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Gaza - La violence de force

Guy Taillefer   7 janvier 2009  Proche-Orient
L'opinion publique israélienne s'est emballée à l'été 2006 quand Tsahal est parti en guerre au Liban contre le Hezbollah, avant de déchanter devant l'enlisement du conflit. Elle s'emballerait à nouveau devant la brutale offensive militaire, électoralement téléguidée, dans la bande de Gaza. Pour combien de temps?

Éclairant, le propos d'Anthony Cordesman, expert au fameux Center for Strategic and International Studies de Washington. Le ministre de la Défense, le travailliste Éhoud Barak, qui voit tout à coup sa cote de popularité prendre du mieux à six semaines des législatives israéliennes, a beau dire que l'opération est destinée à pacifier durablement le sud du pays, Israël est conscient, écrivait récemment le spécialiste, que l'offensive militaire «n'aura aucun effet décisif» sur l'organisation du Hamas. Non moins désespérant est le fait, disait-il, que «chaque fois que ce type de violence surgit, il devient plus difficile d'avancer sur le terrain politique».

Attendons-nous, dans ce contexte, à voir les Israéliens déchanter bientôt devant les efforts de leurs politiciens et de leurs militaires pour rétablir, après le fiasco du Liban, leur pouvoir d'intimidation régionale. Aussi, l'État hébreu juge-t-il tactiquement nécessaire de faire le plus vite possible. Rien d'étonnant à entendre, hier, le premier ministre en sursis, Éhoud Olmert, déclarer qu'Israël n'a aucun intérêt à voir l'offensive se prolonger dans la bande de Gaza. En effet. «Nous sommes gâtés et impatients: nous aimons que nos guerres soient courtes», commentait froidement, il y a quelques jours, l'historien israélien Tom Segev.

Il reste que, dans l'immédiat, l'aisance avec laquelle l'ensemble des décideurs, toutes principales tendances partisanes confondues, ont rassemblé autour d'eux l'opinion israélienne en faveur de l'opération militaire est déconcertante, d'autant qu'il est hautement contestable que le Hamas soit responsable, ainsi que le prétend Israël, de la rupture de la trêve qui tenait depuis quatre mois.

Cette aisance vient donner la mesure, inquiétante, du ralliement des Israéliens à la voix des armes et du découragement dans lequel ils semblent de plus en plus plonger devant les chances de voir la paix prendre racine par le dialogue. Tels sont le glissement à droite de la société israélienne et le durcissement de ses relations avec le monde arabe que des hommes comme Amos Oz, écrivain et intellectuel réputé, fondateur de La Paix maintenant en 1978, ont donné leur appui à l'offensive à Gaza... Ce découragement est-il si étranger à celui des Palestiniens qui ont élu le Hamas en 2006 et qui se résignent à commettre des attentats suicide?

Facteur aggravant: la violence se déploie au mépris du droit de la guerre et du droit humain, conséquence de la montée en puissance du terrorisme et de la «guerre contre le terrorisme» qui lui a été déclarée. Toute cible devient militairement légitime, tant la définition du «combattant» est devenue élastique pour Tsahal. Aucune riposte n'est «disproportionnée». Hier encore, l'attaque d'une école à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, a fait une quarantaine de morts. Avec le résultat gênant pour la démocratie israélienne que sa course électorale se déroule sur le dos des civils gazaouïtes pendant que les militants du Hamas, par ailleurs, se considèrent en droit de lancer des roquettes sur des villes sous le prétexte que les Israéliens ont pour la plupart été militaires.

Une certaine analyse veut que, comme en Israël, les Indiens attendent de leur gouvernement qu'il durcisse le ton contre le Pakistan dans la foulée des attentats terroristes survenus à Mumbai, fin novembre. Les tensions entre l'Inde et le Pakistan seraient telles que certains redoutent qu'une nouvelle guerre éclate entre les deux pays.

