Analyse - Irak: une grande occasion perdue
3 janvier 2007
Proche-Orient
Saddam Hussein ne sera finalement jamais condamné pour l'extermination de deux cent mille Kurdes pendant l'opération Al-Anfal en 1988, où furent utilisées des armes chimiques contre la population civile. Il n'y aura non plus jamais de procès de l'ancien dictateur irakien pour les massacres de centaines de milliers de chiites dans l'écrasement de la révolte de 1991 après la première guerre du Golfe. Le jugement de l'ex-homme fort de Bagdad aurait dû être un des actes fondateurs du «nouvel Irak démocratique» et du «rule of law» (État de droit) que l'administration américaine affirmait vouloir instaurer en renversant le régime baasiste.
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