La mouche dans l’aspirateur, Mélanie Watt

L’auteure et illustratrice des séries Chester et Frisson l’écureuil nous arrive cet automne avec un album complètement différent dans lequel elle exploite de façon métaphorique la notion de deuil et les étapes qui s’y rattachent. Tout en conservant le style humoristique qu’on lui connaît, Watt raconte l’histoire d’une mouche qui se retrouve inopinément prisonnière d’un aspirateur. Du déni à l’acceptation en passant par la colère, Mouche explore l’intérieur de ce sac poussiéreux, rempli de mille et une babioles, et aspire à revoir la lumière. Dans un format carré et rigide, les illustrations pleine page, les différents plans et angles de vue ont pour effet de nous plonger littéralement au coeur des émotions de ce petit diptère attachant et de l’univers parallèle dans lequel il se trouve. Le jeu des couleurs, passant de l’obscur fond du sac au rayon lumineux de la sortie — véritable espoir au bout du tunnel —, est particulièrement signifiant et ajoute à la portée philosophique de cet album franchement bien réussi.

La mouche dans l’aspirateur

Mélanie Watt, Scholastic, Toronto, 2015, 96 pages