Or, croyant marquer des points, les nationalistes hindous du BJP, le principal parti d'opposition, ont diffusé des publicités électorales aux accents antimusulmans dans quatre États où se tenaient des élections immédiatement après les attentats. La stratégie a fait long feu: le BJP a été réélu dans deux États du nord du pays, mais plus significativement, il a perdu le Rajasthan aux mains du Parti du Congrès, qui a d'autre part conservé Delhi pour un troisième mandat consécutif.

De quoi cela présage-t-il? Les Indiens de tout le pays vont aux urnes en mai prochain. Le terrorisme constitue souvent un enjeu des élections en Inde, mais rarement l'un des plus importants. On peut compter sur le BJP pour jeter de l'huile sur le feu dans les prochains mois.

L'Inde n'est pas Israël, et vice versa. Le parallèle n'en demeure pas moins intéressant. Les politiciens réussissent, à divers degrés, à faire dire à l'électorat ce qu'ils veulent entendre. Les opinions publiques ont le dos large.






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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 05h09
    Bravo
    « « Les politiciens réussissent, à divers degrés, à faire dire à l'électorat ce qu'ils veulent entendre. Les opinions publiques ont le dos large. »

    Vous avez bien raison Monsieur Taillefer.

    Merci pour cet éditorial sobre, éclairant et renseigné.

    On a de plus en plus besoin de vrais journalistes pour contrer la manipulation sous toutes ses formes de l'opinion publique.
    Le rôle du 4e pouvoir est salutaire pour la démocratie et pour contrer les dérives inhumaines des dirigeants du monde.

    Lorsque l'on voit:
    « Les médias d'information rivaux doivent faire équipe »
    http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200901/06/01-815255-les-medias-dinformation-rivaux-doivent-faire-equipe.php

    Il faut réfléchir, réfléchir sérieusement.
    Et tenter de voir sous l'écorce qu'on nous fait voir comme si elle ne cachait rien.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 06h54
    Le procès a eu lieu
    « Votre texte me paraît assez biaisé. Encore une fois, une approche dichotomique: les bons sont les gens du Hamas et les Palestiniens, les méchants, les Israéliens. Les nuances et la hauteur de vue sont interdites. Il faut à tout prix identifier un coupable. Pour se donner bonne conscience. Alors que les responsables de cette folie sanguinaire sont multiples. Mais le procès et son verdict ont déjà eu lieu, inutile de discuter, le monde sait qui est le seul coupable. Tout cela est si bête et navrant! »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 06h57
    Erreur de stratégies ou stratégie d'erreurs?
    « En confirmation, en quelque sorte de ce que disait récemment Anthony Cordesman, expert au Center for Strategic and International Studies de Washington, à savoir que l'offensive militaire «n'aura aucun effet décisif» sur l'organisation du Hamas., on peut citer la question que posait dans son article « Logique de purification ethnique à Gaza » Dominique Eddé : « Quel est le bénéfice attendu par Israël, au terme de cette énième entreprise de bombardement, "Plomb durci" ? Sécuriser les citoyens israéliens. Anéantir le Hamas. Connaît-on un cas de figure ayant prouvé, par le passé, que la méthode pouvait marcher? »
    Elle cite les exemples suivants qu'il n'est pas inutile de rappeler : «L'opération "Raisins de la colère", accompagnée du massacre de Cana, au Liban, en 1996 ? Elle a renforcé le Hezbollah et s'est soldée par le retrait des troupes israéliennes du Liban sud en 2000. L'opération "Rempart à Jénine", au printemps 2002 ? "Voie ferme", deux mois plus tard ? 2002 et 2003 ont été des années sanglantes pour les populations civiles en Israël : 293 morts. "Arc-en-ciel", en mai 2004 ? "Jour de pénitence", quatre mois plus tard, au nord de la bande de Gaza, avec les mêmes sinistres bilans ? Les assassinats de dirigeants politiques du Hamas exécutés et revendiqués sans complexe par le pouvoir israélien ? Les attentats-suicides ont culminé en 2005. Et, au début de l'année suivante, le Hamas obtenait la majorité absolue aux élections législatives.»
    On pet ajouter la guerre au Liban, en 2006, dont en plus de la dévastation du pays et de la mort de plus de 1 000 civils dont 30 % d'enfants, le Hezbollah est ressorti plus fort politiquement et militairement. Et tous les experts s'accordent déjà pour dire que le Hamas sortira grandit de la guerre actuelle. Il ne faut pas oublier d'ailleurs que c'est Israël qui a introduit le Hamas, les Frères musulmans d'alors, dans la bande de Gaza pour faire contrepoids à l'OLP de Yasser Arafat.

