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Les renforts américains arrivent

N/A ZZZN/A   16 janvier 2007  Proche-Orient
Bagdad — Les premiers renforts américains qui doivent prendre part à une nouvelle et vaste opération de sécurisation de Bagdad sont arrivés dans la capitale irakienne, a annoncé hier le général Casey, commandant du corps expéditionnaire de l'US Army.

Cette nouvelle offensive conjointe, présentée comme «la dernière chance» du gouvernement de coalition dirigé par le chiite Nouri al Maliki, pourrait débuter dès la semaine prochaine et se poursuivre pendant six mois, a-t-on précisé de sources proches de l'exécutif irakien. «Les premiers éléments du premier groupe sont là», a déclaré le général Casey lors d'une conférence de presse. L'officier, qui s'est refusé à détailler les effectifs, a jugé néanmoins trop élevées les estimations faisant état de l'arrivée de 4000 hommes sur les 17 500 attendus.

Casey a en outre invité les Irakiens à ne pas s'attendre à une amélioration à court terme. «Cela ne se produira pas en une nuit», a-t-il souligné, parlant d'une évolution graduelle qui s'étalera selon lui sur deux ou trois mois et dont les premiers résultats sont attendus à l'été ou à l'automne.

«L'élément-clé de ce plan est le temps. Les troupes prendront leur temps, tout le temps nécessaire pour nettoyer la zone. Le plan s'étalera au moins sur six mois», avait indiqué dimanche soir un responsable politique irakien ayant requis l'anonymat.

Un première opération d'envergure menée pour pacifier Bagdad a échoué l'été dernier faute d'effectifs suffisants côté irakien, dit-on à Washington. L'armée américaine reproche en outre au gouvernement irakien de s'être opposé au démantèlement des milices chiites.

De sources politiques, on évoque d'ultimes mises au point logistiques, tels que l'acheminement de nouveaux renforts, et la recherche d'un consensus politique aussi large que possible, notamment auprès de l'imam chiite radical Moktada Sadr, qui aurait donné son feu vert.

Outre les milices chiites, l'armée américaine s'attaquera aux réseaux iraniens et syriens qui alimentent la guérilla, a affirmé hier Zalmay Khalilzad, ambassadeur des États-Unis en Irak.






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