Mahmoud Abbas à la Maison-Blanche - Bush refuse de s'engager pour un État palestinien d'ici 2009
21 octobre 2005
Proche-Orient
Photo : Agence Reuters
Mahmoud Abbas en compagnie de George W. Bush hier à Washington.
Washington — Le président américain George W. Bush a refusé de s'engager pour la création avant la fin de son mandat, en 2009, d'un État palestinien en recevant hier le leader palestinien Mahmoud Abbas, venu à la Maison-Blanche plaider pour une reprise des négociations avec Israël.
«Je crois qu'il est possible que deux États démocratiques vivent côte à côte en paix», a déclaré M. Bush lors d'une conférence conjointe avec M. Abbas à l'issue de leur rencontre, la première depuis le retrait israélien de la bande de Gaza, à la mi-septembre.
Interrogé sur le point de savoir si un tel État pourrait voir le jour avant la fin de son deuxième et dernier mandat, en janvier 2009, M. Bush a répondu: «Je ne peux pas vous dire quand cela arrivera.»
«J'aimerais voir deux États. Si cela arrive avant la fin de mon mandat, je serai là pour assister à la cérémonie. Si cela n'arrive pas, nous travaillerons dur pour établir les fondations afin que le processus devienne irréversible», a-t-il ajouté.
La Feuille de route, le plan de paix rédigé par les États-Unis, la Russie, les Nations unies et l'Union européenne, prévoit en principe la création d'un État palestinien pour la fin de 2005. M. Bush avait toutefois indiqué en 2004 qu'il se fixait désormais comme but la fin de son second mandat.
Dans une allocution lue à la presse après les discussions, M. Abbas a pourtant plaidé pour l'application immédiate de la Feuille de route et demandé à Israël d'établir un «véritable partenariat» avec les Palestiniens pour «faire la paix».
«Il est temps de mettre fin au conflit israélo-palestinien. Il est temps pour les Palestiniens d'obtenir leur liberté et leur indépendance. Il est temps d'avancer rapidement vers la reprise des négociations [avec Israël] sur le statut final» des territoires palestiniens.
Venu à Washington avec l'objectif affiché de faire du retrait de Gaza un tremplin vers des gestes similaires en Cisjordanie en vue de l'application de la Feuille de route, M. Abbas a en outre affirmé que les élections législatives prévues en janvier seront ouvertes à «tous les mouvements palestiniens», rejetant ainsi les appels d'Israël à en exclure le groupe islamiste radical Hamas.
M. Bush a en outre appelé Israël à démanteler les points de colonisation non autorisés en Cisjordanie et à «mettre fin à l'expansion des colonies», avertissant qu'il «placerait les parties face à leurs responsabilités prévues par la Feuille de route». Il a également souhaité que la barrière de séparation israélienne en cours de construction en Cisjordanie soit plutôt «une barrière de sécurité plutôt qu'une barrière politique».
«Je crois qu'il est possible que deux États démocratiques vivent côte à côte en paix», a déclaré M. Bush lors d'une conférence conjointe avec M. Abbas à l'issue de leur rencontre, la première depuis le retrait israélien de la bande de Gaza, à la mi-septembre.
Interrogé sur le point de savoir si un tel État pourrait voir le jour avant la fin de son deuxième et dernier mandat, en janvier 2009, M. Bush a répondu: «Je ne peux pas vous dire quand cela arrivera.»
«J'aimerais voir deux États. Si cela arrive avant la fin de mon mandat, je serai là pour assister à la cérémonie. Si cela n'arrive pas, nous travaillerons dur pour établir les fondations afin que le processus devienne irréversible», a-t-il ajouté.
La Feuille de route, le plan de paix rédigé par les États-Unis, la Russie, les Nations unies et l'Union européenne, prévoit en principe la création d'un État palestinien pour la fin de 2005. M. Bush avait toutefois indiqué en 2004 qu'il se fixait désormais comme but la fin de son second mandat.
Dans une allocution lue à la presse après les discussions, M. Abbas a pourtant plaidé pour l'application immédiate de la Feuille de route et demandé à Israël d'établir un «véritable partenariat» avec les Palestiniens pour «faire la paix».
«Il est temps de mettre fin au conflit israélo-palestinien. Il est temps pour les Palestiniens d'obtenir leur liberté et leur indépendance. Il est temps d'avancer rapidement vers la reprise des négociations [avec Israël] sur le statut final» des territoires palestiniens.
Venu à Washington avec l'objectif affiché de faire du retrait de Gaza un tremplin vers des gestes similaires en Cisjordanie en vue de l'application de la Feuille de route, M. Abbas a en outre affirmé que les élections législatives prévues en janvier seront ouvertes à «tous les mouvements palestiniens», rejetant ainsi les appels d'Israël à en exclure le groupe islamiste radical Hamas.
M. Bush a en outre appelé Israël à démanteler les points de colonisation non autorisés en Cisjordanie et à «mettre fin à l'expansion des colonies», avertissant qu'il «placerait les parties face à leurs responsabilités prévues par la Feuille de route». Il a également souhaité que la barrière de séparation israélienne en cours de construction en Cisjordanie soit plutôt «une barrière de sécurité plutôt qu'une barrière politique».
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