    On peint se demander pourquoi Israël n'a pas compris que sa sécurité, fort légitime, ne dépend pas du tout militaire, mais du tout politique, c'est-à-dire de la création d'un État palestinien viable et prospère. Si cela avait été fait il y a nombre d'années, après la guerre des Six-jours, le calme règnerait dans cette région. Mais le rêve d'un grand Israël n'obnubile-t-il pas, consciemment ou inconsciemment le comportement de l'État d'Israël? La réoccupation par le biais de l'implantation de colonies en territoire palestinien de Cisjordanie n'en serait-il pas une indication? La mollesse des négociations de paix en vue de la création de cet État palestinien une autre? On peut se le demander!

    La guerre actuelle se situerait-elle dans ce prolongement? Ou répond-elle à des fins électoralistes, pour rehausseur la cote de popularité du parti travailliste et de son chef, ministre de la Défense, Éhoud Barak, en faisant pleuvoir des obus? Et contrer ainsi le parti de droite de Nataniaou, donnée favori aux élections de février? Tout en lavant l'affront subi par l'armée au Liban en 2006. Résoudre des problèmes intérieurs en entreprenant une campagne guerrière est une stratégie classique de fuite en avant. Il suffit de se rappeler la guère des Malouines entreprise par les généraux argentins en difficulté. Et depuis le retrait de Sharon, la fuite en avant qui ne résout rien semble la seule stratégie du gouvernement en place.

    Et pourtant un exemple récent devrait faire réfléchir. Dans son texte, Guy Taillefer fait un certain parallèle avec l'Inde et les attentats de Mumbai. Il est un autre parallèle très frappant, c'est celui avec la guerre du Kosovo et le rêve de la Grande Serbie de Slobodan Miloević, qui a entrepris de museler la population albanaise du Kosovo. Si l'om reprend le détail de ce qui s'est passé au Kosovo on retrouve coercition, trêves, accords, désaccords, lutte de l'UCK, massacre de civils, combats entre l'UCK et l'armée serbe, jusqu'à ce que l'OTAN intervienne, puisque tout se passe en Europe. Le résultat final : la création de l'État du Kosovo, le seul moyen de pacifier cette région.

