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Intense ballet diplomatique au Proche-Orient

26 mars 2007  Proche-Orient
Ban Ki-moon a dénoncé hier le projet de barrière de sécurité qu’Israël construit dans les territoires occupés, qualifiant celui-ci de source de souffrances pour de nombreux Palestiniens.
Photo : Agence Reuters
Ban Ki-moon a dénoncé hier le projet de barrière de sécurité qu’Israël construit dans les territoires occupés, qualifiant celui-ci de source de souffrances pour de nombreux Palestiniens.
Ramallah, Cisjordanie — Le conflit israélo-palestinien au coeur d'une intense activité diplomatique: à quelques jours d'un sommet de la Ligue arabe destiné à relancer une offre de paix globale avec l'État hébreu, la chef de la diplomatie américaine et le patron de l'ONU se sont succédé hier chez Mahmoud Abbas, en prenant soin d'éviter tout contact avec les ministres du Hamas, avant de se rendre à Jérusalem pour y rencontrer à tour de rôle Ehoud Olmert.

Pour sa première rencontre avec le président de l'Autorité palestinienne depuis la formation d'un gouvernement palestinien de coalition, la secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a refusé tout contact avec les membres du nouveau cabinet, qu'ils appartiennent au Hamas ou au Fatah.

En revanche, lors de sa conférence de presse commune avec M. Abbas à Ramallah, siège de la présidence palestinienne, Mme Rice a semblé prendre quelque distance avec l'allié israélien en proposant aux deux parties de se fixer un «programme commun» en vue de la création à terme d'un État palestinien. Or, l'État hébreu a exclu, pour le moment, toute négociation de paix, même avec Mahmoud Abbas, en raison de la décision du Fatah de s'allier au Hamas au sein d'un gouvernement de coalition.

«Il est extrêmement important de se fixer un programme commun afin d'aller de l'avant vers l'établissement» d'un État palestinien, a-t-elle déclaré. «Je pense qu'il pourrait nous être utile à tous d'avoir une destination en tête.» Tout en jugeant préférable «cette fois» la tenue de discussions «parallèles», la patronne de la diplomatie américaine a exprimé l'espoir qu'Israéliens et Palestiniens puissent discuter «eux-mêmes» à l'avenir de l'«horizon politique».

Hier, Mme Rice avait été précédée à Ramallah par Ban Ki-moon, qui effectue sa première tournée au Proche-Orient depuis son arrivée à la tête des Nations unies en décembre. Comme la responsable américaine, le patron de l'ONU a refusé de rencontrer des ministres du Hamas. Tout en saluant la formation du nouveau gouvernement de coalition, M. Ban a expliqué que «l'atmosphère n'était pas totalement mûre» pour rompre l'isolement du mouvement radical palestinien.

Au grand soulagement d'Israël, qui craint un relâchement de la pression internationale sur le Hamas depuis son alliance avec les modérés du Fatah. «Nous sommes heureux de voir que des dirigeants mondiaux et des personnalités de premier plan comme le secrétaire général continuent à s'en tenir aux principes du Quartette», s'est félicitée une porte-parole du gouvernement israélien, Miri Eisin.

Le Quartette (États-Unis, Union européenne, ONU et Russie) a fixé trois conditions à la fin de l'isolement du Hamas: qu'il renonce à la violence, qu'il reconnaisse l'État d'Israël et qu'il respecte les précédents accords de paix.

Mme Rice devait s'entretenir avec M. Ban avant de se rendre hier soir à Jérusalem pour un dîner de travail avec M. Olmert. . Aucune information n'a filtré de ces entretiens. Quant au patron de l'ONU, il doit avoir aujourd'hui un tête-à-tête avec le premier ministre israélien.






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