idaho c'est à la portée de tout le monde »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    dimanche 6 janvier 2008 08h03
    @Yves Poitras. Quelle chance et merci pour la recette.
    « « Mes grands parents étaient très pauvres. Le but du pâté chinois, c'était de "passer" les restes. »

    - Le rôti de palette et les pièces de porc (des pièces de viande qu'il fallait mijoter longtemps étaient les moins chères)
    - tous les restes de viande cuite,
    - restes de patte de cochon,
    - restant de cretons,
    - restes de rôti,
    - des petits morceaux d'oignon tranchés + d'autres oignons,
    - un mélange de maïs en grains,
    - un mélange de maïs en crème,
    - quelques restes, comme des petits pois,
    - un restant de soupe,
    - n'importe quoi
    - des patates,
    - restes de carottes,
    - restes de navets,
    - restes de patates jaunes,
    - du lait,
    - du beurre (falcutatif).

    Mon père, très jeune, ne mangeait jamais de viande et sa famille non plus. À la pèche, il mangeait sur les chalutiers du pain et des poissons péchés la nuit. Ma grand-mère ne mangeait que des patates et du poisson. Ma mère faisait crédit pour le lait. D'autres comme en Bretagne, ne mangeaient qu'une soupe de gruau et au cours des mariages aussi et là, on voyait arriver les invités avec autour du cou une cuillère en bois magnifiquement sculptée qui se pliait en deux avec un petit trou pour y passer la ficelle comme collier. Elle servait d'ustensile pour le repas des mariés dont la famille ne pouvait fournir ni l'assiette ni la cuillère ni le verre (en vérité, ils avaient des bols en bois) et c'était pour la soupe au gruau parfois accompagnée de lard. J'ai travaillé avec des paysans bretons et ils mangeaient du pain coupé en tranche, un peu de beurre, un peu de lard. En Espagne, on mangeait les Migas (huile d'olive, ail et reste de pain). Je ne vous parle pas de ce qu'on mangeait en Tchécoslovaquie pour le petit déjeuner à l'époque communiste, on va croire que vos « restes » sont ceux d'un 6 étoiles dans la restauration.
    Si je vois vos « restes », c'était Byzance au Québec à l'époque de vos grands parents. Pour avoir ces « restes », il a bien fallu avoir le tout avant. Quelle chance. Merci pour la recette. »

  • mireille fournier
    Inscrite
    dimanche 6 janvier 2008 19h14
    Nous sommes ce que nous mangeons
    « Est-ce que la citation "nous sommes ce que nous mangeons" s'applique aux peuples? Si oui, les Québécois ne valent pas grand'chose si je puis m'exprimer ainsi. Merci Monsieur Courtemanche de nous exposer notre médiocrité de façon si... poétique!
    Mireille »

  • Yves Rochon
    Inscrit
    lundi 7 janvier 2008 12h48
    le cheddar pas un fromage ? Ah bon!
    « M. courtemanche je vous lis régulièrement et vous admire, mais parfois vous arrivez à de drôles de conclusions. Dans votre chronique la plus récente vous soulignez que le "top 10 " "ne contient pas de fromage bien sûr"! CE matin au petit déjeuner je ne regardais déjàa plus mon cheddar (on en produit du très bon dans l'Outouais!) du même oeil attendri qu'avant!

    Bonne année »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    mardi 8 janvier 2008 20h40
    @jacques morrissette
    « bon sang, un blitz adéquiste sur Le Devoir

    facile à reconnaître, fautes de syntaxe et d'ortographe, sans parler de la pensée en déficit

    monsieur Morissette, votre petit vin québécois était bien à sa place au marché Jean Talon. Sa minuscule production, sans parler de minuscule renommée, ne pourrait jamais JAMAIS fournir les succursales de la SAQ.... mais peut-être de celles de l'ADQ


    il est mauvais selon moi de mêler la politique au vin, ou même à la bière...

    mais c'est cela, faites comme ça vous chante, consolez votre pauvre ego et consommez local, en vous efforçant de toutes vos forces de suggestion, de trouver ça très très bon, rapport qualité prix »