    Évidemment, il n'est pas question d'intervention militaire contre Israël, ni même de sanctions diplomatiques ou économiques. Mais l'aboutissement de la guerre du Kosovo montre bien, concrètement, que la solution de ce genre de problème, la cohabitation de groupes ethniques différents aussi importants que les Serbes et les Albanais ou les Israéliens et les Palestiniens dans un même territoire ne passe pas par les armes, mais par la création d'une situation qui respecte l'identité de chacun, dans un cadre d'autonomie viable et sûr. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 07h21
    Bien...
    « ...par souci électoral, les pouvoirs politiques sont capables de vendre des kilos de morts. Nous sommes tous trompés et en plus on se permet de déclamer notre "opinion" tout comme moi au sujet d'une entourloupette qui coûte très cher en vie humaine. Israël est le grand perdant dans le futur; malheureusement, le Hamas ennemi de l'Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, le grand gagnant même en Cisjordanie. N'oublions pas que le Hamas est un rejeton spirituel des frères Musulmans. Enfin, cela permet dans nos démocraties "politiquement correctes" d'exprimer son antisémitisme chronique, toujours profondément ancré dans le tissu morale des chrétiens d'Occident. La violence n'ira qu'en s'accentuant, non seulement ailleurs mais arrive au galop chez nos. C,st depuis le début du christianisme que cette violence a pris son envol par le fait qu'il a détruit tout mécanisme rituel contre le désordre systémique de nos sociétés à venir. C'est le "temps des païens" dont nous parle Luc dans son évangile. Clausewitz, Hegel et Hoderlin avaient bien vu la chose. ce n,est qu'un début que nous devons accepter et malgré notre éloignement confortable, bien au chaud, ventre plein, nous en pâtirons à juste titre et en toute justice. Les politiques ne peuvent plus faire grand chose contre cette violence. Beaucoup expriment leur antisémitisme alors qu'il nous faut penser que c'est pas le juif qui tue mais l'homme contre l'homme. L'homme est un loup pour l'homme. cela n,a rien à voir avec les races ou les religions, ça concerne l'homme dans son humanité perdu. si vous avez de l'argent en général on vous respecte mais si vous avez le malheur de parler spiritualité ou connaissance, on vus insulte. les valeurs ne sont lus les mêmes. Ici, en Amérique du Nord, on a bien eu le culot de mettre des peuples dans des réserves ou tout bonnement on les a détruit. Normal que cela se passe aussi ailleurs, ne nous voilons pas la face à ce sujet. mettre des êtres humains dans des réserves fut le prolégomène à mettre les palestiniens à Gaza avec rien qu'une attente de ce qui s'y passe aujourd'hui. L'homme est une calamité lâche sur cette terre. Triste. »

  • Renaud Longchamps
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 08h49
    Plus d'État d'Israël en 2108...
    « On comprend facilement l'obsession sécuritaire d'Israël à la vue de sa géographie fort particulière: une longue bande de terre étroite, à la population nombreuse mais concentrée dans des villes vulnérables, prise en tenaille entre la Cisjordanie et la mer, entourée de millions de malheureux chassés de leur terre ancestrale, rêvant à la réparation de l'injustice et au retour.

    Les armes de demain pourront facilement rayer de la carte, en un clin d'oeil et avec une précision inouïe, toute la population de ce pays. Cela n'est qu'une question de temps. Et le temps, bientôt, manquera à Israël. Ce qui n'est pas le cas de ses ennemis, qui sont fort nombreux.

    Malheureusement, sur le long terme, cet État ne pourra pas maintenir son intégrité territoriale, même celle d'avant la guerre des Six Jours, tout simplement parce que ce territoire est, déjà, géopolitiquement indéfendable.

    Dans le passé, beaucoup d'envahisseurs ont essayé de se maintenir sur cette terre impossible à stabiliser sur le long terme. Tous se sont cassés la gueule.

    Il existe bel et bien un État d'Israël en 2008. Il n'y aura plus d'État d'Israël en 2108. À moins que... »

  • Jacques Léger
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 11h00
    L'hstoire des peuples: lumière et obscurité
    « Ce très intéressant éditorial de monsieur Taillefer a permis (sauf le désolant simplisme de Michel Lebel) des interventions de haut niveau sur ce site. Rien n'est simple dans l'histoire humaine faite de gestes lumineux et de dérives suicidaires. Entre les deux une médiocrité et une indifférence qui permettent à toutes les formes de dictatures de s'insérer lentement et de préparer ces chocs ou viennent mourir les tentatives de respect mutuel et de solidarité humaine. Il faut, de quelque côté que nous soyons, tenter de se parler et de mieux se comprendre. Il en va de notre survie mutuelle.

    JACQUES LÉGER, MONTRÉAL (Petite-Patrie). »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 12h03
    Manifestations le 10 janvier à Montréal et Québec contre les attaques d'Israël à Gaza
    « Montréal et Québec :

    Manifestations contre les attaques d'Israël à Gaza :

    Samedi, le 10 janvier 2009 à 13h00 au coin Peel et René-Lévesque, à Montréal.- Voir plus bas les coordonnées pour la ville Québec.

