Le jardin des merveilles
Photo : Jean-Claude Vigor
Les bateaux-dragons en pleine magie des lanternes.
D'un prompt coup de tête de gauche à droite, le héron a jeté un oeil interrogateur sur l'étrange costume de Francine Grimaldi qui, pour l'occasion, était vêtue d'un boubou traditionnel et de son turban. Enfin, on le devinait, car la température de 10 °C avait contraint la chroniqueuse à s'emmitoufler...
Afin de faire sourire la belle, je lui ai expliqué que cette superbe température de nuit était nécessaire pour faire rougir et mûrir lentement les pommes du Québec. Cette différence de température entre le jour et la nuit explique l'incomparable qualité des pommes du Québec.
Le héron n'a pas été surpris de voir débarquer ce groupe hétéroclite à l'aube. Cette famille de hérons libre de taxes foncières et scolaires, bien installée depuis fort longtemps sur le site fabuleux du Jardin botanique de Montréal, en a vu bien d'autres! Lui, le héron, qui passe paisiblement de l'eau grouillant de carpes japonaises koi du Jardin japonais pour un festin «héronique» au jardin du lac de Rêve du Jardin chinois, où trônent actuellement de splendides sculptures de soie très colorées, semble heureux et ne se soucie guère des embouteillages urbains, de la disparition ou de la menace de disparition de milliers et de milliers d'espèces animales et végétales. Ayant autre chose à faire, il n'a pas participé à cette rare sortie de l'équipe de l'émission Samedi et rien d'autre.
Eh oui! C'est entre le pavillon de l'Amitié et le lac de Rêve que se tenait samedi dernier l'équipe de Joël Le Bigot pour trois heures d'antenne à la radio de Radio-Canada.
De mémoire, je crois que c'était la première fois qu'il y avait autant de personnages liés à l'horticulture autour de la table: Pierre Bourque, qui fut maire de Montréal et directeur de l'illustre Jardin botanique; André Bouchard, professeur titulaire d'écologie à l'Université de Montréal et chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale; enfin, Gilles Vincent, actuel directeur du Jardin botanique et, par les récits de Jean Fugère, du frère Marie-Victorin, du frère Léon et d'Henry Teuscher, concepteur des plans du jardin ainsi que conservateur du jardin pendant 20 ans.
La revue Quatre-Temps, soit la revue des amis du Jardin botanique de Montréal, qu'on trouve dans la plupart des kiosques à journaux (7,95 $), consacre le n° 2 de son trentième volume aux 75 ans du Jardin botanique. Sous la plume d'Anne Charpentier et de Ghyslaine Gagnon, on peut lire ceci: «Des chercheurs ont calculé que chaque être humain a besoin de l'équivalent de 1,8 hectare de la surface terrestre pour subvenir à ses besoins fondamentaux. Or un citoyen des États-Unis utilise en moyenne 9,6 hectares, un Canadien 7,2 hectares et un Européen 4,5 hectares. Ce sont là des empreintes écologiques bien supérieures à nos besoins essentiels... et à la capacité de la planète. À ce rythme de consommation des ressources naturelles, on prévoit la perte de 25 à 50 % des espèces végétales d'ici la fin du siècle. Or les plantes sont la base même de notre survie sur la Terre. Quelle institution, sinon un jardin botanique, est le mieux placée pour sensibiliser le public à la biodiversité végétale?»
Avez-vous entendu ce cri du coeur de Pierre Bourque, qui invite les Montréalais, comme ils l'ont fait depuis 75 ans, à appuyer leur jardin botanique? Quand les gens sont proches de leurs institutions, ils sont mieux placés pour comprendre les enjeux et se mobiliser s'il y a péril en la demeure. Les jardins botaniques du monde entier devront se mobiliser pour promouvoir la conservation de la biodiversité, car les principales causes de la disparition des espèces animales et végétales sont liées à la destruction des milieux naturels, à la surexploitation des ressources et des habitats ainsi qu'à la pollution. Et qui, pensez-vous, est responsable de tout ça? Nous, les humains!
La Magie des lanternes au Jardin chinois aura lieu du 8 septembre au 31 octobre au Jardin botanique de Montréal.
