Le tracé du mur en Cisjordanie devra être modifié - La Cour suprême israélienne dénonce la Cour internationale
Photo : Agence Reuters
Un cavalier palestinien a longé le mur érigé par Isarël hier près de Jérusalem.
Jérusalem — La Cour suprême israélienne a ordonné au gouvernement de modifier le tracé de la barrière de sécurité pour éviter d'encercler des villages palestiniens, tout en dénonçant, pour la première fois, le jugement de la Cour internationale de justice (CIJ, à La Haye) qui avait déclaré cette barrière illégale.
Critiquant cette décision non contraignante rendue en juillet 2004 par la justice internationale, les neuf juges israéliens estiment que la CIJ n'a pas tenu compte des besoins de sécurité de l'État hébreu. La CIJ avait appelé à la destruction de ce mur.
Selon la Cour suprême israélienne, «la raison derrière l'existence de la barrière est la considération sécuritaire d'empêcher l'infiltration en Israël et dans les communautés israéliennes [en Cisjordanie]». Mais, «de l'autre côté, il faut prendre en considération les droits de l'homme de la population arabe locale».
Pour le gouvernement israélien, cette décision signifie qu'Israël a «pleinement le droit de construire la barrière pour défendre et protéger les vies de ses citoyens», a déclaré le ministre Haim Ramon.
Du fait des procès successifs intentés par les Palestiniens, le tracé de ce mur a déjà été grignoté par rapport à sa version initiale: alors qu'à l'origine il englobait, côté israélien, un tiers de la Cisjordanie, ce chiffre a été ramené autour de 6 à 8 % du territoire. Le jugement de la Cour suprême vient encore réduire cette superficie, les experts juridiques estimant qu'il fera jurisprudence pour d'autres secteurs contestés, y compris les plus sensibles: le secteur de Jérusalem, Goush Etzion près de Bethléem, et Ariel dans le centre de la Cisjordanie.
Le cas sur lequel la Cour suprême vient de rendre son avis concernait une portion de la barrière déjà en place depuis deux ans qui encercle l'implantation d'Alfei Menashe, six kilomètres à l'intérieur de la Cisjordanie, mais également cinq petits villages palestiniens. La Cour suprême a ordonné à l'armée de trouver un moyen de préserver ces villages de l'encerclement.
Critiquant cette décision non contraignante rendue en juillet 2004 par la justice internationale, les neuf juges israéliens estiment que la CIJ n'a pas tenu compte des besoins de sécurité de l'État hébreu. La CIJ avait appelé à la destruction de ce mur.
Selon la Cour suprême israélienne, «la raison derrière l'existence de la barrière est la considération sécuritaire d'empêcher l'infiltration en Israël et dans les communautés israéliennes [en Cisjordanie]». Mais, «de l'autre côté, il faut prendre en considération les droits de l'homme de la population arabe locale».
Pour le gouvernement israélien, cette décision signifie qu'Israël a «pleinement le droit de construire la barrière pour défendre et protéger les vies de ses citoyens», a déclaré le ministre Haim Ramon.
Du fait des procès successifs intentés par les Palestiniens, le tracé de ce mur a déjà été grignoté par rapport à sa version initiale: alors qu'à l'origine il englobait, côté israélien, un tiers de la Cisjordanie, ce chiffre a été ramené autour de 6 à 8 % du territoire. Le jugement de la Cour suprême vient encore réduire cette superficie, les experts juridiques estimant qu'il fera jurisprudence pour d'autres secteurs contestés, y compris les plus sensibles: le secteur de Jérusalem, Goush Etzion près de Bethléem, et Ariel dans le centre de la Cisjordanie.
Le cas sur lequel la Cour suprême vient de rendre son avis concernait une portion de la barrière déjà en place depuis deux ans qui encercle l'implantation d'Alfei Menashe, six kilomètres à l'intérieur de la Cisjordanie, mais également cinq petits villages palestiniens. La Cour suprême a ordonné à l'armée de trouver un moyen de préserver ces villages de l'encerclement.
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