  • Claire Dorion
    Abonnée
    mercredi 9 janvier 2008 12h31
    La recette de pâté chinois de Philippe Mollé
    « Philippe Mollé a proposé sa recette dans Le Devoir peu avant les Fêtes. Elle est excellente ! »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    jeudi 10 janvier 2008 03h10
    Le pâté de monsieur Montoya
    « Pourquoi ce monsieur au lieu de nous tartiner de sa culture ( car c'est son pretexte pour écrire ici ) ne nous donne t'il pas une recette de son terroir breton , non tunisien , non chinois mais d'ou sort il donc ..?? Moi par hasard j'ai mangé avec des bretons ( que je connais très bien ) et je dois dire que ce qu'il raconte est complétement faux ...Mais trop d'hydromel certainement ...
    Allez bonne digestion .. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 10 janvier 2008 08h38
    @Kowalski Jozio, demat deoc'h.
    « M. Kowalski Jozio, vous patinez dans la choucroute. Vous n'avez pas compris mon ironie et l'histoire des bretons qui, en ayant vécu en Bretagne pendant 25 ans, mangeaient encore comme ça à l'époque. De plus, les bretons de .souche" font partie de ma famille et ils ont une bonne mémoire collective. En parlant de culture, à moins que vous n'aimiez pas la culture et la connaissance, il y a le Cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Elias à lire et dont Chabrol fit un très beau film au sujet de la misère en Bretagne entre autres choses. Le chouchenn ou le chufere ou le mez (hydromel) dont vous parlez et que j'ai bu, est effectivement très fort et les vieux paysans me disaient que c'était dangereux car on le faisant, il y avait encore des dards d'abeilles dont le poison finissait dans l'hydromel. D'où le coup de bambou que vous recevez dans le cou qui vous faisait tomber en arrière parterre. Ce qui fait la différence entre une bedasé et une meloché. Je ne vous apprends rien, bien sûr. Bien à vous. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 10 janvier 2008 09h42
    Voilà la cuillère utilisée au cours des pauvres mariages bretons.
    « http://reproductions.chapitre.com/repro/non_precise/CUILLERE-BRETONNE.html
    Vous pouvez la trouver je crois encore à Locronan dans le Finistère. Là où roman Polanski a tourné son film Tess D'Uberville d'après l'auteur Thomas Hardy. Nous parlons de la Bretage de nos grand-parents, bien entendu. Il y manque la ficelleet le trou mais là, c'est pour les touristes. »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    vendredi 11 janvier 2008 07h00
    La cuillère en bois
    « Je ne comprends pas votre hargne .Que de violence pour un simple dialogue.Je vous invite à ne pas nous mentir ainsi car heureusement que l'Internet va vous permettre d'argumenter mais à quoi bon , pour quel motif de votre part , nous faire encore une fois la leçon ? Sachez monsieur qu'en Bretagne le breton n'est pas un âne mais un homme normal qui mange de la galette ou crêpe depuis les annèes 60 ( date des premières crêperies) .Mais qui aujourd'hui ,et ce depuis longtemps ,est ouvert au monde .
    je dois m'étonner de vous voir sur les forums uniquement pour faire la leçon aux gens de bonnes volontés .A essayé de les rabaisser , de les terroriser .Je ne vous salue pas monsieur .Mais si nous avions parlé de choucroute vous aurez tenté de nous faire que avez AUSSI travaillé avec des paysans alsaciens .Que de vie avez vous , je sais qu'heureusement nous sommes dans un monde virtuel , que vous savez très bien en jouer .Soyez positif que diable !! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 11 janvier 2008 09h16
    Yermat, M.Kowalski Jozio
    « Malheureusement pour vous, j'ai effectivement vécu à Strasbourg en Alsace cinq années de suite, là où mon fils est né, où aussi j'ai fait des études et où j'appris l'allemand.. Quelle intuition. La cuillère bretonne était utilisée au 19ième siècle pas dans les années 60. Concernant les crêpes et les galettes, dans la campagne de Fouesnant, on achetait les oeufs, le jambon, le lard et le fromage pour ensuite aller à la ferme ou une charmante fermière, dans sa cuisine, vraiment dans sa cuisine, vous concoctait de bonnes galettes avec vos achats d'épicerie. Vous avez ces fermières édentées avec un nombre incalculable de jupons pour se tenir chaud dans l'humidité de la ferme. Bien entendu, elle allait chercher son bon cidre bouché de derrière les fagots dans la remise. Avant les crêperies, c'était à la ferme qu'on mangeait des crêpes.