    Manifestation unitaire pour condamner les crimes de guerre d'Israël à Gaza,appuyer la résistance héroïque du peuple palestinien et dénoncer la position honteuse du gouvernement canadien en appui à Israël.

    Organisée par une large coalition .

    Source Québec solidaire :

    http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/evenement/10-janvier-manifestation-contre-les-attaques-disrael-a-gaza

    Votez : http://www.israel-vs-palestine.com/gz/

    Signez : http://www.cjpme.ca/action_gaza_2008_12.shtml

    Dernières infos disponibles à Résistance Palestine :
    http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

    PAJU Montréal - Palestiniens et Juifs unis :
    http://www.pajumontreal.org/paju_fr/

    Israël est l'agresseur :
    http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200901/0- 1/01-814290-israel-est-lagresseur.php

    Palestinian history : a chronology :
    Vous pouvez facilement traduire la page avec des logiciels gratuits
    http://sphr.org/v3/index.php?option=com_content&am- p;view=article&id=85&Itemid=112


    _______________________

    Christian Montmarquette
    Québec solidaire

    Coordonnées pour la manifestation à Québec : ______________

    À Québec :

    Début: 13:00

    Départ au Centre Lucien-Borne, Chemin Sainte-Foy, coin Salaberry

    Fin: 15:30

    Organisée par Coalition de Québec pour la paix



    -QS- »

  • Pierre Brosseau
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 12h06
    Création de l'État palestinien
    « L'avenue de solution de la crise permanente entre Israël et la Palestine est connue, c'est la création de l'État de la Palestine, mais après ce constat maintes fois énoncé par les principaux intervenants, on n'en voit pas encore l'ombre de sa concrétisation. Quand Israël sera déterminé à mettre autant de ses ressources diplomatiques, financières, d'affaires, d'intelligence et d'ingénierie à la réalisation d'un État palestinien qu'il en place dans ses ressources militaires, sa sécurité ne sera plus un problème. »

  • loiselet
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 17h37
    @M.Brosseau
    « Je suis parfaitement d'accord avec vous. Ce serait logique et généreux de la part d'Israël de contibuer à la construction d'une nouvelle Palestine et cela devrait inclure la remise des terres confisquées lors de la guerre des Sept jours de même que l'acceptation du retour des millions d'exilés qui furent rejetés à la géhenne des abris de fortune et des pays étrangers afin que la "Terre promise" au peuple choisi lui soit accessible. Mis à part le fait important que Dieu ait choisi la Palestine pour y prendre chair, il est à déplorer qu'il n'ait pas gardé un petit coin de Bible pour reconnaître une "Terre promise" aux Palestiniens. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 18h01
    Israël la coupable?
    « Il y en a ici qui vivent dans une autre dimension, c'est sûr. Je lis dans les réactions à l'article du journaliste: Israël est coupable! Israël est l'agresseur!

    Prenez donc un visa pour aller passer trois mois dans un des deux villages israéliens qui reçoivent des roquettes palestiniennes sur la tête depuis près de 7 ans. Comment feriez-vous vos journées quand vous ne sauriez pas quand et où la prochaine roquette vous tombera dessus, pour anéantir tout votre avenir, ou celui des vôtres?

    Maintenant, Israël contre-attaque. Et violemment. Pourquoi? Parce qu'ils sont tannés, parce qu'ils en ont marre, parce qu'ils ont leur voyage, et qu'ils sont les plus forts.

    Tu t'attaques à plus gros que toi, attends-toi à ce que ça fesse quand l'autre a décidé qu'il fallait que ça arrête. Et ne va pas brailler parce que ça fait mal. »

  • Denis Pinsonnault
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 19h47
    Manifestation du 10 janvier
    « Déjà, dimanche dernier, quelques milliers de manifestants se sont rassemblés à Montréal. Selon Leif Marouf, de Solidarité pour les droits humains des Palestiniens, « Le but de la manifestation d'aujourd'hui [4 janvier 2009] est de faire pression sur le gouvernement canadien et ceux du monde entier afin qu'ils agissent pour mettre un terme à la souffrance des Palestiniens. » Bien sûr, toute personne de bonne volonté est d'accord avec cette affirmation. On ne peut être contre la vertu.

