Selon un quotidien pro-gouvernemental - Les Afghans s'interrogent sur les objectifs des Américains
Les Afghans pensent que les Américains ont localisé les bases d'al-Qaïda et des talibans au Pakistan, mais ne les attaquent pas pour entretenir l'instabilité en Afghanistan et justifier ainsi leur présence dans le pays, motivée par des considérations stratégiques régionales, affirmait hier le quotidien afghan Anis, contrôlé par le gouvernement.
Si cette thèse est partagée depuis un certain temps déjà par de nombreux Afghans, c'est la première fois qu'elle est relayée par un organe de presse dépendant des autorités de Kaboul, illustrant ainsi une possible dégradation entre le gouvernement d'Hamid Karzaï et ses soutiens américains.
Alors que plus de
70 000 soldats étrangers sont déployés dans le pays, de plus en plus d'Afghans jugent que les États-Unis et leurs alliés ont volontairement choisi de ne pas agir contre les talibans et al-Qaïda afin d'avoir une raison de rester dans cette région hautement stratégique.
«Le peuple afghan doute depuis longtemps des belles déclarations des étrangers sur la lutte contre al-Qaïda et le terrorisme, notamment celles des Britanniques et des Américains, et leur confiance s'est évanouie», affirme Anis. «Personne ne peut croire que la paix et la stabilité seront rétablies en Afghanistan tant que les camps d'entraînement des talibans [au Pakistan] existeront.»
Par ailleurs, au lendemain de la mort de 120 soldats français dans une embuscade à Saroubi, des soldats blessés évoquaient hier dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.
En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée «pour améliorer les procédures, la façon de travailler».
«On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait, avec 45 pays, de défendre la liberté et la sécurité du monde», a déclaré pour sa part le premier ministre, François Fillon.
Selon des témoignages anonymes recueillis hier par Le Monde, le nombre des victimes lors du guet-apens de lundi et mardi s'expliquerait par «la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination.»
L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied «est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort», raconte un soldat. «Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas», ajoute-t-il.
Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'OTAN visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et «touché des soldats français».
En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités tchadiennes qui agissaient comme appui au sein du convoi.
Pour Le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis, mais «au fil des affrontements.»
Dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, on confirme qu'il y aura des éclaircissements sur les événements dans le cadre de la procédure menée systématiquement après un tel événement.
L'OTAN a par ailleurs annoncé une enquête sur les informations selon lesquelles les soldats français tués en Afghanistan auraient été touchés par des «tirs amis».
L'OTAN examinera ces informations de presse, a indiqué hier un de ses hauts responsables. «Nous sommes au courant des informations dans les médias et nous devons les examiner», a déclaré ce responsable, assurant n'avoir pour l'instant «rien de substantiel pour confirmer ou démentir cette information».
Il a toutefois précisé que, dans un premier temps, les investigations pour établir le déroulement des faits seraient probablement faites par les autorités françaises.
Si cette thèse est partagée depuis un certain temps déjà par de nombreux Afghans, c'est la première fois qu'elle est relayée par un organe de presse dépendant des autorités de Kaboul, illustrant ainsi une possible dégradation entre le gouvernement d'Hamid Karzaï et ses soutiens américains.
Alors que plus de
70 000 soldats étrangers sont déployés dans le pays, de plus en plus d'Afghans jugent que les États-Unis et leurs alliés ont volontairement choisi de ne pas agir contre les talibans et al-Qaïda afin d'avoir une raison de rester dans cette région hautement stratégique.
«Le peuple afghan doute depuis longtemps des belles déclarations des étrangers sur la lutte contre al-Qaïda et le terrorisme, notamment celles des Britanniques et des Américains, et leur confiance s'est évanouie», affirme Anis. «Personne ne peut croire que la paix et la stabilité seront rétablies en Afghanistan tant que les camps d'entraînement des talibans [au Pakistan] existeront.»
Par ailleurs, au lendemain de la mort de 120 soldats français dans une embuscade à Saroubi, des soldats blessés évoquaient hier dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.
En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée «pour améliorer les procédures, la façon de travailler».
«On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait, avec 45 pays, de défendre la liberté et la sécurité du monde», a déclaré pour sa part le premier ministre, François Fillon.
Selon des témoignages anonymes recueillis hier par Le Monde, le nombre des victimes lors du guet-apens de lundi et mardi s'expliquerait par «la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination.»
L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied «est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort», raconte un soldat. «Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas», ajoute-t-il.
Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'OTAN visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et «touché des soldats français».
En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités tchadiennes qui agissaient comme appui au sein du convoi.
Pour Le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis, mais «au fil des affrontements.»
Dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, on confirme qu'il y aura des éclaircissements sur les événements dans le cadre de la procédure menée systématiquement après un tel événement.
L'OTAN a par ailleurs annoncé une enquête sur les informations selon lesquelles les soldats français tués en Afghanistan auraient été touchés par des «tirs amis».
L'OTAN examinera ces informations de presse, a indiqué hier un de ses hauts responsables. «Nous sommes au courant des informations dans les médias et nous devons les examiner», a déclaré ce responsable, assurant n'avoir pour l'instant «rien de substantiel pour confirmer ou démentir cette information».
Il a toutefois précisé que, dans un premier temps, les investigations pour établir le déroulement des faits seraient probablement faites par les autorités françaises.
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