Les liatrides étourdis par les monarques
Non, je ne dévoilerai pas les coordonnées de cet endroit bien mignon, ce petit coin ombragé loin des regards où la table à pique-nique soigneusement dissimulée accueille par beau temps les fanatiques employés du Jardin botanique, qui ne peuvent pas s'empêcher de parler de plantes même à l'occasion d'un déjeuner substantiel. Je cherchais Michel Otis, horticulteur responsable entre autres du jardin des vivaces du Jardin botanique, afin de connaître la plante vivace in du moment. Impossible pour lui de me citer une plante, lui qui publiait dernièrement un excellent livre, Plantes vivaces (Éditions Bertrand Dumont), où il décrit ses 50 plantes préférées. Enfin, il m'a demandé de suivre les monarques du regard pour découvrir la vivace de l'heure, le Liatris ligulistylis, une plante sauvage des prairies.
Les boutons rouge cramoisi de cette plante inusitée éclatent en août et en septembre pour dévoiler de jolies fleurs pourpres. Contrairement à la tige élancée à épis, unique caractéristique de la majorité des liatrides ornementaux de nos aménagements, ce liatride des prés est très ramifié et ses nombreuses fleurs individuelles s'épanouissent sur une période prolongée. Cette plante peut mesurer de 100 cm à 170 cm si elle se trouve dans un sol limoneux riche et en plein soleil. Cette espèce indigène au Canada est celle qui attire le plus les monarques; par ailleurs, ses graines sont une source alimentaire de choix pour les chardonnerets élégants.
C'est une plante rustique de zone 4. Hélas, pour la trouver, il vous faudra harceler votre jardinerie... Mais en utilisant Internet, tapez «liatris ligulistylis seeds»: vous trouverez plusieurs producteurs de semences de plantes de prairie, par exemple la Prairie Moon Nursery. Un paquet de graines ne coûte que quelques dollars. Bonne chance!
Roses et euphorbes, un petit bonheur
Des derniers jardins créés, celui des nouveautés est sûrement le plus proche des amateurs de jardinage, car les variétés qu'on y retrouve sont disponibles dans les jardineries. Une des passions des horticulteurs consiste à marier les espèces et les cultivars pour notre plus grand bonheur.
Un beau mélange champêtre: la sauge Salvia pratens «Cambridge Blue» avec la gaillarde «Orange and Lemon». Une dizaine de plantes de chaque espèce formeront un mélange aléatoire fort sympathique.
Tout en douceur: quelques rosiers «Hybrides de thé» avec, pour couvre-sol, l'euphorbe «Diamond Frost» à très petites fleurs blanches. Cette euphorbe n'étant pas rustique, il faut en replanter chaque année, mais bon, c'est tellement beau!
Autour d'une hydrangée paniculata «Ruby» taillée en petit arbre et avec un couvre-sol de bégonias «Baby Wing White» annuels, le résultat est simple et très beau.
Allez faire un tour au jardin des nouveautés du Jardin botanique de Montréal.
Des magnolias qui refleurissent
Grand remue-ménage dans les parcelles consacrées aux arbustes. Depuis quelques années déjà, un travail de rajeunissement et de mise en valeur de la collection a été entrepris. Je ne peux qu'applaudir à ces réaménagements, moi qui, depuis belle lurette, trouve que les arbustes sont les grands absents de nos jardins. Un choix judicieux d'arbustes permet de diminuer les surfaces consacrées au gazon et de mettre au rancart les outrageantes tondeuses et les tracteurs polluants.
Lors d'une promenade entre les massifs, l'horticulteur Marc Henri m'a fait remarquer que plusieurs magnolias à fleurs jaunes refleurissent en cette saison (Magnolia acuminata «Koban Dore»). Même un cultivar à fleurs violacées, plus rare, s'est de nouveau paré de fleurs. Automatiquement, le réchauffement de la région, voire de la planète, a animé notre discussion. Coup de coeur pour le Virburnum plicatum «Shasta», résistant aux insectes, et pour le mini Berberis thubergii «Concorde» à feuilles rouge pourpre, parfait pour être utilisé comme une petite haie d'environ 50 cm de hauteur.
Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier? Vous désirez que je réponde à votre question? Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi! jeanclaudevigor@videotron.ca.
***
La semaine du jardinier
- Samedi 2 septembre, Sainte-Ingrid. C'est la Fleurifête pendant trois jours! C'est le rendez-vous annuel incontournable de tous les amateurs de jardinage. À 11h, une conférence de Gilles Paradis sur les papillons. À 12h45, un encan de plantes. À 14h, «Côté cours... côté jardin» avec Rock Giguère et Didier Girol. Jardin Daniel A. Séguin, 3230, rue Sicotte, en face de l'ITA, Saint-Hyacinthe. Prix d'entrée: 8,50 $.