    Évidemment, c'est sans surprise que j'y ai constaté le blâme sévère porté à l'action israélienne dont la violence est certes déplorable. Je tiens toutefois à signaler à quel point il est désolant de prendre conscience qu'aucune condamnation ne maudit l'occasion qui a justifié cette violence. Sans ces lancements insensés de roquettes qui ne fortifient d'aucune façon les revendications palestiniennes, la population israélienne n'aurait jamais exigé de ses représentants une intervention armée. Dans les faits, le rassemblement de manifestants s'apparentait beaucoup plus à une rencontre partisane qu'à un rassemblement de citoyens pour la paix. C'est triste.

    Dans cette nouvelle manifestation que l'on annonce pour le 10 janvier, on tient encore le même genre de propos. Ainsi peut-on lire, dans le message de Christian Montmarquette la description suivante: « Manifestation unitaire pour condamner les crimes de guerre d'Israël à Gaza,appuyer la résistance héroïque du peuple palestinien et dénoncer la position honteuse du gouvernement canadien en appui à Israël. » Encore plus désolant.

    Comment peut-on ignorer ces dirigeants du Hamas qui acceptent de mettre leur propre population en danger pour des gestes qui ne peuvent d'aucune façon aider la cause des Palestiniens ? Certains manifestants allaient même jusqu'à acclamer cette bande d'écervelés inconscients qui jurent de ne pas cesser les lancements de roquettes et qui sont prêts à tout pour quelques instants de lamentable braverie.

    De grâce, ne soyons pas dupes de la démagogie, peu importe son origine. Soyons contre la violence, peu importe ceux qui l'exercent. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 20h16
    Il n'y a plus de billets pour passer des vacances à Gaza. M tremblay suggère Israël
    « J'hésite entre les villages qui reçoivent les roquettes palestiennes ou la bande de Gaza qui reçoit l'aide humanitaire d'Israël.

    M. Tremblay, que me conseillez-vous pour mes vacances?


    Serge Charbonneau
    québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 7 janvier 2009 20h35
    Monsieur Tremblay
    « M. Tremblay nous note qu'Israël « riposte ».
    D'ailleurs, la plupart des médias parlent de « riposte ».

    Israël se défend.
    C'est de la légitime défense.

    M. Tremblay dit :
    « deux villages israéliens qui reçoivent des roquettes palestiniennes sur la tête depuis près de 7 ans.
    ... Maintenant, Israël contre-attaque. Et violemment. Pourquoi? Parce qu'ils sont tannés, parce qu'ils en ont marre, parce qu'ils ont leur voyage, et qu'ils sont les plus forts.»

    Si j'avais plus de temps et de patience, je pourrais dresser à Monsieur Tremblay le tableau du conflit depuis bien au-delà de sept ans.
    Les multiples résolutions de l'ONU.
    Les accords d'Oslo et combien d'autres accords longuement négociés et qui n'ont jamais été respectés par... par qui?

    Ces territoires... qu'on appelle « occupés ». Ces colonies "juives".

    Gaza, ce camp de concentration, cette prison à ciel ouvert...

    Comme dit M. Tremblay : « Comment feriez-vous vos journées quand vous ne sauriez pas quand et où la prochaine bombe vous tombera dessus, pour anéantir tout votre avenir, ou celui des vôtres? »

    Infrastructures détruites, peu d'eau courante, électricité rationnée, carburant rationné, pas d'emploi, frontières fermées...
    Comment feriez-vous pour résister à vos geôliers, Monsieur Tremblay?

    À vos prochaines vacances, allez passer deux semaines à Gaza.
    Peut-être y trouverez-vous un complément à l'information.