    Je n'ai pas de hargne mais je réponds toujours aux critiques injustes et injustifiées. Vous me parlez de dialogue alors que vous disiez que ce que je racontais était faux et avec quel ton sans dire pourquoi sauf le fait qu'un jour vous avez mangé avec des bretons. Je partage un vécu. Qu'il plaise ou non. D'autant plus qu'il est vérifiable tant dans ma biographie; tant dans le fait historique exprimé. L'authenticité est de bonne foi, chez moi. Je respecte la vôtre, respectez la mienne. Je n'ai pas sur le front le brevet « Made in Bretagne». Le breton est un peuple superbe tout comme le québécois. Il est charmant et ouvert et a beaucoup souffert. Ils sont loin d'être des ânes ou alors j'insulte la famille. Ça fait deux fois que vous médisez sur autrui. Ne soyez pas si triste. Soyez joyeux, que diantre! De l'humour. Je vous salue. »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    vendredi 11 janvier 2008 12h44
    l'alsacien breton
    « Enfin vous m'avez trouvé comme bouc émissaire .J'en suis fort aise pour vous .Ainsi vous laisserez les autres tranquilles.Donc choucroute c'est aussi votre fort.Je présume que si maintenant je dis pizza vous aurez aussi appris l'italien en 1 heure .Donnez nous donc votre secret monsieur Montoya .Ce qui est amusant c'est qu'a chaque fois que vous envoyez un message c'est toujours ( quelque part ) à votre gloire .Maintenant si dans votre soupe nous mettions "Ego" vous allez également répondre que vous avez appris la psychanalyse en 1 heure .Surtout ne sortez plus de vos pantoufles , vous risqueriez d'y prendre froid , le menteur ! »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    vendredi 11 janvier 2008 13h03
    La soupe à la mode Montoya
    « Monsieur Montoya vous me servez une soupe peu ragoutante et ce jusqu'à mon email personnel .Je pense vous avoir tellement percé à jour que vous arrosez mon adresse mail de messages innouies pour m'insulter comme un voyou cahché derrière un arbre breton , non pardon alsacien ( je suis perdu avec vos multiples vies , vous comprenez ?) .Je me refuse de répondre à vos attaques dans le dos des autres participants ... »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 11 janvier 2008 14h12
    @Kowalski Jozio
    « Vous me plaisez de plus en plus car vous devinez mes tribulations existentielles comme Nostradamus. Comme quoi la cuisine c'est génial. Oui, mon dernier parcours en France fut Nice. Je travaillais à Monaco et Beausoleil où on parle entre autres, l'italien (c'est le pays Piémontais par excellence) à 30 kms de la frontière italienne (Vintimiglia, Genova). Je connaissais l'Italie en lisant Leopardi le poète, pardi. Vous avez la couenne pas tendre à vous en prendre ainsi à un homme qui ne ment pas et qui n'a jamais dit que les « bretons sont des ânes » (relisez mes commentaires et si vous trouvez, dites-le moi, je vous offre une bolée de cidre ou un schnaps ou un rosée en récompense? Vous comprendrez assez rapidement que le menteur...). Une psychanalyse et c'est reparti. Ne vous gênez surtout pas. Je n'ai jamais eu peur de me battre contre la mauvaise foi et les insulteurs. On peut même se rencontrer tellement votre humour me plaît. La choucroute, c'est lourd. Par contre je fais d'excellentes pizzas, surtout la napolitaine avec de bons anchois frais et bien salées, sur des pierres dans le four préchauffé à 500 degrés. Je vous invite.
    « La gloire, c'est un pet de lapin » (Alain Cuny, acteur chéri d'un cinéaste italien, Federico Fellini), je m'en passe. Pour ce qui est de "l'ego", je ne joue pas à ce jeu-là. La construction n'est pas de mon domaine même en plastique. Là encore, je vais vous escagacer ou ensuquer (c'est du provençal) à propos de l'ego non celui de Descartes mais celui de Peter Sloterdijk et je le cite tout en vous disant à tout à l'heure, arriverderci : « "Cogitor ergo sum". Le fait d'ajouter la lettre "r" fait que l'on transforme la phrase cartésienne classique qui était active ("Cogito ergo sum") en une phrase passive. "Cogitor ergo sum" signifie que l'on pense à moi, que je suis pensé par quelqu'un d'autre : quelqu'un s'adresse à moi, et c'est la raison pour laquelle je suis. » Génial et à propos. Merci de penser à moi. À plus tard. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    samedi 12 janvier 2008 10h06
    @Kowalski Jozio. Comment la délation se construit en cuisne internatianale.
    « Voici le emails,il y en aut trois. bon appétit.
    Email 1) :