- Dimanche 3 septembre, Saint-Grégoire. Toujours au jardin Daniel A. Séguin, cette journée sera consacrée à l'ornithologie et à la mycologie avec André Dion comme conférencier. On y procédera au lancement officiel du jardin d'oiseaux avec Frédéric Back (L'homme qui plantait des arbres) et André Dion. Le jardin est magnifique. C'est à voir.
- Lundi 4 septembre, Sainte-Rosalie. Toujours au jardin Daniel A. Séguin, à 11h, conférence de Larry Hodgson, le jardinier paresseux, et de Julie Boudreau sur les plantes grimpantes. Exposition de plantes et de produits horticoles sous le chapiteau. Renseignements: jardin Daniel A. Séguin, (450) 778-0372.
- Mardi 5 septembre, Sainte-Raïssa. Si les plantes pouvaient être béatifiées, j'accorderais au sumac, plus connu sous le vocable de vinaigrier, le nom de saint sumac car cet arbuste a battu des records de ténacité cet été. Il se nomme rhus en latin. Si vous tombez en amour avec un rhus, choisissez les cultivars «Dissecta» ou «Laciniata». En isolé et bien visible d'une fenêtre de la maison, cette plante d'allure tropicale nous fait oublier que nous vivons au 45e degré de latitude nord...
- Mercredi 6 septembre, Saint-Bernard. Les chrysanthèmes d'automne «vivaces» se nomment Chrysanthemum zawadskii. Ils sont rustiques jusqu'en zone 3. Ils ont tendance à s'étaler sans être envahissants. Attention de ne pas les confondre avec les chrysanthèmes d'automne non rustiques. Vous devez bien préciser que vous voulez des chrysanthèmes vivaces. Hauteur: environ 70 cm.
- Jeudi 7 septembre, Sainte-Régine et Sainte-Reine. Voici trois cultivars de chrysanthème de jardin pour garnir nos boîtes à fleurs à l'automne. Le chrysanthème «Mary Stoker» a des fleurs jaune pâle. Aussi: «Clara Curtis», qui a des fleurs rose clair, et «Duchess of Edinburg», qui regorge de fleurs rouges. Ne les laissez pas dans les boîtes à fleurs dès qu'arrivent les grands froids. Transplantez-les dans le jardin et paillez.
- Vendredi 8 septembre, nativité de Notre-Dame. C'est encore le temps de transplanter des conifères, mais il est préférable de faire ce travail avant le 15 septembre. Arrosez bien les plantes quelques jours avant la transplantation et, bien sûr, arrosez copieusement par la suite. Dès le premier gel, recouvrez le sol d'un paillis d'une vingtaine de centimètres afin de protéger les jeunes racines.
Afin de faire sourire la belle, je lui ai expliqué que cette superbe température de nuit était nécessaire pour faire rougir et mûrir lentement les pommes du Québec. Cette différence de température entre le jour et la nuit explique l'incomparable qualité des pommes du Québec.
Le héron n'a pas été surpris de voir débarquer ce groupe hétéroclite à l'aube. Cette famille de hérons libre de taxes foncières et scolaires, bien installée depuis fort longtemps sur le site fabuleux du Jardin botanique de Montréal, en a vu bien d'autres! Lui, le héron, qui passe paisiblement de l'eau grouillant de carpes japonaises koi du Jardin japonais pour un festin «héronique» au jardin du lac de Rêve du Jardin chinois, où trônent actuellement de splendides sculptures de soie très colorées, semble heureux et ne se soucie guère des embouteillages urbains, de la disparition ou de la menace de disparition de milliers et de milliers d'espèces animales et végétales. Ayant autre chose à faire, il n'a pas participé à cette rare sortie de l'équipe de l'émission Samedi et rien d'autre.
Eh oui! C'est entre le pavillon de l'Amitié et le lac de Rêve que se tenait samedi dernier l'équipe de Joël Le Bigot pour trois heures d'antenne à la radio de Radio-Canada.
De mémoire, je crois que c'était la première fois qu'il y avait autant de personnages liés à l'horticulture autour de la table: Pierre Bourque, qui fut maire de Montréal et directeur de l'illustre Jardin botanique; André Bouchard, professeur titulaire d'écologie à l'Université de Montréal et chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale; enfin, Gilles Vincent, actuel directeur du Jardin botanique et, par les récits de Jean Fugère, du frère Marie-Victorin, du frère Léon et d'Henry Teuscher, concepteur des plans du jardin ainsi que conservateur du jardin pendant 20 ans.