    Je crois qu'il vous manque des données importantes sur la réalité du Proche-Orient.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Michel Savard
    Inscrit
    mercredi 7 janvier 2009 23h47
    Coalition de Québec pour la paix ??? Êtes-vous sérieux M. Montmarquette ?
    « Vous êtes vraiment effronté de parler de Coalition de Québec pour la paix ! A cette manifestation, on n'entendra que des slogans haineux et même des appels à la mort des Isréliens comme ce fut le cas il y a 2 semaines ! »

  • Rachad Antonius
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 01h52
    Enfin, une analyse qui romp avec la propagande israélienne
    « J'ai apprécié l'éditorial de Guy Taillefer. Enfin on remet en question non pas la disproportion de la supposée riposte israélienne, mais l'idée même qu'il s'agit d'une riposte !
    Merci.

    R.A. »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    jeudi 8 janvier 2009 09h34
    Qui est le coupable?
    « Mon intervention ne visait pas à culpabiliser qui que ce soit, ni à suggérer des destinations vacances au Proche-Orient! Presque tout le monde l'aura compris. Je n'ai pas parlé de vacances, mais seulement d'aller vivre ce que vivent les gens qui vivent sous le régime de la terreur. J'aurais pu ajouter, pour faire bonne mesure, et je le fais maintenant pour que tout le monde puisse comprendre, d'aller faire un petit séjour dans la bande de Gaza pour voir comment on se sent quand on ne bénéficie même plus des nécessités de la vie, nourriture, médicaments, électricité, essence, etc.

    Le Proche-Orient est un épouvantable merdier, où toutes les actions commises par les uns contre les autres sont toujours des représailles pour des attaques subies auparavant. Israël envahit le Gaza. C'est en représailles contre les roquettes palestiniennes. Les Palestiniens lancent des roquettes; c'est parce qu'il y a un an, Israël a érigé un mur pour isoler les Palestiniens. Ou autre chose, mon historien préféré pourra vous le confirmer. Action, réaction. Ça ne finit plus. C'est un cercle vicieux. Ce n'est pas en donnant d'intempestives leçons d'histoire que cela va régler le problème.

    Le Proche-Orient est un imbroglio total, un sombre merdier qui est devenu presque insoluble, parce que personne n'est prêt à se parler, à négocier. Mais non, on préfère se taper sur la gueule!

    On peut lire ici des forts-en-gueule qui ont une vision simpliste d'une situation fort complexe. Cela donne une chance à l'antisémitisme traditionnel de certains Québécois de montrer le bout de son détestable nez. Et à des historiens improvisés de nous donner des leçons de choses. »

  • Betty Cohen
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 12h57
    Une réponse et une seule...
    « Si Amos Oz lui-même, fondateur du mouvement pour la paix, a approuvé l'opération sur Gaza, c'est qu'il doit y avoir une bonne raison. Amos Oz, n'est pas n'importe qui et il est le premier à critiquer son gouvernement. Et Amos Oz est SUR PLACE. Personne ne peut porter de jugement à moins de connaître toute la situation et j'ai dit toute. Et ce n'est certainement pas nous, qui sommes confortablement installés dans nos salons sans crainte du voisin qui veut notre mort (quel que soit le côté) qui devrions nous permettre de dire quoi que ce soit. »

  • Renaud Longchamps
    Abonné
    vendredi 9 janvier 2009 16h58
    @Betty Cohen
    « Vous avez écrit: «Personne ne peut porter de jugement à moins de connaître toute la situation et j'ai dit toute. Et ce n'est certainement pas nous, qui sommes confortablement installés dans nos salons sans crainte du voisin qui veut notre mort (quel que soit le côté) qui devrions nous permettre de dire quoi que ce soit.»

    Si je suis votre raisonnement, faut-il être fou pour comprendre la folie? »

  • Claude Tremblay
    Abonné
    dimanche 11 janvier 2009 17h44
    @ Renaud Longchamps
    « Non, monsieur Longchamps, pas besoin d'être fou pour comprendre la folie, pas plus qu'il ne faut souffrir d'une maladie pour la comprendre et la soigner. Mais vous n'avez pas compris le raisonnement de madame Cohen. Vous avez une courte vision des choses, monsieur! »

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