    Bonjour mon ami,

    Voici ma réponse que je viens d'envoyer au journal Le Devoir concernant votre réaction. Dans quel coin breton viviez-vous? Je viens du Morbihan. Ça fait du bien de rencontrer quelqu'un qui vient du même pays que vous. Je vous souhaite une bonne journée.

    "M. Kowalski Jozio, vous patinez dans la choucroute. Vous n'avez pas compris mon ironie et l'histoire des bretons qui, en ayant vécu en Bretagne pendant 25 ans, mangeaient encore comme ça à l'époque. De plus, les bretons de "souche" font partie de ma famille et ils ont une bonne mémoire collective. En parlant de culture, à moins que vous n'aimiez pas la culture et la connaissance, il y a le Cheval d'orgueil de Pierre-Jakez Elias à lire et dont Chabrol fit un très beau film au sujet de la misère en Bretagne entre autres choses. Le chouchenn ou le chufere ou le mez (hydromel) dont vous parlez et que j'ai bu, est effectivement très fort et les vieux paysans me disaient que c'était dangereux car on le faisant, il y avait encore des dards d'abeilles dont le poison finissait dans l'hydromel. D'où le coup de bambou que vous recevez dans le cou qui vous faisait tomber en arrière parterre. Ce qui fait la différence entre une bedasé et une meloché. Je ne vous apprends rien, bien sûr. Bien à vous."

    Avec humour comme toujours,

    Yvon Montoya

    Email 2) :

    Comme les bretons, je suis un peu têtu. Ça aussi vous le savez. J'ai fait une recherche et ce fut un peu plus difficile à trouver cette fameuse cuillère utilisée par nos grands-parents. On l'utilisait encore au 19ème siècle en Bretagne. Elle me fut offerte (à peu près la même et c'est ;là que j'appris son utilité dans les mariages) par un de mes amis dont le père au début du 20ème siècle était le commandant de la caserne militaire de Dinan (Côtes-d'Armor). L'anecdote est que les soldats bretons ne parlaient pas du tout le français encore alors qu'il était pourtant interdit de parler breton et de cracher parterre. La Bretagne est un pays fascinant. Lisez Xavier Grall (vous trouvez une belle statue de lui à Pont Aven) et écoutez les chants de Glenmor le barde. Ils étaient de mes amis et j'étais parmi eux parce que je connaissais bien la famille. C'est la Bretagne profonde. La vraie.

    http://reproductions.chapitre.com/repro/non_precise/CUILLERE-BRETONNE.html

    Mille excuses pour ma réaction et intrusion mais parfois c'est vexant de voir sa bonne foi remise en question. Je ne suis pas là pour frimer mais pour partager. Je m'exprime tout comme vous avec mes moyens et pas plus. Le Devoir est un journal où des personnes cultivées s'expriment. Si on ne le fait pas les gens croient que l'on est bête ou superficiel ou tout bonnement con. Votre critique est injuste et vexante. Elle démontre que vous ne connaissez pas bien le pays malgré que vous y connaissiez des gens.