La revue Quatre-Temps, soit la revue des amis du Jardin botanique de Montréal, qu'on trouve dans la plupart des kiosques à journaux (7,95 $), consacre le n° 2 de son trentième volume aux 75 ans du Jardin botanique. Sous la plume d'Anne Charpentier et de Ghyslaine Gagnon, on peut lire ceci: «Des chercheurs ont calculé que chaque être humain a besoin de l'équivalent de 1,8 hectare de la surface terrestre pour subvenir à ses besoins fondamentaux. Or un citoyen des États-Unis utilise en moyenne 9,6 hectares, un Canadien 7,2 hectares et un Européen 4,5 hectares. Ce sont là des empreintes écologiques bien supérieures à nos besoins essentiels... et à la capacité de la planète. À ce rythme de consommation des ressources naturelles, on prévoit la perte de 25 à 50 % des espèces végétales d'ici la fin du siècle. Or les plantes sont la base même de notre survie sur la Terre. Quelle institution, sinon un jardin botanique, est le mieux placée pour sensibiliser le public à la biodiversité végétale?»
Avez-vous entendu ce cri du coeur de Pierre Bourque, qui invite les Montréalais, comme ils l'ont fait depuis 75 ans, à appuyer leur jardin botanique? Quand les gens sont proches de leurs institutions, ils sont mieux placés pour comprendre les enjeux et se mobiliser s'il y a péril en la demeure. Les jardins botaniques du monde entier devront se mobiliser pour promouvoir la conservation de la biodiversité, car les principales causes de la disparition des espèces animales et végétales sont liées à la destruction des milieux naturels, à la surexploitation des ressources et des habitats ainsi qu'à la pollution. Et qui, pensez-vous, est responsable de tout ça? Nous, les humains!
La Magie des lanternes au Jardin chinois aura lieu du 8 septembre au 31 octobre au Jardin botanique de Montréal.
Les liatrides étourdis par les monarques
Non, je ne dévoilerai pas les coordonnées de cet endroit bien mignon, ce petit coin ombragé loin des regards où la table à pique-nique soigneusement dissimulée accueille par beau temps les fanatiques employés du Jardin botanique, qui ne peuvent pas s'empêcher de parler de plantes même à l'occasion d'un déjeuner substantiel. Je cherchais Michel Otis, horticulteur responsable entre autres du jardin des vivaces du Jardin botanique, afin de connaître la plante vivace in du moment. Impossible pour lui de me citer une plante, lui qui publiait dernièrement un excellent livre, Plantes vivaces (Éditions Bertrand Dumont), où il décrit ses 50 plantes préférées. Enfin, il m'a demandé de suivre les monarques du regard pour découvrir la vivace de l'heure, le Liatris ligulistylis, une plante sauvage des prairies.
Les boutons rouge cramoisi de cette plante inusitée éclatent en août et en septembre pour dévoiler de jolies fleurs pourpres. Contrairement à la tige élancée à épis, unique caractéristique de la majorité des liatrides ornementaux de nos aménagements, ce liatride des prés est très ramifié et ses nombreuses fleurs individuelles s'épanouissent sur une période prolongée. Cette plante peut mesurer de 100 cm à 170 cm si elle se trouve dans un sol limoneux riche et en plein soleil. Cette espèce indigène au Canada est celle qui attire le plus les monarques; par ailleurs, ses graines sont une source alimentaire de choix pour les chardonnerets élégants.
C'est une plante rustique de zone 4. Hélas, pour la trouver, il vous faudra harceler votre jardinerie... Mais en utilisant Internet, tapez «liatris ligulistylis seeds»: vous trouverez plusieurs producteurs de semences de plantes de prairie, par exemple la Prairie Moon Nursery. Un paquet de graines ne coûte que quelques dollars. Bonne chance!
Roses et euphorbes, un petit bonheur
Des derniers jardins créés, celui des nouveautés est sûrement le plus proche des amateurs de jardinage, car les variétés qu'on y retrouve sont disponibles dans les jardineries. Une des passions des horticulteurs consiste à marier les espèces et les cultivars pour notre plus grand bonheur.
Un beau mélange champêtre: la sauge Salvia pratens «Cambridge Blue» avec la gaillarde «Orange and Lemon». Une dizaine de plantes de chaque espèce formeront un mélange aléatoire fort sympathique.
Tout en douceur: quelques rosiers «Hybrides de thé» avec, pour couvre-sol, l'euphorbe «Diamond Frost» à très petites fleurs blanches. Cette euphorbe n'étant pas rustique, il faut en replanter chaque année, mais bon, c'est tellement beau!
Autour d'une hydrangée paniculata «Ruby» taillée en petit arbre et avec un couvre-sol de bégonias «Baby Wing White» annuels, le résultat est simple et très beau.
