Deux jours après la levée du couvre-feu total - Au moins 65 morts dans un attentat près d'une mosquée chiite de Bagdad
20 juin 2007
Proche-Orient
Photo : Agence France-Presse
Des Irakiens sur les lieux de l’explosion hier à Bagdad.
Bagdad — Au moins 65 personnes ont été tuées et 190 blessées hier par l'explosion d'un camion piégé près d'une mosquée chiite du centre de Bagdad, dans l'attentat le plus meurtrier depuis deux mois dans la capitale irakienne.
Cette attaque est survenue au moment où près de 10 000 soldats américains et irakiens lançaient une opération de grande envergure contre le réseau terroriste al-Qaïda dans la province de Diyala, au nord de Bagdad, où des milliers de personnes ont été tuées en un an dans des attaques rebelles.
Un camion piégé a explosé en début d'après-midi dans un parking attenant à la mosquée Al-Khallani, dans le quartier de Sinak, deux jours après la levée du couvre-feu total imposé à Bagdad, selon les services de sécurité.
La mosquée, dont plusieurs murs se sont effondrés, a été fortement endommagée, de même que plusieurs bâtiments de ce quartier commerçant.
L'attentat s'est produit dans un quartier voisin de celui où, le 18 avril, l'explosion d'une voiture piégée avait fait au moins 140 morts dans un marché.
Le premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite, a imputé l'attentat aux takfiri, les extrémistes sunnites, les accusant de vouloir créer des luttes confessionnelles.
Un premier attentat contre le mausolée de Samarra, lieu saint vénéré par les chiites, le 22 février 2006, avait constitué le point de départ d'une flambée meurtrière de violences confessionnelles.
Les autorités irakiennes, soucieuses d'éviter une répétition de tels accès de violence, avaient imposé un couvre-feu total à Samarra, lequel a ensuite été allégé, et un autre à Bagdad, qui a été levé dimanche.
Depuis quelque temps, la situation était relativement calme à Bagdad, avec la mise en oeuvre d'un plan de sécurisation lancé en février et qui mobilise environ 85 000 soldats américains et irakiens.
Des mosquées sunnites du sud ont cependant été la cible d'attaques, apparemment en représailles à l'attentat de Samarra.
Dans la province de Diyala, la plus grande offensive militaire a débuté avant l'aube pour se concentrer sur Baaqouba, un bastion de la branche irakienne d'al-Qaïda, a affirmé l'armée américaine.
«Quelque 10 000 soldats, avec le soutien d'hélicoptères de combat et de blindés», participent à cette opération visant à «éliminer les terroristes d'al-Qaïda en Irak à Baaqouba et dans sa proche région», a ajouté l'armée.
Le colonel irakien Nagib al-Salahi a affirmé que l'armée irakienne avait abattu 11 terroristes et en avait arrêté 12 autres. «Nous avons confisqué de nombreuses armes, y compris des sabres utilisés pour couper des têtes», a déclaré le militaire.
Diyala, un Irak en miniature où vivent des sunnites, des chiites et des Kurdes, est le théâtre de violences interconfessionnelles quotidiennes. La branche irakienne d'al-Qaïda y est bien implantée et les pertes infligées en particulier aux soldats américains y ont augmenté depuis quelques mois.
Parallèlement, des affrontements entre les forces irakiennes et l'armée du Mahdi du chef radical chiite Moqtada Sadr se sont poursuivis la nuit précédente dans le sud, faisant 30 morts et 90 blessés.
Cette attaque est survenue au moment où près de 10 000 soldats américains et irakiens lançaient une opération de grande envergure contre le réseau terroriste al-Qaïda dans la province de Diyala, au nord de Bagdad, où des milliers de personnes ont été tuées en un an dans des attaques rebelles.
Un camion piégé a explosé en début d'après-midi dans un parking attenant à la mosquée Al-Khallani, dans le quartier de Sinak, deux jours après la levée du couvre-feu total imposé à Bagdad, selon les services de sécurité.
La mosquée, dont plusieurs murs se sont effondrés, a été fortement endommagée, de même que plusieurs bâtiments de ce quartier commerçant.
L'attentat s'est produit dans un quartier voisin de celui où, le 18 avril, l'explosion d'une voiture piégée avait fait au moins 140 morts dans un marché.
Le premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite, a imputé l'attentat aux takfiri, les extrémistes sunnites, les accusant de vouloir créer des luttes confessionnelles.
Un premier attentat contre le mausolée de Samarra, lieu saint vénéré par les chiites, le 22 février 2006, avait constitué le point de départ d'une flambée meurtrière de violences confessionnelles.
Les autorités irakiennes, soucieuses d'éviter une répétition de tels accès de violence, avaient imposé un couvre-feu total à Samarra, lequel a ensuite été allégé, et un autre à Bagdad, qui a été levé dimanche.
Depuis quelque temps, la situation était relativement calme à Bagdad, avec la mise en oeuvre d'un plan de sécurisation lancé en février et qui mobilise environ 85 000 soldats américains et irakiens.
Des mosquées sunnites du sud ont cependant été la cible d'attaques, apparemment en représailles à l'attentat de Samarra.
Dans la province de Diyala, la plus grande offensive militaire a débuté avant l'aube pour se concentrer sur Baaqouba, un bastion de la branche irakienne d'al-Qaïda, a affirmé l'armée américaine.
«Quelque 10 000 soldats, avec le soutien d'hélicoptères de combat et de blindés», participent à cette opération visant à «éliminer les terroristes d'al-Qaïda en Irak à Baaqouba et dans sa proche région», a ajouté l'armée.
Le colonel irakien Nagib al-Salahi a affirmé que l'armée irakienne avait abattu 11 terroristes et en avait arrêté 12 autres. «Nous avons confisqué de nombreuses armes, y compris des sabres utilisés pour couper des têtes», a déclaré le militaire.
Diyala, un Irak en miniature où vivent des sunnites, des chiites et des Kurdes, est le théâtre de violences interconfessionnelles quotidiennes. La branche irakienne d'al-Qaïda y est bien implantée et les pertes infligées en particulier aux soldats américains y ont augmenté depuis quelques mois.
Parallèlement, des affrontements entre les forces irakiennes et l'armée du Mahdi du chef radical chiite Moqtada Sadr se sont poursuivis la nuit précédente dans le sud, faisant 30 morts et 90 blessés.
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