    Merci et kenavo,

    Yvon Montoya

    Email 3 :

    Monsieur Kowalski,

    J'aimerai vous faire comprendre ce que vous ne comprenez pas et que vous prenez pour de la hargne. Je commente avec ce que je sais et comprends. Je partage le peu que je sais avec humour, critique et enthousiasme. Je peux me tromper mais je sais que quand je dis quelque chose, c'est dûment VÉRIFIABLE. Je n'ai jamais menti sur quoi que ce soit et tout ce que je dis découle de connaissances, de rencontres, de voyages, de curiosités (qui est grande chez moi). Je ne force personne à me lire. Si on me contredit sans raison et injustement, je réagis. Vous me critiquez méchamment et vous dites "dialogue". Je n'ai jamais dit que le breton est un âne ou alors prouvez-le moi d'après ce que j'ai écrit antécédemment dans le site du journal Le devoir car c'est uniquement là que je fais mon internet pour des commentaires. Je suis âgé, certes, bientôt un grand certain âge et j'ai fait beaucoup de choses dans ma longue et très heureuse vie qui restera toujours trop courte. Je connais aussi fort bien la Pologne. Que voulez-vous, je suis un incorrigible européen, je n'y peu rien, je vous l'assure.

    Oui, vous m'avez blessé comme personne ne le fit jadis dans mon existence. L'ai-je mérité alors que je ne faisais ironiquement que partager des points de vue différents? Si vous avez l'impression que je vous terrorise, j'en suis vraiment désolé mais là, ce n'est pas de mon ressort. En aucun cas je fus agressif à votre égard. Les textes écrits par mail ou dans le site du journal le prouvent suffisamment. Je suis de bonne foi et vous ne pouvez dire le contraire puisque vous ne me connaissez pas. Je mérite le bénéfice du doute dans ce cas d'espèce. Même que j'avais le désir de vous demander des excuses pour le mal inconsidéré que vous me fîtes. Pourquoi vous acharner sur un commentateur qui ne fait que quelques commentaires dans un site internet? Là est ma question. La prochaine fois si vous désirez me contredire, faites-le avec politesse et arguments. On se comprendra mieux entre personnes éduquées. Il serait préférable cependant que vous ne me lisiez jamais plus.

    Je vous souhaite de tout coeur le meilleur et j'en profite pour vous offrir mes meilleurs voeux pour l'année 2008,

    Cordialement tout bien à vous,

    Yvon Montoya »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 12 janvier 2008 17h36
    suffit
    « oh! les zenfants....

    j'ai même pas lu vos posts... je devinais ... mais ça suffit... monsieur Montoya je vous suggère d'ouvrir un forum de discussions, où on pourrait ferrailler à loisir


    de plus puis-je vous révéler une des plus grandes vérités humaines, non? ... bon je vais la dire quand même... l'humain n'aime pas les gros jambons (en anglais HAM)... c'est comme ça, et tant mieux.... heu, vos textes sont trop longs et assez ennuyeux

    vous n'avez pas le sens de la formule


    et même, pourquoi vous n'écririez pas un roman de 2000 pages, juste pour faire chier VLB »

  • Kowalski Jozio
    Inscrit
    dimanche 13 janvier 2008 07h14
    Cuisine internationale
    « Monsieur Montoya vous n'avez même pas collé les insultes de vos mails .Qui peut croire que vous êtes honnête.Je vous laisse tomber car je ne pense pas vous répondre en collant vos insultes ici que cela ferait avancer l'affaire .Je vous laisse tout à vote gloire , narcisse d'Alsace , Provence ,Algérie , Espagne et j'en passe ...êtes vous au moins un humain ? j'en doute ...Pardon aux autres lecteurs de ne pas vous montrer davantage , car la tambouille Montoya derrière ce forum est infâme ....... »

  • Landry Lucien
    Inscrit
    dimanche 13 janvier 2008 16h40
    @Kowalski Jozio
    « J'ai suivi votre humeur avec le pauvre M. Montoya qui a maintenant 2 personnes sur les bras et ça lui est tombé sur le dos comme ça, comme des vampires assoiffés de sang. Je trouve lamentable et odieux votre façon d'agresser des commentateurs sur le site de Devoir. Je tenais à vous le dire et votre manière de mordre comme un pou sur la tête des personnes est d'une violence irrespectueuse inouïe. Je trouve toujours drôle ce qu'écrit ce monsieur et c'est très souvent plein d'humour et de choses à apprendre. Je suis convaincu d'une chose, le menteur est bel et bien vous. Ça suffit. De l'air avec vos frustrations. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    lundi 14 janvier 2008 18h18
    @landry
    « oups, pardon, j'avais oublié, voulant pourtant être un arbitre neutre... oublié de gronder Kowalski... sans doute de la grande famille du fameux lutteur polak, ... car c'était à eux deux que mon message s'adressait... hum, je me demande si j'ai bien fait, parce que c'est divertissant comme sport de spectacle, la lutte! »

