Les droits fondamentaux se dégradent à Gaza et en Cisjordanie
Ramallah — La situation sur le plan des droits de la personne s'est détériorée à la fois dans la bande de Gaza et en Cisjordanie depuis que les islamistes du Hamas ont évincé le Fatah de Gaza en juin 2007, selon le rapport annuel d'un groupement palestinien publié hier.
D'après la Commission indépendante palestinienne pour les droits des citoyens (CIPDC), les atteintes aux droits de la personne ont augmenté dans les deux territoires depuis que le Hamas a supplanté le Fatah du président Mahmoud Abbas à Gaza.
«Notre rapport constate malheureusement que ce qui s'est passé à Gaza, avec les violents affrontements survenus entre le Fatah et le Hamas, a entraîné des violations graves des droits de l'homme», a déclaré Mamdouh al-Aker, président de la CIPDC.
«La situation concernant les droits de l'homme régresse à Gaza et en Cisjordanie», a-t-il dit à Reuters.
Abbas a dissous un gouvernement dominé par le Hamas après la chute de Gaza aux mains de ce mouvement et mis en place une administration soutenue par les pays occidentaux en Cisjordanie. Cette initiative lui a valu un allègement des sanctions commerciales visant le cabinet que dirigeaient les islamistes. Depuis, Israël a resserré son blocus de la bande de Gaza.
La CIPDC, qui dispose de bureaux dans les deux territoires, accuse le Fatah et le Hamas de s'être appuyés sur la loi «pour justifier des pratiques et des politiques auxquelles recourt chaque partie pour provoquer l'autre».
Des militants des droits de la personne ont fait état d'abus commis par les deux mouvements, en particulier des tortures et des brutalités ayant entraîné la mort en cours de détention.
Lors d'une conférence de presse à Ramallah, un responsable de la CIPDC, Mouine Barghouti, a noté que 412 Palestiniens avaient été tués par l'armée israélienne en 2007 mais que 585 autres avaient trouvé la mort la même année au cours d'affrontements interpalestiniens, pour la plupart à Gaza.
«En juin de l'an dernier, 190 personnes, parmi lesquelles des civils et des enfants, ont été tuées à Gaza et aucun dossier d'enquête n'a été ouvert sur ces crimes», a dit Barghouti.
Abdelrazak al-Yahya, ministre de l'Intérieur du gouvernement d'Abbas, a assuré à Reuters que la situation au regard des droits de la personne s'était améliorée en Cisjordanie durant l'année écoulée.
«Les atteintes aux droits de l'homme ne sont pas équivalentes en Cisjordanie et à Gaza. Des violations se sont produites ici, mais nous avons donné des instructions écrites et très strictes aux forces de sécurité pour qu'elles ne recourent pas à la force», a-t-il dit.
Aker a indiqué que des représentants de son groupe avaient rencontré Abbas lundi et lui avaient demandé d'interdire la torture dans les territoires palestiniens. Il a dit qu'Abbas et le Hamas progressaient vers un rétablissement de l'ordre public.
«Mais nous lui avons dit que nous observions une tendance à la militarisation dans les deux régions, comme si un état d'anarchie s'était mué en une sorte d'État sécuritaire, un État policier. Nous ne voulons pas que notre futur État soit un État policier», a ajouté Aker.
Selon Éhab al-Ghsain, porte-parole du ministère de l'Intérieur contrôlé par le Hamas à Gaza, des cas isolés d'atteintes aux droits de la personne ont été constatés après la prise de contrôle du territoire côtier, mais la situation d'ensemble se serait améliorée dans l'enclave depuis juin.
Le directeur adjoint du Centre palestinien pour les droits de l'homme, Djaber Wachah, a fait état de restrictions à la liberté d'expression et de manifestations à Gaza comme en Cisjordanie.
D'après la Commission indépendante palestinienne pour les droits des citoyens (CIPDC), les atteintes aux droits de la personne ont augmenté dans les deux territoires depuis que le Hamas a supplanté le Fatah du président Mahmoud Abbas à Gaza.
«Notre rapport constate malheureusement que ce qui s'est passé à Gaza, avec les violents affrontements survenus entre le Fatah et le Hamas, a entraîné des violations graves des droits de l'homme», a déclaré Mamdouh al-Aker, président de la CIPDC.
«La situation concernant les droits de l'homme régresse à Gaza et en Cisjordanie», a-t-il dit à Reuters.
Abbas a dissous un gouvernement dominé par le Hamas après la chute de Gaza aux mains de ce mouvement et mis en place une administration soutenue par les pays occidentaux en Cisjordanie. Cette initiative lui a valu un allègement des sanctions commerciales visant le cabinet que dirigeaient les islamistes. Depuis, Israël a resserré son blocus de la bande de Gaza.
La CIPDC, qui dispose de bureaux dans les deux territoires, accuse le Fatah et le Hamas de s'être appuyés sur la loi «pour justifier des pratiques et des politiques auxquelles recourt chaque partie pour provoquer l'autre».
Des militants des droits de la personne ont fait état d'abus commis par les deux mouvements, en particulier des tortures et des brutalités ayant entraîné la mort en cours de détention.
Lors d'une conférence de presse à Ramallah, un responsable de la CIPDC, Mouine Barghouti, a noté que 412 Palestiniens avaient été tués par l'armée israélienne en 2007 mais que 585 autres avaient trouvé la mort la même année au cours d'affrontements interpalestiniens, pour la plupart à Gaza.
«En juin de l'an dernier, 190 personnes, parmi lesquelles des civils et des enfants, ont été tuées à Gaza et aucun dossier d'enquête n'a été ouvert sur ces crimes», a dit Barghouti.
Abdelrazak al-Yahya, ministre de l'Intérieur du gouvernement d'Abbas, a assuré à Reuters que la situation au regard des droits de la personne s'était améliorée en Cisjordanie durant l'année écoulée.
«Les atteintes aux droits de l'homme ne sont pas équivalentes en Cisjordanie et à Gaza. Des violations se sont produites ici, mais nous avons donné des instructions écrites et très strictes aux forces de sécurité pour qu'elles ne recourent pas à la force», a-t-il dit.
Aker a indiqué que des représentants de son groupe avaient rencontré Abbas lundi et lui avaient demandé d'interdire la torture dans les territoires palestiniens. Il a dit qu'Abbas et le Hamas progressaient vers un rétablissement de l'ordre public.
«Mais nous lui avons dit que nous observions une tendance à la militarisation dans les deux régions, comme si un état d'anarchie s'était mué en une sorte d'État sécuritaire, un État policier. Nous ne voulons pas que notre futur État soit un État policier», a ajouté Aker.
Selon Éhab al-Ghsain, porte-parole du ministère de l'Intérieur contrôlé par le Hamas à Gaza, des cas isolés d'atteintes aux droits de la personne ont été constatés après la prise de contrôle du territoire côtier, mais la situation d'ensemble se serait améliorée dans l'enclave depuis juin.
Le directeur adjoint du Centre palestinien pour les droits de l'homme, Djaber Wachah, a fait état de restrictions à la liberté d'expression et de manifestations à Gaza comme en Cisjordanie.
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