Biden lance une sévère mise en garde aux dirigeants irakiens
4 juillet 2009
Proche-Orient
Bagdad — Le vice-président américain Joe Biden a lancé hier à Bagdad une mise en garde sans précédent aux dirigeants irakiens en affirmant que son pays pourrait se désengager politiquement si l'Irak replongeait dans la violence confessionnelle ou ethnique.
«Si la violence reprenait, cela changerait la nature de notre engagement. Il a été très direct sur ce point», a affirmé un haut responsable américain qui l'accompagne après une série de rencontres avec les dirigeants irakiens, dont le premier ministre Nouri al-Maliki. «Si, en raison des actions de différentes parties en Irak, le pays devait replonger dans la violence confessionnelle ou tomber dans la violence ethnique, alors ce n'est pas une chose qui nous permettrait de rester engagé car ce ne serait pas dans l'intérêt du peuple américain», a-t-il ajouté. Jamais jusqu'à présent les États-Unis n'avaient montré un tel agacement devant l'absence de progrès dans le règlement des problèmes qui divisent les Irakiens et qui peuvent à tout moment déboucher sur une reprise de la violence ayant plongé le pays dans le chaos en 2006 et 2007.
M. Biden est arrivé jeudi soir à Bagdad, deux jours après le retrait des soldats américains des villes d'Irak, dont l'armée et la police irakiennes assurent désormais la sécurité.
Le haut responsable américain a cité successivement les questions prioritaires de la ville de Kirkouk, l'intégration des différents groupes ethniques et confessionnels dans la société irakienne, le renforcement des institutions gouvernementales et la loi sur la répartition des richesses pétrolières qui n'a toujours pas été votée.
Kirkouk, qui repose sur des ressources pétrolières gigantesques, est au coeur d'une bataille entre les Kurdes, qui souhaitent rattacher cette ville au Kurdistan, et le pourvoir central qui rejette entièrement cette idée.
Des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont manifesté dans leur fief de Sadr City, un quartier pauvre de Bagdad, et brûlé la bannière étoilée. «Non, non aux États-Unis ! Non, non à l'occupation! Oui, oui à l'Irak!», scandaient certains.
«Si la violence reprenait, cela changerait la nature de notre engagement. Il a été très direct sur ce point», a affirmé un haut responsable américain qui l'accompagne après une série de rencontres avec les dirigeants irakiens, dont le premier ministre Nouri al-Maliki. «Si, en raison des actions de différentes parties en Irak, le pays devait replonger dans la violence confessionnelle ou tomber dans la violence ethnique, alors ce n'est pas une chose qui nous permettrait de rester engagé car ce ne serait pas dans l'intérêt du peuple américain», a-t-il ajouté. Jamais jusqu'à présent les États-Unis n'avaient montré un tel agacement devant l'absence de progrès dans le règlement des problèmes qui divisent les Irakiens et qui peuvent à tout moment déboucher sur une reprise de la violence ayant plongé le pays dans le chaos en 2006 et 2007.
M. Biden est arrivé jeudi soir à Bagdad, deux jours après le retrait des soldats américains des villes d'Irak, dont l'armée et la police irakiennes assurent désormais la sécurité.
Le haut responsable américain a cité successivement les questions prioritaires de la ville de Kirkouk, l'intégration des différents groupes ethniques et confessionnels dans la société irakienne, le renforcement des institutions gouvernementales et la loi sur la répartition des richesses pétrolières qui n'a toujours pas été votée.
Kirkouk, qui repose sur des ressources pétrolières gigantesques, est au coeur d'une bataille entre les Kurdes, qui souhaitent rattacher cette ville au Kurdistan, et le pourvoir central qui rejette entièrement cette idée.
Des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont manifesté dans leur fief de Sadr City, un quartier pauvre de Bagdad, et brûlé la bannière étoilée. «Non, non aux États-Unis ! Non, non à l'occupation! Oui, oui à l'Irak!», scandaient certains.
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