  • Landry Lucien
    Inscrit
    mardi 15 janvier 2008 08h44
    @henri gabrysz, Kowalski Jozio
    « Ben oui, Il avait raison pour la cuillère et les crêpes. J'ai fait une recherche avec mes amis et ma famille et j'ai reçu la confirmation par ma fille que les dire de ce monsieur sont vrais après vérification. Il avait dit que c'était vérifiable alors je l'ai pris au mot. Faites de même. Incroyable comment on peut être si méchant même quand on sait qu'on a tord et qu'on ne sait rien sur le sujet. À écouter le polonais (saoul comme un polonais, sans doute) il faudrait manger avec un québécois pour connaitre notre histoire de 400 ans. Bonne méthode, je l'avoue. Il est vrai que l'Internet est accessibles dans les asiles de fou ou les prisons. On s'attend à tout. Monsieur Gabrysz, vous aussi vous êtes méchant et sans éducation. »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    mercredi 16 janvier 2008 19h33
    kyste
    « pas trop certain du blitz adéquiste
    oauis sont ignorants et tout ce qu'ils peuvent lire c'est les lignes en dessous des photos du Journal de Montréal
    donc, par défaut, le Devoir, sommité québécoise culturelle est lu par l'élite... en somme par beaucoup de kystes de péquisses... oui ça doit faire beaucoup mal qu'on SOYE pas tous d'accord, peut-être c'est parce qu'on en a marre d'être vos boucs émissaires, oui c'est pas sur notre dos que vous arriverez à vos fins, ces fins vous auriez dû les atteindre BIEN AVANT qu'on arrive icitte!!!


    j'ajoute que la syntaxe et l'ortographe des de souche ou devrais-je dire des souchiens ,c'est kif kif, égalité partout, ADQ/PQ.... pourtant j'ai aussi flairé des ralents PLQ »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    jeudi 17 janvier 2008 08h12
    polonais
    « En effet, 'boire comme un polonais' est à l'origine une qualité : "boire sans s'enivrer" (Alliance Française). On peut en effet lire sur le site de l'ambassade de France en Pologne que l'expression française "saoul comme un Polonais", a priori si péjorative, fut forgée par Napoléon 1er pour saluer le courage et les prouesses militaires de ses troupes polonaises sous l'Empire.

    En novembre 1808, en Espagne, une charge décisive des chevaux-légers polonais de Kozietulski permet à la Grande Armée d'emporter le défilé de Somo-Sierra, gorge étroite ouvrant la route de Madrid et défendue par de meurtrières batteries espagnoles. A l'issue de la bataille, on fait défiler devant l'Empereur le reste de sa Garde ; Devant les survivants de cette unité d'élite, les généraux français firent observer qu'ils étaient saouls. Alors Napoléon leur répondit : "Alors, Messieurs, sachez être saouls comme des Polonais".

    FJB »

  • Landry Lucien
    Inscrit
    jeudi 17 janvier 2008 12h07
    @henri gabrysz
    « Faites attention parce que le Polack va vous sauter dessus. Vous avez de la chance d'avoir le web pour votre ignorance. La prochaine fois donnez l'adresse. J'ai essayé de manger avec des chinois pour apprendre leur histoire mais ils n'ont pas voulu. J'vas m'en aller en France pour apprendre leur culture rien qu'en mangeant avec eux. C'est plus rapide. Vive la vodka aux patates bio! Voilà l'adresse de votre emprunt M.Gabrysz , (n'oubliez pas la prochaine fois):

    http://fjb.blogs.com/weblog/2006/02/saoul_comm_un_p.html

    Le polack a reçu une bonne dose d'antidépresseurs. C'est bon pour être correct. Enfin, du silence. »

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