Allez faire un tour au jardin des nouveautés du Jardin botanique de Montréal.
Des magnolias qui refleurissent
Grand remue-ménage dans les parcelles consacrées aux arbustes. Depuis quelques années déjà, un travail de rajeunissement et de mise en valeur de la collection a été entrepris. Je ne peux qu'applaudir à ces réaménagements, moi qui, depuis belle lurette, trouve que les arbustes sont les grands absents de nos jardins. Un choix judicieux d'arbustes permet de diminuer les surfaces consacrées au gazon et de mettre au rancart les outrageantes tondeuses et les tracteurs polluants.
Lors d'une promenade entre les massifs, l'horticulteur Marc Henri m'a fait remarquer que plusieurs magnolias à fleurs jaunes refleurissent en cette saison (Magnolia acuminata «Koban Dore»). Même un cultivar à fleurs violacées, plus rare, s'est de nouveau paré de fleurs. Automatiquement, le réchauffement de la région, voire de la planète, a animé notre discussion. Coup de coeur pour le Virburnum plicatum «Shasta», résistant aux insectes, et pour le mini Berberis thubergii «Concorde» à feuilles rouge pourpre, parfait pour être utilisé comme une petite haie d'environ 50 cm de hauteur.
Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier? Vous désirez que je réponde à votre question? Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi! jeanclaudevigor@videotron.ca.
***
La semaine du jardinier
- Samedi 2 septembre, Sainte-Ingrid. C'est la Fleurifête pendant trois jours! C'est le rendez-vous annuel incontournable de tous les amateurs de jardinage. À 11h, une conférence de Gilles Paradis sur les papillons. À 12h45, un encan de plantes. À 14h, «Côté cours... côté jardin» avec Rock Giguère et Didier Girol. Jardin Daniel A. Séguin, 3230, rue Sicotte, en face de l'ITA, Saint-Hyacinthe. Prix d'entrée: 8,50 $.
- Dimanche 3 septembre, Saint-Grégoire. Toujours au jardin Daniel A. Séguin, cette journée sera consacrée à l'ornithologie et à la mycologie avec André Dion comme conférencier. On y procédera au lancement officiel du jardin d'oiseaux avec Frédéric Back (L'homme qui plantait des arbres) et André Dion. Le jardin est magnifique. C'est à voir.
- Lundi 4 septembre, Sainte-Rosalie. Toujours au jardin Daniel A. Séguin, à 11h, conférence de Larry Hodgson, le jardinier paresseux, et de Julie Boudreau sur les plantes grimpantes. Exposition de plantes et de produits horticoles sous le chapiteau. Renseignements: jardin Daniel A. Séguin, (450) 778-0372.
- Mardi 5 septembre, Sainte-Raïssa. Si les plantes pouvaient être béatifiées, j'accorderais au sumac, plus connu sous le vocable de vinaigrier, le nom de saint sumac car cet arbuste a battu des records de ténacité cet été. Il se nomme rhus en latin. Si vous tombez en amour avec un rhus, choisissez les cultivars «Dissecta» ou «Laciniata». En isolé et bien visible d'une fenêtre de la maison, cette plante d'allure tropicale nous fait oublier que nous vivons au 45e degré de latitude nord...
- Mercredi 6 septembre, Saint-Bernard. Les chrysanthèmes d'automne «vivaces» se nomment Chrysanthemum zawadskii. Ils sont rustiques jusqu'en zone 3. Ils ont tendance à s'étaler sans être envahissants. Attention de ne pas les confondre avec les chrysanthèmes d'automne non rustiques. Vous devez bien préciser que vous voulez des chrysanthèmes vivaces. Hauteur: environ 70 cm.
- Jeudi 7 septembre, Sainte-Régine et Sainte-Reine. Voici trois cultivars de chrysanthème de jardin pour garnir nos boîtes à fleurs à l'automne. Le chrysanthème «Mary Stoker» a des fleurs jaune pâle. Aussi: «Clara Curtis», qui a des fleurs rose clair, et «Duchess of Edinburg», qui regorge de fleurs rouges. Ne les laissez pas dans les boîtes à fleurs dès qu'arrivent les grands froids. Transplantez-les dans le jardin et paillez.
- Vendredi 8 septembre, nativité de Notre-Dame. C'est encore le temps de transplanter des conifères, mais il est préférable de faire ce travail avant le 15 septembre. Arrosez bien les plantes quelques jours avant la transplantation et, bien sûr, arrosez copieusement par la suite. Dès le premier gel, recouvrez le sol d'un paillis d'une vingtaine de centimètres afin de protéger les jeunes racines.
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